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Actes 1 — Une mise en route (culte complet)

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J’aime l’Eternel

J’aime l’Éternel, car Il entend ma voix
Il a penché son oreille vers moi ;
Je l’invoquerai toute ma vie.
J’aime l’Éternel, j’aime l’Éternel.

Il a délivré mon âme de la mort,
Mes yeux des larmes,
Mes pieds de la chute.
L’Éternel est miséricordieux et juste,
Il est plein de compassion.

J’aime l’Éternel, car Il entend ma voix ;
Il a penché son oreille vers moi ;
Je l’invoquerai toute ma vie.
J’aime l’Éternel, j’aime l’Éternel.
J’aime l’Éternel, j’aime l’Éternel.
J’aime l’Éternel, j’aime l’Éternel.

Yahwé

1. L’Eternel est mon berger,
De rien, je ne manquerai.
O mon âme, chante, mon âme.
Pas à pas, il me conduit,
Au bord des eaux calmes, je le suis.
O mon âme, chante mon âme.

Refrain:
Oui, toujours le bonheur et la grâce
M’accompagneront devant sa face.
Dans sa présence, tellement de joie, tellement de joie !
Et, tant qu’il se trouve auprès de moi,
Aucun mal, mon âme, tu ne craindras,
Et dans son temple je reviendrai, je reviendrai.

2. Et, si je traverse encore
La vallée de l’ombre de la mort,
O mon âme, chante, mon âme.
Puisqu’il m’aime le premier,
Non, rien ne pourra me séparer
De son amour, de son amour. (Refrain)

Yahwé, Yahwé, tu fais briller
sur moi ton soleil.
Yahwé, Yahwé, ta lumière
chasse au loin les ténèbres.
Yahwé, Yahwé, ta Parole
éclaire mon sentier.
Yahwé, Yahwé, Yahwé.

Actes 1 : une mise en route…

Actes 1 :1-8

Réinventer ou inventer l’église

En ces temps de confinement-déconfinement, nous avons tous été obligés de réinventer notre vie. Les églises n’ont pas échappé à la règle. Elles ont dû faire preuve d’imagination et se réinventer quelque peu. Mais ce n’est pas la première fois que l’église se réinvente. Plusieurs fois au cours des siècles, l’église a dû repenser son fonctionnement et sa présence au monde. On peut penser à la Réforme par exemple. Mais on peut penser également aux tout premiers jours de l’histoire de l’église. A cette époque, l’église naissante n’a pas dû se réinventer mais carrément s’inventer ! Si je vous parle des débuts de l’église, c’est parce que je vous propose pour ces prochains dimanches une série de prédications sur le livre des Actes des Apôtres qui nous parle des tout débuts de l’église, de l’invention de l’église en quelque sorte. Il y aura l’Ascension, la Pentecôte, les premiers défis de l’église, etc. Cette série nous permettra, chemin faisant, de faire des parallèles, de tirer des leçons non seulement pour notre vie d’église mais pour notre vie de foi tout simplement.

Je vous propose de voir ce début de l’église comme un film avec le clap du début

et le fameux « silence on tourne ! »  Le clapman fait claquer le clap et tout le monde sur le plateau se tait sauf les acteurs puisqu’ils sont censés débuter la scène. 

Le livre des Actes 1 scène 1.

Les acteurs du film

Dans un film, il y a toujours des acteurs. Le mot « Actes », fait d’ailleurs penser à actions, activité. Qui sont les acteurs dans le livre de Actes?  Le titre donné au livre porte « Actes des Apôtres », ou plutôt Actes d’Apôtres sans qu’ils soient définis, les apôtres, littéralement : les envoyés. Il y a effectivement les 12 disciples (avec Pierre, Jacques et Jean les plus connus et peut-être les plus… actifs) mais aussi les autres : Paul par exemple. Ce sont donc les acteurs principaux du livre des Actes.

Mais il y a un autre acteur qui apparait très souvent dans le livre, au moins 57 fois, le Saint Esprit omniprésent et très actif dans le livres des Actes, d’ailleurs il est là dès le verset 4, rien ne se fera sans lui dans le livre des Actes. On aura l’occasion d’en parler.

Et puis aussi les églises qui jouent leur rôle dans cette histoire, celle de Jérusalem, d’Antioche, celle d’éphèse. Des église qui n’ont pas encore de bâtiments, mais qui ont des gens, des êtres de chair et de sang comme nous, avec leurs forces et leurs faiblesses comme nous, avec leurs convictions et leurs ambiguïtés comme nous. Qui ne font pas de la figuration qui sont en plein dans le film.

Enfin voilà les rôles principaux, dans l’ordre d’apparition, Apôtres, Saint-Esprit, les église et ses hommes et ses femmes qui sont acteurs par le Saint Esprit de la vie de l’église et de leur propre vie de foi. Acteur et non pas spectateur ni même figurant. Non, vraiment acteur ! Le sommes-nous également ?

L’auteur et réalisateur 

On dira un mot sur le réalisateur qui est aussi l’auteur : il s’agit de Luc celui-là même qui a écrit le troisième évangile. Les deux livres se font suite, on parle même de fondu enchainé entre le dernier chapitre de l’évangile de Luc et le premier du livre des Actes. Pour dire que c’est la même histoire qui continue, l’histoire de Jésus le ressuscité qui se prolonge dans les actes… des uns et des autres. 

Ce qui est intéressant avec Luc, c’est qu’il n’est pas un disciple direct de Jésus, il n’est pas non plus un pêcheur juif galiléen comme au moins 4 des disciples de Jésus. Il n’est donc pas celui qui est tombé dans la marmite quand il était petit. Non, c’était un médecin grec, qui écrit d’ailleurs très bien le grec commun, il a eu, nous dit-on, une « bonne éducation académique », il a été formé à la rhétorique.  Mais ce qui est particulier c’est qu’il soit surtout un gars de l’extérieur. C’est un « outsider  «  ! Et on les aime les outsiders dans l’église de Jésus-Christ.

On sent malgré tout qu’il a une certaine connaissance de la foi juive, il connait bien la Septante (la version grecque de l’Ancien Testament). On peut penser qu’avant de devenir chrétien, il était attiré par le judaïsme tellement différent du paganisme ambiant. Un intérêt donc pour la religion juive et puis pour un charpentier juif de Nazareth qui revisite le judaïsme et qui l’accomplit pleinement. Luc était chrétien quand il réalise le film des Actes.

Et puis Luc va faire le travail d’un historien. C’est d’ailleurs le premier point que l’on peut relever dans le scénario de Luc. C’est son insistance sur le côté historique des événements liés à Jésus.

Le scénario du film

1. L’insistance sur le fait historique

Dès le verset 3, Luc précise bien que Jésus s’est présenté vivant à ses disciples « il s’est fait voir » et qu’il leur donne « des preuves nombreuses de sa résurrection » C’est bien lui, il est vivant, dans un corps personnel. Et quand Luc parle de preuve, il utilise un mot grec significatif qui désigne depuis Aristote une preuve contraignante. Un auteur classique écrit « Là où l’indice est irréfutable, il n’y pas non plus de contestation ». Et le réalisateur du livre des Actes veut montrer que la résurrection de Jésus est incontestable puisqu’il y a des preuves contraignantes. Et c’est important parce que toute l’histoire part de cet évènement historique.

Et tout le livre des Actes s’appuie sur des recherches historiques approfondies, Il vérifie ses informations comme ne le font pas toujours les réseaux sociaux. Il appelle les responsables politiques de la ville de Philippes des « stratèges » et ceux de Thessalonique des « politarques » parce que c’est comme cela qu’il faut les appeler. On peut vérifier. Il y a chez Luc un souci d’exactitude assez incroyable…

Alors que faire de ce travail d’historien chrétien ? Et bien je crois que nous pouvons parler de confiance, confiance au récit qu’il nous fait.  Alors bien sûr il veut nous amener quelque part, il a une intention comme tous les auteurs, mais en même temps il ne cherche pas à nous tromper, à fabriquer du mythe miteux pour nous faire gober une histoire à dormir debout. Luc est un type de l’extérieur, médecin, historien sérieux, on peut lui faire confiance pour l’histoire qu’il nous raconte. Et j’ajoute que confiance et foi sont deux mots très proches. Si on peut faire confiance, on peut aussi aussi avoir foi ou avoir la foi.

Lors du parcours Alpha, j’aime beaucoup cette illustration pour parler de la foi :  s’appuyer  de tout son poids sur quelque chose ou quelqu’un de solide. Comme on s’appuie sur le dossier de sa chaise…

Une question pour terminer ce paragraphe : où en est votre foi ? toujours en débat, toujours en doute ? Je me disais que justement dans les périodes de doutes ou de combats, il était utile de se souvenir que cette histoire de Jésus, cette histoire de bonne nouvelle de Dieu qui nous aime et qui le montre en Jésus Christ  était pour des types comme Luc de l’information vérifiée. Je crois que dans les périodes de sécheresse ou d’épreuve comme nous traversons actuellement, il faut pouvoir se souvenir du fondement historique de la foi parce que c’est cela qui nous tient debout et qui nous permet de persévérer. Je suis chrétien non pas parce qu’être chrétien me fait me sentir bien, non pas parce que ça me rapporte quelque chose mais tout simplement parce que c’est vrai !

Et parce que c’est vrai, Jésus va appeler ces disciples qui n’ont pas encore fait grand-chose depuis la résurrection, il va les appeler à devenir des témoins de cette vérité et de l’être à travers le monde avec cette phrase bien connue « Vous serez mes témoins à Jérusalem et Judée en Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre… »

Le scénario du film

2. L’ouverture sur le monde

Et c’est le deuxième grand point du scénario du film des Actes: l’ouverture au monde.

Au verset 6, les disciples encore spectateurs posent une question assez fermée « Seigneur, est-ce à ce moment-là que tu rendras le royaume à Israël ? » Une question très centrée sur leur petit monde et la politique intérieure, mais Jésus va répondre en ouvrant sur le monde entier : « Vous serez mes témoins jusqu’au bout du monde. »

Le passage du tu au vous !

Il est également très intéressant de noter que si la question des disciples portait sur le « tu » « toi Jésus quand est-ce que tu vas rétablir le royaume ? » Jésus va répondre par le vous « mais le Saint-Esprit descendra sur vous : vous recevrez sa puissance et vous serez mes témoins »

Les acteurs du film ce sera vous, ce sera toi ! Mais ce sera vous dans la mesure où vous recevrez cette puissance qui vous dépasse et qui s’appelle le Saint Esprit. On en a parlé de ce rôle principal de l’Esprit dans le livre des Actes. C’est lui qui va donner le souffle à ce film, qui va lancer une dynamique, qui va donner l’inspiration à tous les acteurs et même de la puissance. L’Esprit va jouer son rôle pour que nous puissions jouer le nôtre ! Cette histoire qui s’ouvre dans ce livre des Actes, c’est l’histoire de témoins bien fragiles et bien faibles, certes, mais qui vont être pris par cet Esprit Saint, qui est l’esprit de Jésus. Et qui vont faire des choses incroyables au niveau du témoignage rendu à Jésus. Dieu par son esprit nous fait missionnaires, témoins, ambassadeurs. Une question à la fin de ce paragraphe: Allons nous compter sur son Esprit pour devenir véritablement ce témoin que Jésus nous appelle à être?

Le champ d’action élargi

Et puis Jésus leur parle du terrain d’action. Ce champ d’action ce n’est pas seulement Jérusalem le centre du monde à l’époque (et pour les juifs) mais le monde entier, « jusqu’au bout du monde » dit Jésus. En disant cela, Jésus élargit fameusement l’horizon de ses disciples. On a beaucoup entendu déjà au sujet de ces cercles concentriques qui vont du plus proche au plus éloigné, mais il faudrait plutôt parler de cercles excentriques. On ne va pas vers le centre, vers l’intérieur, mais bien vers l’extérieur. Il y a là un appel à voir large, appel au large, un appel à l’ouverture. On n’a pas le temps de passer en revue les différents cercles et trouver des applications, mais on doit retenir que ce début du livre des Actes est une mise en route. Parce que Jésus est ressuscité, parce qu’il est mort et ressuscité, Jésus nous met debout d’abord sur le socle de son amour et de son pardon, bien solidement ancrés dans l’espérance de la résurrection puis il nous met en route pour être ses témoins jusqu’au bout du monde.

Prendre le risque… d’être un témoin

J’ai lu il y a deux ans dans Télérama une enquête sur les 16-25 ans. C’était bien avant l’épidémie. J’y ai vu cette phrase qui m’a sauté aux yeux. Selon l’enquête, il apparaissait que nous les parents quadragénaires ou quinquagénaires, nous leur avons donné d’une manière ou d’une autre le message suivant : « Faites ce que vous voulez (dans la vie), mais ne prenez pas de risques. »

Je ne me souviens pas avoir dit textuellement cette phrase à mes enfants, mais je pense quand même que c’est bien le genre de message que nous parents avons transmis à nos enfants sans nous en rendre compte. Certes l’intention est bonne, on veut les protéger mais en même temps, on transmet une sorte de peur du monde qui n’aide pas à s’ouvrir sur le monde et prendre des initiatives. A méditer donc…

Mais notre Père nous donne un autre message, il nous dit : « Faites ma volonté parce qu’elle est bonne et parfaite et puis prenez des risques pour moi, mettez-vous en route pour et avec moi par le Saint Esprit, prenez des risques, allez au bout du monde (même jusqu’à Vierzon s’il le faut), car là où vous serez, j’y serai aussi, je serai avec vous et vous ne le regretterez pas. »

Se mettre en route

Nous n’avons pas encore les moyens de faire plus de 100 km de notre foyer, mais je crois que nous avons besoin d’être déconfinés d’abord dans notre tête. Il nous faut laisser l’Esprit de Christ nous parler et élargir notre horizon, pour que nous puissions poser des actes non pas des apôtres mais les actes d’un témoin, c’est-à-dire qui rend témoignage de Jésus Christ, le chemin, la vérité et la vie. Celui qui est mort et qui est vraiment ressuscité. Beau programme, très ouvert, et surtout ouvert à tous !

Amen

Règne en moi

1. Libres de nos chaînes,
Nous marchons vers toi.
Ta main souveraine affermit nos pas.
Armée de lumière couronnée d’éclat,
Soyons sur la terre messagers de joie. 

Alléluia ! que ton règne vienne !
Maranatha ! viens, Jésus,
Règne en moi !

2. Proclamons sa grâce au creux de la nuit.
Recherchons sa face au cœur de sa vie.
Célébrons sa gloire, bannissons la peur.
Chantons sa victoire,
Jésus est vainqueur.

 Alléluia ! que ton règne vienne !
Maranatha ! viens, Jésus,
Règne en moi !