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Bonnes nouvelles au sujet d’une Eglise – Colossiens 1:1-8

Nous commençons une nouvelle série ce matin sur la lettre de Paul aux Colossiens. Et bonne nouvelle, ça commence par de bonne nouvelles ! Vendredi nous avons eu la bonne nouvelle d’un travail pour Yvonne et cela nous a réjouit toute la journée. Cela m’a fait penser aux paroles d’Esaïe 52:7 : « Qu’ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles. » Il n’y avait pas de pieds pour notre bonne nouvelle puisqu’elle est venue par téléphone, mais pour l’Eglise de Colosses il y a des pieds et il y a une personne qui amène les bonnes nouvelles : Epaphras, responsable de l’Eglise de Colosses, qui vient avec ses deux beaux pieds auprès de Paul qui est en résidence surveillée à Rome et lui apporte des nouvelles de l’Eglise de Colosses, en Asie Mineure ce qui est actuellement la Turquie. Ce sont véritablement de bonnes nouvelles d’une Eglise comme on aimerait en entendre plus souvent. Et Paul, grand implanteur d’Eglise devant l’Eternel, passionné d’Eglise jusqu’à mettre sa vie en péril pour elle, qui porte le souci de toutes les Eglises, a du frissonner de plaisir en entendant ces bonnes nouvelles. Quand il leur écrit quelques mois plus tard (au début des années 60), il va reprendre ces bonnes nouvelles qu’il a entendues de la part d’Epaphras, comme pour doubler le plaisir et rendre gloire à Dieu pour cela.

Nous avons lu tout à l’heure Colossiens 1 :1-8, les salutations suivies de ces bonnes nouvelles de l’Eglise de Colosses. Mais quand on lit ce texte on se pose tout de suite la question, Paul pourrait-il dire la même chose de notre Eglise ? Quelle est notre réputation ? Quelles sont les rumeurs qui courent sur notre communauté ? Y a-t-il de bonnes nouvelles au sujet de l’EEL de Cannes?

Je suis persuadé qu’il y a de bonnes nouvelles à entendre de l’Eglise de Cannes, mais il vaut la peine de se poser la question, en particulier en cette période synodale.

Une autre question qui se pose qui est celle des critères. Selon quels critères va-t-on juger de la réputation d’une Eglise qui rende gloire à Dieu. Son architecture ? La hauteur de son clocher ou la prospérité de ses membres, la qualité de son clergé ? Le nombre des participants ? Son poids politique ?

Il n’est facile de choisir les critères qui détermineront si les nouvelles au sujet d’une Eglise sont bonnes, chacun aura les siens. Mais nous avons avec nous Paul, spécialiste de l’Eglise et inspiré par le Saint Esprit, qui nous donne quelques critères bibliques pour juger de la bonne santé d’une Eglise, mais aussi de la bonne santé de notre vie personnelle. Il me semble en effet important quand on parle de vie d’Eglise de souligner le lien entre la vie d’Eglise et la vie personnelle de chacun de ses membres, le lien entre l’Eglise et l’individu. Car qu’est ce que l’Eglise sinon la somme d’individus ? Autrement dit, la vie d’une Eglise dépend de la vie personnelle de chacun des individus qui la compose. La vie d’une Eglise dépend des efforts que fait chacun de ces membres pour être cette pierre vivante dont nous parle l’apôtre Pierre. Des pierres vivantes pour la vie de l’Eglise.

La foi

Voyons donc ensemble les critères que Paul distingue pour parler de la bonne santé de l’Eglise et de ceux qui la composent. Trois bonnes nouvelles, trois rumeurs, trois bruits qui courent mais qui sont tellement agréables à entendre. La première bonne nouvelle concerne la foi de cette Eglise de Colosses : «Nous avons en effet entendu parler de votre foi en Jésus-Christ » (v. 4).

Il y a avait à Colosses une foi qui faisait parler d’elle. Il y avait à Colosses une foi qui traversait les frontières. Et je crois qu’il bon pour l’Eglise de se rappeler que l’Eglise n’est pas un beau bâtiment de style néolithique, roman ou gothique, ou un club de pensée positive, ou un centre d’aide social, ou une salle de soins, ni une session de thérapie de groupe, ni un centre d’affaires, ni un orchestre de musique, ni une station de carburant spirituel… Elle peut être certaines de ces choses à différents moments, mais ce n’est pas sa raison d’être, sa raison d’être c’est d’être justement le rassemblement de ceux qui croient, de ce qui ont la foi ou plus exactement qui placent leur foi, c’est-à-dire leur confiance en Jésus-Christ, pour leur vie de tous les jours et pour leur destinée éternelle.

Parler de la foi dans l’Eglise chrétienne ce n’est peut-être pas la plus grande pensée théologique du siècle, mais c’est une pensée fondamentale. Sans la foi en Christ, il n’y a pas de bonne nouvelle, il n’ya pas de bonne réputation, il n’y a de rumeur joyeuse, il n’y a pas d’Eglise.

C’est vraiment la foi de l’Eglise de Colosses qui retient l’attention de Paul et qui le réjouit au plus haut point : « Car même si je suis physiquement absent, je suis avec vous par la pensée et c’est une joie pour moi de constater l’ordre qui règne parmi vous et la fermeté de votre foi en Christ » (2 :5).

Ce qui réjouit Paul et certainement le cœur de Dieu, c’est de voir la foi dans l’Eglise locale et dans les vies de ceux qui la composent. De voir des gens qui viennent à la foi mais aussi qui se maintiennent dans la foi. Vous avez lu avec moi dans le verset que je viens de citer le mot accolé au mot foi : fermeté, (ou solidité). Ce genre de mot est souvent dans les parages de la foi, comme le mot persévérance. Parce qu’il y a la venue à la foi, la conversion qui est toujours réjouissante et enthousiasmante, et puis il y a le maintien dans la foi, l’enracinement dans la foi. Et ce qui réjouis Paul c’est bien cela : une Eglise, des personnes qui selon l’expression du Nouveau Testament ne font pas naufrage par rapport à la foi, mais qui tiennent bon, contre vent et marée, malgré la météo variable, très variable, malgré les jours mauvais.

Illustration : j’avais un ami en Belgique avec lequel je faisais tous les camps chrétiens a peu près une fois tous les deux mois. Il s’appelait Thierry. C’était un bon sportif et un chouette chrétien. Et puis une beau jour on ne l’a plus vu. Même sa sœur ne savait pas où il était parti. Quelques mois plus tard on a retrouvé sa trace, il était en Corse dans la Légion Etrangère ; personne n’était au courant. Il a fait cela sur un coup de tête, un coup de moins bien et hop 5 ans dans la légion. On la revu 10 ans plus tard, il était pilote d’hélicoptère Gazelle dans l’armée française, il avait fait plusieurs opérations en Somalie. Il avait mûri, il s’était endurci. A son physique on voyait qu’il n’avait pas eu le temps de grossir. Et je lui ai demandé à l’époque : Et ta foi ? Comment peut-on vivre sa foi quand on est dans la légion ? Et il m’a répondu : « Je me suis accroché… avec les dents parfois, mais je me suis accroché ! » Et j’ai été frappé par sa réponse. Je l’ai trouvée admirable !

Son allusion aux dents m’a fait penser à cette parole de Job (19 :20) qui lui aussi a vécu des heures difficiles et qui a tenu malgré tout, malgré sa femme qui lui disait de laisser tomber l’Eternel, malgré ces amis qui lui tenaient des discours accusateurs, il a tenu et il dit : « Il ne me reste plus que la peau des dents. » Ce n’est pas grand-chose la peau des dents. On se demande même si cela existe, mais c’est pour dire que des hommes ont résisté jusqu’à l’extrême. On s’est accroché, nous disent Thierry et Job.

Et donc nous savons ce qu’il nous reste à faire pour la réputation de l’Eglise de Cannes, pour que de bonnes rumeurs parviennent aux oreilles de Dieu : c’est de nous accrocher, avec les dents s’il le faut, mais nous accrocher. Malgré la lassitude, malgré les déceptions, malgré les problèmes de communication, malgré un mariage qui bat de l’aile ou pas de mariage du tout, malgré l’attente de réponse à certaines prières, malgré surtout le chant des sirènes de ce monde qui nous susurrent à l’oreille qu’il y a peut-être mieux à faire que de s’occuper de la question de la foi. Elles chantent bien les sirènes mais elles restent des sirènes qui veulent nous entrainer comme Ulysse auparavant vers les récifs de la mort, d’une vie sans espérance.

S’accrocher donc dans sa foi en Jésus Christ. C’est lui le point d’accroche de la foi, le lieu de notre foi, en Jésus Christ, en celui qui est mort et ressuscité pour chacun d’entre nous, en celui qui va poursuivre son œuvre en chacun d’entre nous et qui reviendra pour nous prendre avec lui. C’est sur la foi en lui que nous sommes appelés à nous accrocher. Pas sur la foi en l’homme et en ses capacités de se sortir d’un mauvais pas. La foi en Jésus-Christ. Voila ce qui fait la bonne réputation d’une Eglise.

L’amour

La deuxième bonne nouvelle qui court au sujet de l’Eglise de Colosses et qui a couru de Colosses à Rome par Epaphras jusqu’à Paul est une rumeur qui concerne l’amour.

« En effet nous avons entendu parler de votre foi dans le Christ Jésus et de votre amour pour tous ceux qui appartiennent à Dieu » (v. 4).

Et le verset 8, reprend cette bonne nouvelle sur l’amour à Colosses : « Et il nous a appris de quel amour l’esprit saint vous anime. »

Alors on est content d’apprendre cela de l’Eglise de Colosses, parce que c’est beau l’amour ! Surtout dans l’Eglise de Jésus-Christ où l’amour est normalement attendu!

Pour l’Eglise de Cannes, je suis sûr que Paul aurait écrit comme pour l’Eglise de Thessalonique : « Concernant l’amour fraternel, vous n’avez pas besoin d’instructions écrites de ma part, car Dieu vous a lui–même appris à vous aimer mutuellement. C’est ce que vous faites envers tous les frères de la Macédoine (région PACA toute) entière. »

Concernant l’amour, nous n’aurions plus rien à apprendre… c’est à voir!

Illustration : A Orléans, nous avions comme ici beaucoup de mouvements, avec des gens qui arrivaient et qui partaient et quand ces gens partaient, on leur donnaient l’occasion de dire un petit mot… Et on savait qu’ils n’allaient dire que du positif sur l’Eglise, c’était devenu une tradition. Quand Amélie, une jeune camerounaise est partie au Canada, en passant par l’Allemagne où elle devait se marier avec Barnabé, on a entendu ce qu’on avait l’habitude d’entendre : elle avait trouvé beaucoup d’amour dans cette Eglise. Nous étions contents pour elle et pour nous aussi mais en toute fin de témoignage, elle a ajouté qu’elle avait eu un peu de mal à s’intégrer au niveau des jeunes adultes. Petite douche froide pour notre communauté si forte en amour !

Il y aurait donc dans l’amour, dans l’accueil, dans l’intégration de l’autre, du prochain, de l’étranger, des progrès à faire, et ce même pour des Eglises renommées dans ce domaine. D’ailleurs dans la lettre aux Thessaloniciens, après les avoir félicité sur leur amour, il ajoute : « Mais nous vous invitons, frères, à faire toujours plus de progrès. »

On pourrait traduire : Excellez-y (cela ressemble à du basque, mais c’est du français), cherchez l’excellence dans l’amour. Vous êtes bons, soyez excellents… dans l’amour.

Pour revenir à l’Eglise de Colossses, on ne sait pas très bien ce qui permet à Paul de dire qu’il s’agit d’une Eglise pleine d’amour. Rien sauf un point, le voyage d’Epaphras vers Paul, un long voyage du responsable de l’Eglise vers un apôtre en fin de vie, un voyage qu’il n’était pas obligé de faire, un voyage qui coutait de l’argent qui aurait pu être employé pour autre chose. Mais au nom de l’Eglise, Epaphras fait le voyage pour rendre visite à Paul et pour le soutenir dans son épreuve. C’est une manifestation concrète de l’amour.

On est loin des grands discours sur l’amour, le romantisme, le sentimentalisme, le sensationnalisme, l’émotionnisme. On est dans la manifestation concrète de l’amour. Comme l’apôtre Jean aimait le rappeler : « N’aimez pas en paroles ni avec la bouche mais en action et en vérité » (I Jean 3 :18), en posant des actes véritablement concrets d’amour fraternel. Je suis souvent admiratif devant des gens qui savent poser des actes créatifs, ingénieux, d’amour envers leur prochain et je me sens tout petit à côté. Heureusement nous ne sommes pas dans la compétition ni la concurrence. L’important, c’est de remettre, chacun pour sa part, l’amour fraternel au dessus du panier et d’entrer dans le concret, chacun avec ses dons, chacun avec son langage de l’amour.

Les progrès

La dernière bonne nouvelle citée dans la lettre de Paul, ce sont les progrès de cette Eglise.

« Car cette bonne nouvelle est parvenue jusqu’à vous, comme elle est aussi présente dans le monde entier où elle porte du fruit et va de progrès en progrès – ce qui est également le cas parmi vous depuis le jour où vous avez reçu et reconnu la grâce de Dieu dans toute sa vérité. »

Paul a entendu parler des progrès des chrétiens de Colosses. Vous êtes de gros producteurs de fruits de la région, vous êtes dit-il dans la croissance positive. Votre indice de croissance est bon. Oui, il y a un vocabulaire de croissance indéniable qui pourrait gêner certains. Ceux qui pensait peut-être que le christianisme était pure contemplation, communion statique et béate devant l’agneau mystique. Ce vocabulaire pourrait mettre mal à l’aise.

Mais la Bible parle sans malaise de progrès, de croissance, de production, de développement (c’est le thème du synode de cette année encore « Osez le développement » ) Et on l’a vu hier à la conférence de groupe à Aix, la notion même de développement se trouve dans le livre des Actes : « l’Eglise augmentait en nombre et en faveur devant le peuple. » L’Eglise croissait, se multipliait, avec parfois des problèmes de croissance, des tensions, et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Eglise ceux qui étaient sauvés.

Il s’agit même d’un signe de bonne santé pour une Eglise. L’Eglise serait même appelée à faire des progrès. Et si vous vous souvenez du lien que nous avons établi entre la communauté et l’individu, on peut penser que si l’Eglise est appelée à faire des progrès, l’individu l’est aussi, et peut-être même surtout.

Il faut bien remarquer que lorsque l’apôtre Paul parle de progrès il parle de ceux de l’Evangile. C’est lui qui va de progrès en progrès ou qui porte du fruit. Malgré le vocabulaire très commercial, on n’est pas tout à fait dans la gestion d’entreprise ni dans le système capitalise basé sur la croissance. On est là dans le progrès spirituel, des progrès dans la vie de l’Eglise de Colosses et dans les vies de ceux qui en font partie. Les fruits que portent l’Evangile dans la vie des gens qui s’en réclament. C’est ce genre de progrès qui fait la bonne nouvelle, la bonne rumeur qui monte aux oreilles de Dieu et qui réjouit son cœur de père. Mes enfants progressent, ça c’est une bonne nouvelle.

Et quand on parle des fruits on pense au fruit de l’Esprit (Galates): patience, douceur, et qui termine par la maitrise de soi un fruit que tous les conducteurs apprécient… modérément. La maitrise de soi, y aurait-t-il des progrès à faire dans la qualité du fruit, dans la maturation du fruit.

Illustration : notre voisin (facteur d’orgue, d’une extrême gentillesse) m’offre une figue bien mûre et qui me dit que je peux prendre toutes les figues qui dépassent chez nous. La belle affaire ! J’ai voulu remplir mon panier mais aucune n’était mûre. Il fallait attendre…

Mais on se souvient de ce que fait Jésus du figuier stérile, celui qui ne portait pas de fruit. Il a été assez violent avec cet arbre, mais c’était pour marquer son enseignement : ce qu’on attend d’un figuier, c’est qu’il porte du fruit et qu’il progresse en qualité.

Des progrès dans la qualité de notre amour pour qu’il augmente en vrai sensibilité comme le dit Paul aux Philippiens, dans la qualité de notre engagement en tant qu’individu et en tant qu’Eglise, les progrès dans notre foi, dans la persévérance, comme nous en avons déjà parlé. On pourrait parler aussi des progrès dans le partage de notre foi, pas seulement dans la solidité de notre foi, mais dans la mobilisation de cette foi dans la réponse à cet appel que Jésus nous lance d’être non seulement des disciples mais aussi des témoins. Il y aurait aussi des progrès à faire au niveau du témoignage. Si notre Union ose le développement, il nous faudrait peut-être de notre côté oser le témoignage.

Il faut savoir que l’apôtre Paul et les autres écrivains du Nouveau Testament parlent beaucoup de croissance et de progrès quantitatifs et qualitatifs. Il n’y pas de gêne par rapport à cette notion. Mais ils ont aussi pleinement conscience que cette croissance dépend de Dieu et de Dieu seul par le Saint Esprit. Il ne sert à rien de tirer sur la plante pour la faire grandir, c’est Dieu qui fait croître mais ayant dit cela la parole de Dieu nous met aussi devant notre responsabilité en matière de progrès spirituel : cette responsabilité c’est de nous mettre en situation de progrès. Nous placer spirituellement dans la pensée de la croissance.

L’athlète ne gagne jamais sa course s’il ne se place pas dans les starting block. S’il ne se met pas en position pour courir. De même pour vivre des progrès dans sa vie, pour que Dieu fasse croître, il faut pouvoir se mettre en situation. Et la première chose à faire pour pouvoir se mettre en position pour la croissance, c’est d’y penser ! D’intégrer cette donnée dans notre vie chrétienne et dans celle de l’Eglise. Il ne s’agit pas de se crisper là-dessus, d’en faire une maladie, mais de l’avoir à l’esprit, de se poser la question du progrès (sans faire de l’introspection), mais simplement se demander : « Est-ce que je grandis dans la foi ? » Peut-être se donner quelques objectifs simples. Prier pour des progrès ! Voilà donc les bonnes nouvelles que Paul entend de la part d’Epaphras et au sujet de l’Eglise de Colosses. Et on se dit oui qu’on peut le faire… Que cela pourrait être notre Eglise, n’est-ce pas ? Cela pourrait être notre vie !

Et si ensemble et sous la grâce de Dieu, par le Saint Esprit et sa puissance, nous puissions vivre et être une Eglise avec une foi persévérante, une Eglise où l’amour se manifeste de façon concrète, une Eglise qui progresse en qualité de fruit que porte l’Evangile.      

Voilà un beau programme, n’est ce pas ?

Au fait baissez la tête regardez vos pieds, comment sont-ils ce matin ? Beaux, certainement !

Je vous invite à vous mettre sur vos beaux pieds et à chanter.

J’ai décidé de marcher dans ta volonté