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Choisir la bonne part, oui mais laquelle ?

Luc 10:38 à 42 et Actes 16:11 à 15

 

Voilà deux histoires intéressantes, mais on peut se demander quel est le lien entre les deux ? Qu’est-ce qui relie Marie de Béthanie, une amie de Jésus à Lydie de Philippes, qui deviendra une amie de Paul ? Je vous invite à revenir à ces deux histoires.

L’histoire de Marie aux pieds de Jésus est une histoire modérément appréciée parce qu’on y perçoit comme une injustice. On se met à la place de Marthe qui travaille, qui s’active, qui fait ce qui doit être fait. Si Marthe n’était pas là, les choses dans cette maison du village de Béthanie n’avanceraient pas. Et on comprend son irritation envers sa soeur qui joue la mystique : « Celle-ci vint s’asseoir aux pieds de Jésus et elle écoutait ce qu’il disait » (v.39) … « Dis lui de m’aider ! »

Mais Jésus ne prend pas la défense de Marthe. Il fait pire, il cite Marie en exemple : « Elle a choisi la bonne part » (v. 40). Elle a fait le bon choix. Dans toutes les tâches qu’elle avait à faire, elle a fait le bon choix, celui de ne rien faire sinon écouter Jésus.

Cette histoire est un peu irritante pour celles qui savent ce qu’une maison avec des invités veut dire, ce que la vie moderne signifie pour une femme. On se dit que Jésus aurait pu montrer un peu de compréhension à l’égard de Marthe. Oui, on peut être un peu irrité, mais on même temps on sait que Jésus touche juste quand il soutient le choix de Marie.

Je suis persuadé que cette histoire, même avec son côté un peu injuste nous trouble, jusqu’à nous donner un peu le blues! Quand on pense à la part que nous avons choisie ! Est-ce que j’ai choisi la bonne part ? Ah si tu savais Seigneur ? Comme j’aimerais pouvoir faire comme Marie ! Mais je n’y arrive pas, je n’ai pas le choix, la vie ne me le laisse pas !

Vient ensuite l’histoire de Lydie à Philippes en Macédoine, elle n’a jamais vu Jésus, mais elle a aussi une belle histoire à nous raconter.

Une femme tout à fait différente… Marie, c’est un peu la campagne. Bethanie est un village de banlieue, Marie c’est la femme de maison, d’intérieur. Lydie est la femme de la ville, une commerçante, elle vend du tissu. Elle est indépendante, elle a sûrement quelques personnes qui travaillent pour elle.

Lydie / Marie, c’est un peu le rat des villes et le rat des champs.

Mais elles ont quelques chose en commun. Toutes les deux font une sortie. Comme des assiégés tentent une sortie pour briser l’encerclement de la ville.

Marie ne bouge pas de chez elle, mais elle sort de sa série de choses à faire et elle vient s’assoir aux pieds de Jésus pour l’écouter (v. 39). Elle passe du travail domestique à celui de disciple. La sortie chez elle est une sortie intérieure.

Lydie fait une sortie physique. Elle sort de chez elle, de son commerce, de sa carrière, de ses tissus pourpres, de ses bons de commandes. Elle laisse son pourpre se vendre tout seul, laisse ses enfants s’éduquer tout seul, ou mieux elle les prend avec elle pour aller dans un lieu de prière près de la rivière, loin du bruit de la ville.

Et là, sur le lieu de prière, elle se met à écouter. La femme super-active, qui a certainement beaucoup à dire sur le cours du pourpre ou comment mener un commerce et avoir des enfants se met à écouter (v. 14 « Elle écoutait ») A l’imparfait, ce qui indique que c’est une action qui dure. Elle se met non seulement en disponibilité en sortant de chez elle, mais se met aussi intérieurement à l’écoute de Dieu, Dieu qui parle par l’apôtre Paul qui se trouve là.

Et là, elle rejoint Marie, la souris des champs, qui elle aussi écoute Jésus. Toutes les deux ont choisi la bonne part, en sortant de leur quotidien, pour se mettre en disponibilité devant Dieu. Elles ont fait le bon choix. Choisi la bonne part qui ne leur sera pas ôtée.

Et j’aimerais unir ces deux femmes par un autre mot, un mot un peu vieux que vous allez apprécier diversement : celui de piété. Marie et Lydie deux femmes bien différentes, mais deux femmes que la piété rassemble, qui se ressemblent par leur piété.

La piété

Alors le mot piété et ses dérivés, l’adjectif pieuse ou pieux, ou l’adverbe pieusement, n’ont pas vraiment bonne presse. On pense à dévot, dévote… dont Molière s’est moqué, ou pire bigot, bigotte. J’ai toujours aimé l’expression « grenouille de bénitier » pour parler de ces femmes qui passent leur temps à l’Eglise. On connaissait les hommes-grenouille mais les femmes… soit ! Quelle est la femme du 21ème siècle qui voudrait être considérée comme pieuse, quel est l’homme postmoderne qui aimerait être taxé de piété. Quel est le père, quelle est la mère qui voudrait que ses enfants se souviennent de lui ou d’elle comme un père pieux, mère pieuse ? Est-ce que nous nous souhaitons une année 2019 de piété ? à coté du bonheur, de la santé, de la prospérité, pourrions-nous ajouter la piété ? Non, pas vraiment !

Et pourtant ce mot ne devrait pas avoir une si mauvaise réputation. C’est un beau mot. D’abord par son étymologie. Le mot « piété » traduit le mot grec du Nouveau Testament eusebeia. Et pour les lecteurs de l’époque, ce mot sonnait bien.

– D’abord la particule « eu » de euseb, veut dire « bon », comme dans euanggelion « évangile », « bonne nouvelle ». Eusebeia est un mot qui commence bien.

Et puis son radical, « seb » (Seb, c’est bon !) qui désigne « le rapport qu’une personne peut avoir avec une personne supérieure » et très vite dans l’histoire du mot, ce rapport est devenu le rapport à Dieu, l’attitude à adopter devant Dieu, la distance à définir par rapport à Dieu. Eusebeia, « piété », c’est la bonne attitude à adopter devant Dieu, le bon positionnement devant Dieu.

C’est cela qu’ont trouvé Marie et Lydie, en sortant de chez elle et de leur quotidien pour se mettre à l’écoute de Dieu. Elles ont trouvé la bonne attitude devant Dieu, la bonne position aux pieds de Jésus, à l’écoute de Dieu. Elles ont choisi la piété, l’attachement au Seigneur, comme le traduit la version Semeur, elles ont fait le bon choix.

Avant de conclure que la piété ne s’adresserait qu’à des femmes prédisposées à la bigotterie, il faut lire l’appel que Paul l’apôtre lance à Timothée, le jeune responsable pastoral de la communauté d’Ephèse :

« Exerce–toi à la piété ; car l’exercice corporel est utile à peu de choses, tandis que la piété est utile à tout, elle a la promesse de la vie présente et de la vie à venir » (I Tim 4:8).

Et vous aurez noté le mot « exercer », exerce-toi à la bonne attitude devant Dieu, à choisir la bonne part dans ta vie. Exerce-toi. Le verbe ici a donné le mot gymnastique, et déjà à l’époque ce mot avait une connotation sportive, exerce-toi à la piété, comme un athlète s’exerce tous les jours dans sa discipline. Discipline-toi à la piété. Tous ces mots qui nous laissent à penser que la piété ne va pas de soi, qu’il y a sinon un effort à fournir, du moins une habitude à prendre, une hygiène de vie à entretenir. En tous cas, la piété on s’y exerce. Mais ce n’est rien d’exceptionnel, ce sont des exercices simples, des exercices de sortie.

La piété aujourd’hui c’est peut-être sortir de chez soi comme Lydie. Aller à l’Eglise, au temple, un lieu de piété, qui est une marque de votre attachement au Seigneur. être pieux aujourd’hui, c’est peut-être ne pas rester dedans mais venir ici. Avez-vous déjà vu votre participation à l’Eglise comme un acte de piété, de bonne attitude devant Dieu ? Peut-être jamais, mais ça l’est et en venant à l’Eglise ce matin, vous avez choisi la bonne part. Evidemment vous avez dû laisser votre quotidien. Il restait du linge à repasser, une émission à voir, quelques mails à écrire, un jardin à entretenir, une tante à visiter, un urban trail à courir… Toute une liste d’activité à remplir, mais vous avez choisi la bonne part et cela ne vous sera pas ôté.

Etre pieux aujourd’hui c’est aller au groupe de maison. Au 17ème et 18ème siècle, il y a eu un réveil qu’on a appelé le réveil piétiste surtout en Allemagne. Pourquoi piétiste ? Parce que ces gens ont voulu revenir à une vie de piété plus simple et peut-être plus vraie et se sont réunis pour cela en petits groupe, des conventicules, des endroits de piété rapprochée, de piété de proximité.

Ce réveil piétiste, dit un historien a fait un bien incalculable pour l’Eglise. Et nous en profitons encore. Nous sommes des héritiers de ce mouvement. être pieux, c’est aussi se joindre à un conventicule, un groupe de jeunes, un groupe de prière.

Il s’agit de sortir de chez soi, comme Lydie, pour rencontrer Dieu de différentes manières. De couper le quotidien, d’en sortir pour Dieu.

➠ Etre pieux aujourd’hui, c’est aussi sortir de son quotidien comme Marie, tout en restant chez soi. Il s’agit de la piété personnelle.

Dans une Eglise de Bruxelles, ils ont appelé la réunion pour enfants le MPJ, le Moment Pour Jésus. J’ai toujours trouvé que c’était une bonne trouvaille qui pourrait s’appliquer à la piété personnelle. être pieux, c’est peut-être avoir un MPJ dans la journée au quotidien.

On a demandé à un vieux pasteur et professeur de Nouveau Testament de nous dire comment il voyait l’évolution de la spiritualité des chrétiens évangéliques. Il a observé d’un ton neutre qu’aujourd’hui on mettait beaucoup l’accent sur la louange en commun, sur les concerts de louange, en groupe, en masse même. Et ce sont des moments importants, nécessaires aussi, mais ce glissement de la spiritualité posait la question de la piété personnelle, du moment avec Jésus qu’on appelait autrefois « culte personnel », ou en anglais « quiet time », « devotion time ». M. Bénétreau observe pour le chrétien d’aujourd’hui une certaine distanciation par rapport à la parole de Dieu. Une distanciation pour cause d’encombrement. Lecture p.124 « la spiritualité et les chrétiens évangéliques » tome II.

Je me souviens qu’un de mes enfants est revenu d’un camp chrétien tout fier parce qu’il avait appris à faire son culte personnel. Son « CP » ! Et il m’a expliqué en qui cela consistait : lecture, méditation, prière. J’ai essayé de le piéger en lui demandant ce qu’était la méditation. Sans hésiter, il m’a répondu : « C’est réfléchir comment on peut appliquer dans sa vie ce qu’on vient de lire. » Tel est pris qui croyais prendre… Mon propre enfant me faisait la leçon sur la méditation et en même temps me questionnait : « Et moi en en suis-je dans mes moments pour Jésus ? » Dans mes temps de lecture, de prière, méditation…

Les enfants nous questionnent, mais aussi les anciens…

Cette question de la piété me rappelle maman, une bonne huguenote du Vivarais, de Sainte Agrève, terre sainte, près du Chambon-sur-Lignon, qui nous en parlait souvent du pasteur Trocmé… Mais elle ne faisait pas que de parler de l’histoire du protestantisme, elle vivait aussi sa foi au quotidien. Chaque jour, après le petit-déjeuner, elle avait son moment avec Dieu. Elle lisait la Bible avec le guide de la ligue pour la lecture de la Bible. Elle avait ce temps de piété simple avec Dieu tous les jours, et je crois que cela a fait la différence pour mes deux sœurs et moi qui avons continué dans la foi. J’aime me souvenir de ma maman et de sa foi ardéchoise, simple et solide, qu’elle nous a laissé en exemple.

Vous connaissez certainement des personnes qui ressemblent à ma maman sur ce le plan de la piété. Et ces personnes de loin et avec beaucoup de gentillesse et de grâce nous questionnent sur notre propre piété. « Et moi en en suis-je dans mes moments pour Jésus ? » dans mes temps de lecture, de prière, méditation…

Peut-être que l’histoire de Marie est simplement là pour nous donner l’occasion de retrouver cet exercice de piété, cette gymnastique, car parfois cela tient de la véritable gymnastique, pour trouver un peu de temps dans la journée, ou pour retrouver la volonté de la faire, et l’espace mental pour le faire. Cela tient presque du travail de force, il faut soulever des poids énormes. Mais l’exercice en vaut la peine.

Jema Taboyan (« Le guide.com » jeudi 10 juillet 2013) au sujet du psaume 92. Il est beau de louer l’Eternel, Et de célébrer ton nom, ô Très-Haut! 2 D’annoncer le matin ta bonté, Et ta fidélité pendant les nuits,  4 Tu me réjouis par tes oeuvres, ô Eternel! Et je chante avec allégresse l’ouvrage de tes mains

« Dès que le réveil sonne, l’activité prend le dessus : on se prépare, on prépare les enfants, on court au travail, on fait ses courses, son repas… et la journée file à toute allure. Pourtant, nous sommes invités dès le matin, dès l’envahissement de nos heures par nos occupations, à annoncer la bonté de l’Éternel, son œuvre pour nous, à proclamer son intention à notre égard : il nous est favorable, il a décidé d’agir avec bonté, pour notre bien. Alors nos activités de la journée s’enracinent dans cette promesse. Mais parfois, nous pouvons nous trouver dans des nuits, des phases de notre vie où il n’y a pas de lumière, des impasses où l’on ne voit pas d’issues, des temps où l’action bonne de Dieu n’est pas aussi éclatante. Que faire ? Annoncer sa fidélité ! Dieu est fidèle et cette assurance nous permettra de « vivre » nos nuits. »

Un moment pour Jésus pour pouvoir vivre nos journées et nos nuits.

L’utilité de la piété

Nous pourrions nous arrêter ici, par ces propositions mais dans l’appel de Paul à la piété pour Timothée, il rajoute une phrase qui n’est pas anodine et qui pourrait nous faire avancer d’un pas décicif et décidé dans la poursuite de la piété.

Paul écrit en I Timothée 4:8 : «  Elle est la promesse de la vie présente et de la vie à venir. »

La piété est porteuse de promesses, la piété est prometteuse. La piété promet. Et même si elle semble être à première vue une perte de temps (vous perdez votre temps ce matin), même si la piété manque singulièrement d’efficacité pour faire avancer les affaires de la maison ou de la vie quotidienne, « elle est utile à beaucoup », elle est fortement utile, pas comme l’exercice corporel, qui est utile à peu de chose. Jésus utilisera même le mot « nécessaire » pour la piété de Marie. Se mettre aux pieds de Jésus semble tout a fait inutile, se rendre à un lieu de prière ne fait pas avancer les affaires du pourpre à Phillipes, mais c’est en fait très utile.

Ces deux sorties, celle de Marie aux pieds de Jésus, celle de Lydie au lieu de prière sont extrêmement utiles. Parce que ces deux sorties permettent de rentrer dans le quotidien d’une manière différente, d’une manière renouvelée. Parce que la piété n’est pas une fuite ou une évasion par rapport au monde et à toutes ses activités (enfants, le travail, le mari), mais c’est d’en sortir afin de mieux y entrer. Sortir du quotidien pour y entrer de nouveau, mais le retrouver et le vivre différemment.

a) Lydie

Après être sortie de chez elle, pour écouter la parole de Dieu, dans ce lieu de prière, Lydie retourne chez elle. Et tout de suite de retour à la maison, elle invite Paul, Silas et Luc chez elle : « Elle nous pressa instamment. » Elle en veut Lydie, et elle deviendra quelqu’un d’extrêmement utile pour le royaume de Dieu. Il semble qu’elle ait soutenue Paul financièrement, qu’elle ait été un pilier de l’Eglise de Philippe. Sans cette Lydie, sans cette femme pieuse, nous ne serions peut être pas ici. On la sent renouvelée, on la sent enthousiaste dans le sens premier du terme, avec Dieu à l’intérieur d’elle, saisie par Dieu. Une femme pieuse, cela se sent dans le quotidien et dans les affaires, et cela sent bon !

Parce que la piété sent bon. Les hommes et les femmes pieux, qui recherchent la présence de Dieu, qui s’exercent à cela dégagent quelque chose. Leur partenaire le sent, leurs enfants le sentent, leurs amis le sentent, il y a une sorte de force tranquille, une sorte de puissance. Une puissance qui se manifeste dans la patience et la persévérance, pas spécialement dans les éclats, mais dans le calme de la présence de Dieu. Oui, la piété est prometteuse pour le présent, c’est une sortie qui permet une entrée différente dans la quotidien, et le quotidien s’en ressent.

b) Marie

Et pour Marie cette sortie aux pieds de Jésus, cette cessation d’activités pour se mettre dans la présence de jésus aura aussi des conséquences sur son avenir proche.

Le ciel s’assombrit sur la maison de Marie à Béthanie, quelques mois plus tard quand Lazare son frère vient à mourir. Dans l’Evangile de Jean, on voit Marthe tout en affaire, qui va à la rencontre de jésus qui lui fait part de ses reproches. Tandis que Marie reste à la maison, elle est aussi secoué, mais on perçoit chez elle un calme qu’on ne voit pas chez sa soeur Marthe. On peut penser qu’il y a un lien entre l’attitude pieuse de Marie quelques mois plus tôt et son calme quelques mois plus tard lors de lors de la tempête de la mort de son frère. Sortir aux pieds de Jésus pour mieux entrer et vivre les tempêtes de la vie. C’est toute l’utilité de la piété.

« La piété est utile à beaucoup elle a la promesse de la vie présente et de la vie à venir »

Conclusion 

Nous sommes encore dans la période des vœux. Et si pour 2019, nous nous souhaitions de choisir la bonne part ? Voilà un vœu un peu particulier : « Je te souhaite en 2019 de choisir la bonne part. » Comme Lydie et Marie, sortir de son quotidien pour passer un moment avec Jésus, pour retrouver une relation personnelle avec Lui, à son écoute, par sa Parole et par l’action du Saint-Esprit qui agit en nous. J’ai toujours en tête une publicité d’il y a quelques années pour la charcuterie Herta. On y voyait une tranche de jambon toute simple et comme slogan : « Ne passons pas à côté des choses simples. »

Il ne faudrait pas passer à côté de la piété, c’est simple, c’est bon et c’est plein de promesses. On peut rêver que notre communauté soit composée d’hommes et de femmes de piété. Elle y gagnera. Chacun y gagnera. Nos jeunes y gagneront. Les enfants y gagneront. Pour la gloire de Dieu qui nous a donné en Jésus Christ tout ce qu’il faut pour vivre dans la piété.

Chant : Une chose que je désire ardemment (Classeur 4)

Bénédiction

II Pierre 1 :3 : Sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, en nous faisant connaître celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu.