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Des chrétiens conquérants

Josué 1

Après la mort de Moïse, serviteur de l’Éternel, l’Éternel dit à Josué, fils de Nun, serviteur de Moïse: Moïse, mon serviteur, est mort; maintenant, lève-toi, passe ce Jourdain, toi et tout ce peuple, pour entrer dans le pays que je donne aux enfants d’Israël. Tout lieu que foulera la plante de votre pied, je vous le donne, comme je l’ai dit à Moïse. Vous aurez pour territoire depuis le désert et le Liban jusqu’au grand fleuve, le fleuve de l’Euphrate, tout le pays des Héthiens, et jusqu’à la grande mer vers le soleil couchant. Nul ne tiendra devant toi, tant que tu vivras. Je serai avec toi, comme j’ai été avec Moïse; je ne te délaisserai point, je ne t’abandonnerai point. Fortifie-toi et prends courage, car c’est toi qui mettras ce peuple en possession du pays que j’ai juré à leurs pères de leur donner. Fortifie-toi seulement et aie bon courage, en agissant fidèlement selon toute la loi que Moïse, mon serviteur, t’a prescrite; ne t’en détourne ni à droite ni à gauche, afin de réussir dans tout ce que tu entreprendras. Que ce livre de la loi ne s’éloigne point de ta bouche; médite-le jour et nuit, pour agir fidèlement selon tout ce qui y est écrit; car c’est alors que tu auras du succès dans tes entreprises, c’est alors que tu réussiras. Ne t’ai-je pas donné cet ordre: Fortifie-toi et prends courage? Ne t’effraie point et ne t’épouvante point, car l’Éternel, ton Dieu, est avec toi dans tout ce que tu entreprendras.

 

 

Ce récit est une sorte de prologue de l’histoire de la conquête par Israël de la terre promise par Dieu à son peuple des centaines d’années avant. A l’époque, cette Terre est bordée par les territoires egyptiens et assyriens. Elle est habitée par 7 peuples cananéens, plus forts les unes que les autres,  disséminées dans 31 villes fortifiées dont chacune avait son roi. C’était ainsi un véritable défi qui attendait une société qui n’était pas vraiment constituée d’un peuple guerrier et qui était appelée à aller dans une terre inconnue, pour faire face parfois à des adversaires redoutables comme des géants de la race des Rephaïms

Or, ce récit est émaillé d’indices qui vont nous permettre de mieux comprendre comment la conquête va être possible et comment elle va pouvoir se réaliser. Et pour nous, ces indices peuvent se révéler aussi très instructifs car nous avons, nous aussi, nos défis, nos terres inconnues à conquérir, des adversaires à combattre, des obstacles à franchir. En cette période de rentrée, avec cette nouvelle année scolaire, je suis sûr que les projets, les défis ne manquent pas au sein de nos familles, de nos travails, de nos engagements associatifs. Et bien sûr aussi pour notre Eglise puisque nous avons désormais un nouveau pasteur et que certainement, je l’espère, notre communauté va pouvoir dans les prochains temps se renouveler, mettre en place de nouveaux projets, avoir de nouveaux défis.

Tout cela est à la fois excitant et aussi inquiétant. Excitant car nous avons besoin de vitalité dans notre vie individuelle et collective. Nous avons besoin de nous renouveler, d’avoir de nouveaux projets. C’est ce qui nous fait aller de l’avant, nous transforme, nous rend vivants  et transforme aussi ceux qui nous entourent. Mais c’est aussi inquiétant car les adversaires sont parfois vaillants, les obstacles sur le chemin nombreux et les forces peuvent sembler nous manquer pour relever ces défis. Alors, je vous propose de voir dans ce texte trois aspects qui concernent Josué mais qui peuvent aussi comme nous allons le voir s’appliquer à nous et nous aider à mieux nous revêtir d’un esprit conquérant

Josué un homme formé  

1 Après la mort de Moïse, serviteur de l’Éternel, l’Éternel dit à Josué, fils de Nun, serviteur de Moïse: Moïse, mon serviteur, est mort; maintenant, lève-toi, passe ce Jourdain, toi et tout ce peuple, pour entrer dans le pays que je donne aux enfants d’Israël

Qui est donc Josué, celui qui va avoir la lourde tâche de succéder à Moïse ? Son nom signifie « Dieu sauve », c’est la version hébraïque du nom Jésus. Il apparaît pour la première fois en Exode 17, lors du combat contre Amalek, et cette apparition nous donne la clef de son caractère christique typique. Tandis que Moïse se tenait en haut sur la montagne pendant le combat, il y avait en bas, dans la plaine, un homme, associé au peuple qu’il conduisait, un homme « en qui est l’Esprit », comme dit l’Éternel à Moïse (Nombres 27,18), et qui dirigeait la bataille de l’Éternel.

Josué va aussi faire partie des douze espions envoyés par Moïse pour explorer le pays promis. Il sera le seul avec Caleb à encourager le peuple à aller prendre possession du pays. Mais les autres espions vont réussir à dissuader le peuple. Il s’en suivra 40 ans d’errance dans le désert et aucun contemporain de Josué ne verra la terre promise, excepté Caleb. Ainsi, Josué s’avère être un leader indiscutable, un homme rempli d’Esprit et de foi. Mais quelques versets nous permettent de comprendre aussi que Josué est quelqu’un qui a grandi à l’école de Moïse en étant à son service et surtout à l’école de Dieu. Quand Moïse est monté sur le mont Sinaï pour aller prendre les tables de la loi, Josué l’a accompagné jusqu’à un camp de base pour le laisser monter plus haut rencontrer Dieu. Lorsque Moïse parlait à Dieu dans le tabernacle, Josué s’y trouvait aussi. Il n’était pas dans la même pièce que Moïse mais il a peut-être entendu des dialogues entre Dieu et Moïse. Et quand Moïse quittait la tente, Josué lui continuait à y demeurer.

Après avoir vu Moïse vivre, avoir une relation avec Dieu, après avoir eu sûrement de nombreuses discussions avec lui, après s’être laissé imprégner de la présence de Dieu, même indirecte, Josué a aussi montré sa fidélité et son engagement en combattant pour le peuple et en étant rempli de foi pour conquérir la terre promise. Prêt, c’est Dieu lui-même alors qui le choisit pour être le successeur de Moïse et qui encourage celui-ci à continuer à former directement Josué à la tâche qui l‘attend pour le temps qui lui reste à vivre.   

Ceci nous montre l’importance de la transmission. Transmission intergénérationnelle dans nos familles ou dans l’Eglise, transmission d’expérience entre amis, collègues de travail ou membres d’association. Si Josué a réussi à conduire le peuple en terre promise, c’est parce que Moïse et surtout Dieu l’avait préparé à cette mission bien longtemps avant. Si nous voulons réussir à conquérir de nouveaux territoires dans nos vies, si nous voulons relever de nouveaux défis, vaincre des adversaires forts et redoutables ou franchir des montagnes, il nous faut d’abord nous laisser être formés par Dieu pour être prêts au bon moment. Nous avons la responsabilité de nous mette à l’école de Dieu pour apprendre toujours plus de Lui tout en essayant de former, de transmettre des connaissances, nos expériences à d’autres et les laisser être interpellés par notre relation avec Dieu et notre vie de foi pour qu’ils puissent réussir dans leurs propres vies à renverser des montagnes et relever les plus beau défis.

La méditation de la Parole de Dieu

Fortifie-toi seulement et aie bon courage, en agissant fidèlement selon toute la loi que Moïse, mon serviteur, t’a prescrite; ne t’en détourne ni à droite ni à gauche, afin de réussir dans tout ce que tu entreprendras. Que ce livre de la loi ne s’éloigne point de ta bouche; médite-le jour et nuit, pour agir fidèlement selon tout ce qui y est écrit; car c’est alors que tu auras du succès dans tes entreprises, c’est alors que tu réussiras.

C’est alors que tu réussiras. La réussite dans la vie est quelque chose de fondamental chez l’être humain. Réussir, montrer et se montrer à soi-même que notre vie a valu le coup d’être vécue, que nous sommes reconnus, que nous sommes heureux. Les livres, les reportages sur la façon de réussir dans la vie sont de plus en plus nombreux dans notre société. Nous sommes toujours à l’affût d’une nouvelle recette qui nous donnerait la réussite, de la bonne clé qui nous ouvrirait la porte du bonheur.  Josué a de « la chance ». Dieu lui livre sur un plateau la clé de voûte de la réussite, l’élément clé qui va lui permettre de réussir à conquérir la terre promise. Cette clé, c’est la méditation de la Parole de Dieu et sa mise en application. C’est une invitation à la réussite qui est récurrente dans l’Ancien Testament. On se souvient par exemple des paroles du psalmiste dans le Psaume 1 : heureux l’homme qui prend plaisir dans la Loi de l’Eternel et qui la médite jour et nuit. Tout ce qu’il fait lui réussit.

Mais pour Josué comme pour nous, la réussite ne dépend pas d’une pratique de lecture magique. Ce n’est pas dans le fait de lire la Parole, voir de la connaitre par cœur que se trouve la réussite. Il s’agit de la méditer. Méditer la Parole, c’est permettre au Saint Esprit de prendre la parole écrite et de l’appliquer comme parole vivante, à notre être intérieur. Ainsi, Dieu nous parle et s’attends à ce que nous lui répondions.

Josué ne devait pas avoir une approche légaliste de la Loi en apprenant toutes les lois par cœur pour les appliquer ensuite. Il était appelé à essayer de comprendre le sens de ces lois, les intentions de Dieu quand Il les a donné. Certes Dieu encourage Josué à agir fidèlement dans tout ce que Moïse  a prescrit avec la loi. Mais face à des situations nouvelles qui pourraient se présenter, dans des décisions délicates à prendre, ce n’est que si Josué avait médité la Parole de Dieu qu’il pourrait mieux agir ensuite selon l’esprit de la loi que Dieu avait donné à Son peuple. Réfléchir sur ce que Dieu a dit, sur Ses intentions, sur le sens qu’Il souhaite donner à tel commandement va donner de la perspicacité à Josué selon d’autres versions comme la version Chouraqui qui préfère traduire par perspicacité là où d’autres traduisent par réussite. Etre perspicace, c’est avoir un esprit pénétrant et apperçevoir ce que la plupart des gens ne voient pas. Et de la perspicacité, Josué va en avoir besoin pour conquérir la terre promise.   

On nous dit souvent que pour être de bons chrétiens, il nous faut lire régulièrement notre Bible et la méditer. Et quand nous ne le faisons pas pour diverses raisons, nous pouvons nous sentir coupables. Mais lire la Bible ou la méditer n’est pas un moyen magique d’attirer sur nous les bonnes grâces de Dieu qui verrait en nous de bons petits chrétiens. Lire et méditer la Bible est pour nous une véritable nourriture spirituelle dont nous avons besoin dans notre marche quotidienne comme Josué en aura besoin au fil de sa conquête. C’est cette nourriture qui va nous donner la force, avec la prière, de renverser des montagnes, franchir des obstacles, triompher d’adversaires forts et redoutables. Méditer sur ce que Dieu nous dit, réfléchir au sens de Ses Paroles, essayer de comprendre Ses intentions avec l’aide du Saint Esprit est fondamental pour nous quand nous avons un défi à relever. La Bible n’est pas un livre de recettes qui va nous dire comment réagir dans telle situation. Notre vie qui est à des millénaires de celle de ses auteurs ne correspond plus aux situations que pouvaient vivre les personnages bibliques dans beaucoup de domaines. Mais la Bible, au fur et à mesure que nous la méditons, va nous façonner de l’intérieur. Elle va nous permettre de développer une intelligence, des émotions et une volonté qui nous animeront au fil de notre conquête et nous aidera à être perspicaces, à réagir, à prévoir, à agir selon le cœur de Dieu.       

Encore un mot. Josué ne devait pas s’écarter ni à droite ni à gauche de la  Loi. Cela signifie qu’il ne devait pas faire autre chose que ce que la loi disait, qu’il ne devait pas faire quelque chose qu’elle défendait ou encore qu’il était appelé à ne pas faire de compromis en ne l’accomplissant qu’à moitié. La tentation de Josué aurait pu être d’écouter les paroles humaines autour de lui et délaisser la Loi de Dieu, la minimiser, l’oublier. Mais en fait, il pouvait très bien écouter ces paroles humaines et les prendre en compte tant qu’elles étaient en accord avec l’esprit de la loi. Et nous aussi, face aux défis que sont les nôtres, examinons toute chose à la lumière de la Parole de Dieu, y compris les paroles humaines, les conseils que nous pouvons recevoir, pour être perspicaces et réussir.

Assurés de la présence de Dieu

Tout lieu que foulera la plante de votre pied, je vous le donne, comme je l’ai dit à Moïse (…).Nul ne tiendra devant toi, tant que tu vivras. Je serai avec toi, comme j’ai été avec Moïse; je ne te délaisserai point, je ne t’abandonnerai point. Fortifie-toi et prends courage, car c’est toi qui mettras ce peuple en possession du pays que j’ai juré à leurs pères de leur donner.

Voici donc Josué face au plus grand défi de sa vie : faire entrer un peuple composé de centaines de milliers de personnes dans une terre inconnue et l’amener à la victoire en conquérant terre par terre le pays promis par Dieu. Dieu vient de réaffirmer à Josué qu’il donne le pays de Canaan à Israël. C’est une promesse ferme, divine. Mais maintenant il faut s’emparer de ces territoires. Tout comme nous avons reçu l’affirmation de notre vie éternelle, de notre salut en Jésus-Christ mais maintenant, il faut nous en emparer. Nous sommes saints, rachetés, enfants de Dieu de par notre statut. Mais maintenant, il nous faut vivre selon ce statut, travailler à notre salut dirait l’apôtre Paul. Et cela demande toute une conquête intérieure et extérieure de notre part.  

Comme nous l’avons dit au début, la mission que reçoit Josué peut l’inquiéter, stresser, angoisser. Josué est âgé. Aura-t-il la force d’accomplir sa tâche ? Moïse n’est plus là pour diriger le peuple. Josué saura t-il en son absence être le leader qu’il faut, se faire respecter et encourager le peuple à obéir aux instructions de Dieu ? Certes, Josué est le seul avec Caleb à avoir visité la terre promise et en connaitre les spécificités. Mais depuis, beaucoup de choses ont pu évoluer. Les peuples autochtones ont pu se développer, devenir encore plus forts et les géants de la race des Rephaïms ont pu se multiplier.

Tout ceci fait qu’il y aurait de quoi perdre courage et être sans forces. C’est probablement l’état dans lequel devait se trouver Josué à ce moment là. Et Dieu s’emploie à rassurer son serviteur en l’exhortant par trois fois dans ce passage : fortifie toi et prend courage. Mais comment se fortifier ? Comment trouver du courage quand on en manque ? Dieu lui fait la plus belle des promesses : une promesse indéfectible come chacune de celles de Dieu. Dieu lui promet d’être là. Il lui promet Sa présence. Il lui promet Ses soins constants. N’y a-t-il pas plus belle promesse que celle-ci ? Partout où Josué ira, quel que soit le défi, la difficulté, l’adversaire qu’il va rencontrer, Dieu lui promet qu’Il sera avec lu, qu’Il ne le laissera jamais sans secours.

Dans nos vies, parfois ce que nous vivons ou ce que nous sommes appelés à vivre peut nous laisser sans force. La maladie, par exemple, peut nous laisser sans forces physiques mais aussi sans force intérieure. Elle peut nous dévaster intérieurement. La perte d’un être cher peut aussi nous laisser sans forces. Il peut nous  falloir parfois des mois, voir des années pour nous en remettre et arriver à continuer à avancer sur le chemin. Accompagner patiemment pendant de longues années nos enfants ou nos parents âgés peut nous épuiser aussi parfois et nous laisser sans forces. Les changements constants dans nos vies familiales ou à notre travail peuvent aussi nous bouleverser, nous décourager ou nous paralyser. Et notre Eglise, elle aussi,  a été pas mal secouée par les changements ces dernières années. Et plusieurs d’entre nous, dont je fais partie, ont fini au début de l’été plus ou moins fatigués, découragés. Et la tentation de nous décharger sur notre nouveau pasteur et son épouse est peut-être grande chez plusieurs d’entre nous à cause de cela.

Ces moments où dans nos vies, nous nous sentons vidés de nos forces, découragés par l’ampleur de la tâche, paralysés par l’enjeu, correspondent tous à des moments où notre regard n’est pas dirigé au bon endroit. Notre regard est dirigé vers nous, comme nos selfies. Il n’est pas dirigé vers Dieu et vers les autres. Sans nous en rendre compte, nous analysons la situation en l’évaluant d’après nos propres forces. Mais nous sommes tellement fragiles, limités que bien des défis à relever, bien des territoires dans nos vies sont trop difficiles à conquérir si nous ne comptons que sur nous.

C’est à la foi de Josué que Dieu s’adresse. Il l’invite à prendre de l’assurance, non en lui-même car la tâche est trop lourde pour lui seul. Mais Dieu l’invite à prendre de l’assurance en Lui. Il l’invite à se saisir de Ses promesses et à lui faire confiance. Il l’invite à lâcher prise et à se remettre entre les mains de Celui qui peut tout. Et Dieu, dans nos vies, nous invite à la même démarche. Il nous redit les mêmes promesses qu’à Josué mais d’une manière renouvelée dans le Nouveau Testament. Pensons à cette ultime promesse de Jésus à Ses disciples : voici, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. Pensons aussi à l’apôtre Paul qui nous rappelle en Romains 8 que rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu. Rien de rien.

Quoi qu’il se passe, Dieu est là. Il reste fidèle, il ne nous abandonne pas. Il est auprès de nous, tous les jours, partout où nous sommes, dans tout ce que nous faisons ou vivons. Mais rares sont les fois où Dieu nous manifeste Sa présence de façon tangible. Souvent, nous avons l’impression de devoir nous débrouiller tout seul, que Dieu nous a oublié, qu’Il est sourd ou absent. Et nous avons alors la tentation de prendre les choses en mains pour qu’elles avancent, même si nous ne nous sentons pas à la hauteur ou au contraire parce que nous nous sentons trop à la hauteur.

Mais Dieu manifeste Sa présence d’une façon bien différente de nous. Tout d’abord, Il nous a fait don de Son Saint Esprit qui est venu habiter en nous à notre conversion. Et Il nous a laissé donc Sa Parole qu’il nous invite à méditer jour et nuit. Il a nous aussi introduit dans Sa famille : l’Eglise du Christ et nous manifeste aussi Sa présence par le biais de nos  frères et sœurs. Et le Père parachève cette présence, ce soin qu’il a pour nous en intervenant régulièrement en notre faveur. Mais encore faut-il que notre regard se détache de nous pour se promener autour de nous et voir l’action de Dieu dans nos vies ou celles de ceux qui nous entourent.

Ainsi, devant les projets, les défis de nos vies, les territoires intérieurs ou extérieurs de nos vies, les adversaires qui se dressent devant nous, nous avons le choix. Ou bien choisir de les relever et de les affronter avec nos propres forces. Mais, nous risquons de subir l’échec. Ou bien choisir de tourner notre regard vers Jésus, vers le Père et vers le Saint Esprit, choisir de nous emparer par la foi des promesses de Dieu, de nous décharger sur Lui de tous nos soucis car Lui-même prendra soin de nous, de ne pas nous inquiéter du lendemain car le lendemain aura soin de lui-même. Faire confiance à Dieu, c’est avoir une attente assurée et ferme des choses qui doivent se produire et que nous ne voyons pas encore (cette terre inconnue qui nous est promise). Faire confiance à Dieu, c’est croire que les choses qu’on ne voit pas encore par la vue, par nos 5 sens vont se produire : ce défi va être gagné, ce projet va aboutir, cet obstacle va être franchi, cette montagne va être renversée, ce géant va être abattu, ce territoire va être conquis car Dieu est là, avec nous.         

Alors, équipés de la Parole de Dieu, formés par Dieu, avançons nous par la foi dans cette nouvelle année scolaire ou reprenons notre route, fortifiés et encouragés par la présence d’un Dieu qui a décidé de ne jamais nous abandonner, jamais nous laisser sans secours.