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En position pour une nouvelle vie – Colossiens 3:1-4

Au 18ème siècle, quelque part dans la campagne anglaise, une jeune fille travaille avec sa gouvernante dans le château familial, et la leçon du jour porte sur la monarchie. La jeune fille est toute heureuse d’apprendre toute la liste des rois et des reines qui ont régné sur son pays… et puis d’un coup son visage s’assombrit, elle voit son nom au bout de la liste prestigieuse. Elle regarde sa gouvernante qui fait « oui » de la tête, elle sera effectivement la prochaine reine du Royaume Uni et de tout l’empire où le soleil ne se couche jamais. La jeune fille pleure sur son innocence passée, mais elle se relève, elle sèche ses larmes et dit à sa gouvernante « à partir de maintenant je serai toujours sage ! » Elle s’appelait Victoria… et elle a été une très grande reine et très sage.

Une belle histoire qui illustre combien la prise de conscience que l’on peut avoir de son statut peut amener un nouveau comportement. Parce qu’elle apprend qu’elle sera reine, parce qu’elle se sait reine, Victoria petite fille prend la décision d’être sage. Une nouvelle vie commence pour elle car elle a compris qui elle était vraiment.

Une histoire qui vient illustrer également le grand virage que prend Paul dans la lettre qu’il écrit aux chrétiens de Colosses. Nous continuons notre parcours dans cette lettre où nous avons déjà couvert 2 chapitres. Dans ces deux premiers chapitres, on pourrait dire que Paul fait de la théologie positionnelle, c’est-à-dire qu’il insiste auprès des chrétiens de Colosses sur leur position en Christ, ou de leur identité en Christ. « Dieu les a fait passer du pouvoir des ténèbres au Royaume de son Fils » (1: 13).

« Du statut de SDF en fins de droits, il les a réconciliés avec Lui-même par le sacrifice de Jésus (1 :22) »

Et puis en 2 :10 (c’était la prédication du dimanche 19 mai ) « Vous avez tout pleinement en Jésus Christ ». En lui en Christ votre position est complète, votre identité est bien établie. Ne vous laissez pas intimider par le légalisme ou le mysticisme, nous rappelait Paul en faisait un zeste de prévention.

Vous pourriez dire qu’il s’agit juste de théologie et que même positionnelle, ça n’a pas grand-chose à voir avec nous. Mais plutôt que de théologie, il faudrait plutôt parler de guerre de position parce que l’enjeu est énorme. Tout dans la vie se passe au niveau de notre position ou de notre identité. L’adversaire, le Satan, va mettre d’énormes pressions sur le chrétien de Colosses ou de Cannes par rapport justement à ce positionnement. Il va chercher à déstabiliser, à intimider, à faire tout ce qu’il peut pour saper cette position en Christ. Il vaut donc la peine de rappeler qu’en Christ nous sommes bien positionnés et Paul ne ménage pas sa peine pour le faire.

Mais à partir du chapitre 3, Paul va négocier un virage vers la pratique. Parce que j’ai un nouveau statut en Christ, une nouvelle identité, il va y avoir comme pour Victoria des conséquences dans ma vie concrète.

Et donc dans le chapitre 3 et 4, Paul va parler de vie quotidienne, de comportement et de changement dans le comportement. Il va parler aussi des relations interpersonnelles, de sexualité, de la vie de famille, de la vie professionnelle. Mais dans les versets que nous avons lu tout à l’heure nous ne sommes pas encore dans la pratique mais dans un passage charnière où Paul va rappeler quelques éléments de théologie positionnelle.

V1 « Mais vous êtes aussi ressuscités avec le Christ » On note le temps de cette phrase, le présent ! Pas le futur, mais bien le présent. De l’indicatif présent même : en Christ vous êtes déjà ressuscités, déjà dans la vie nouvelle, vous êtes bien positionnés dans les lieux célestes !

Et puis il y a un deuxième élément qui a trait à notre position en Christ, qui vient à fin du passage, c’est l’expression du v.3 « Car vous êtes morts et votre vie est cachée en Christ ». Une expression extraordinaire « votre vie est cachée en lui ». On est avec Christ dans une position de sécurité, comme dans un abri, un refuge, qui nous cache et nous protège en même temps.

J’ai lu quelque part que dans certaines cultures il existe des objets que l’on appelle des « signes de vie ». Chaque individu a son objet et tant que cet objet est bien caché la vie de cette personne est en sécurité. Paul ne pensait pas a cela quand il a écrit aux Colosssiens mais cette histoire de « signe de vie » nous aide à comprendre ce que veut dire « notre vie est cachée en Christ ». Jésus est en quelque sorte notre signe de vie et tant que notre vie est cachée en lui (gardée en lui, positionnée en lui), nous sommes en sécurité. Notre être, notre identité, notre valeur, notre vie tout simplement est en sécurité dans sa vie qu’il a donné pour nous. En Christ nous sommes bien cachés.

Ces deux éléments nous rappelle notre position en Christ : nous sommes ressuscités et notre vie est cachée en lui et maintenant le virage… Qu’est ce que cela change ?

Paul nous le dit en deux fois plutôt qu’une ! v. 1 « Recherchez donc les réalités d’en haut là où se trouve le Christ qui siège à le droite de Dieu. »

Vous avez noté le « donc » qui signale le passage entre le rappel de notre position en Christ et les conséquences dans notre vie. Recherchez donc les choses d’en haut. On passe aussi à l’impératif. « Recherchez… » Puisque vous êtes bien positionnés, puisque vous êtes des ressuscités dont la vie est bien cachée en Christ, « recherchez les réalités d’en haut » et plus loin v2 « de toute votre pensée tendez vers les réalités d’en haut et non vers celles qui appartiennent à la terre. »

Voilà en deux phrases le virage est pris. Même si les deux phrases sont très proches, j’ai cru distinguer deux conséquences de notre position en Christ.

Une nouvelle vision des choses

« Recherchez les réalités d’en haut. » Il me semble qu’ici il y a une invitation à lever les yeux vers le haut, à regarder aux choses qui sont en haut. Quelqu’un faisait remarquer avec beaucoup de perspicacité que pour le disciple de Jésus-Christ, cela ne devrait pas poser trop de problème de regarder les choses d’en haut, puisqu’il y est déjà, en haut !

Nous l’avons vu, « nous sommes ressuscités avec Christ » et autre part dans le Nouveau Testament, Paul va ajouter (Eph 2 :6 ) que « Dieu nous a fait asseoir dans les lieux célestes » (2 :6). Nous sommes déjà assis dans les lieux célestes. Alors évidemment c’est par la foi que nous le sommes, mais par la foi ne veut pas dire de manière virtuelle ou que ce soit de la fiction. Il y a une réalité de la foi, qui est la réalité de Dieu et donc dans la réalité de la foi nous sommes assis dans les lieux célestes et de là il nous est tout a fait possible de regarder les choses d’en haut et d’en avoir une nouvelle vision.

Un autre texte exprime la même idée, il s’agit de la lettre aux Philippiens (3 :20) : « Eux ils ne pensent qu’aux choses de la terre (ventre) pour nous notre cité (citoyenneté = identité) est dans les cieux (=en haut) de là nous attendons comme sauveur le Seigneur Jésus-Christ ». Ce qui est magnifique dans cette phrase c’est cette expression « de là ».

Je sais que les français dont je fais un peu partie ont quelques problèmes avec « ici et là » et qu’on dit parfois viens là pour dire viens ici. Mais quand Paul dit de là il dit bien de là-bas, de là-haut. On y est déjà là-haut, assis avec Christ. Et il faut noter que Christ lui-même est assis à la droite du Père ce qui signifie que Jésus est souverain, qu’il est maître du monde et de l’histoire du monde et de ma petite histoire personnelle. Et lorsque nous sommes assis avec lui dans les lieux célestes là-haut, nous sommes assis à côté de celui qui est le maître du monde et de ma vie et donc de ce point de vue-là, la perspective sur le monde et sur ma vie dans ce monde sera bien différente.

D’en haut, à partir de ces réalités célestes, je vais pouvoir regarder ma vie de façon différente. Parce que jésus a donné sa vie pour la mienne, je vais pouvoir regarder ma vie, non pas comme un laps de temps plus ou moins long où je me traîne, je râle ou je me plains mais plutôt comme un temps de reconnaissance de ce que Dieu a déjà accompli. Vue d’en haut, ma vie peut devenir comme un grand merci à Dieu. Vue d’en haut, ma vie peut devenir significative !

D’en haut, à partir de ces réalités célestes qui sont en Dieu, je vais pouvoir regarder les autres non pas comme des concurrents à mon épanouissement personnel ou des dangers pour mon identité. Je vais les voir comme des cohéritiers du royaume ou comme des citoyens potentiels de ce royaume. Et quand je les rencontre ces gens-là (et ça arrive parfois de rencontrer des gens dans ce monde), si je les regarde a partir de ces réalités célestes, je ne vais pas essayer de d’imposer ma personne, de marquer mon territoire ou mon identité, je ne vais pas être sur la défensive comme trop souvent nous le sommes, je ne vais pas essayer non plus de les manipuler pour arriver à mes petites fins personnelles.

Non, quand je les regarde d’en haut, je vais pouvoir me mettre à les aimer vraiment ces gens-là, à vouloir les accompagner, leur pardonner s’ils m’ont offensé, les servir même pour la gloire de celui qui est en haut assis à la droite du père.

Oui vu d’en haut mes relations vont s’en trouver renouvelées.

D’en haut, à partir de ces réalités célestes, ressuscités avec Jésus, je vais regarder la mort de manière différente, non pas comme une issue fatale qui viendrait marquer ma vie de la tâche indélébile de l’absurdité, teinté d’une grande tristesse accompagné d’une peur viscérale. Non, du point de vue du Christ victorieux, du point de vue céleste de la victoire sur la mort, je pourrai vivre les jours qui me sont donnés de vivre dans la paix de la vie éternelle. Vue d’en haut ma vie prend non seulement de la longueur mais aussi de l’épaisseur.

Toute ma vision des choses et de la vie sera renouvelée si je les regarde d’où je suis vraiment : d’en haut !

J’entends d’ici certains dirent que tout ceci serait un peu trop optimiste, voire triomphaliste et que le pauvre Eric ferait bien de rester les pieds sur terre. Et ils auraient raison, il faut rester les pieds bien sur terre mais la tête, elle, pourrait être un peu dans les nuages, dans les réalités d’en haut, sinon c’est pas la peine.

Et personnellement j’ai besoin de me retrouver la tête dans le ciel, d’apprendre à regarder les réalités d’en haut plus souvent. Je vous donne un scoop, j’ai l’air optimiste et jovial, mais je subis moi aussi les lois de la pesanteur, de la gravitation. J’ai mes inquiétudes, mes questions sur ma place dans cette vie, je me plains même parfois. Je broie du noir, j’ai des idées de la même couleur, un peu comme tout le monde. Je vis avec ces choses que je trouve bien réelles qui me tirent vers le bas.

Mais quand un ami chrétien ou un événement me rappelle ma position en Christ et que je me mets à regarder mes problèmes à partir de cette réalité-là, ces problèmes prennent une autre proportion. Ils ne disparaissent pas par enchantement mais ils retournent à la place qu’ils n’auraient jamais dû quitter… à la niche médor !

Et quand on me rappelle ma position en Christ, je me dis que si mon problème majeur, c’est-à-dire celui du sens de ma vie et de mon identité sont résolus en Jésus-Christ, alors je peux vivre avec ces autres problèmes relatifs sans qu’ils me déstabilisent complètement, sans qu’ils me fasse sombrer dans le désespoir le plus total. Je pourrais même surmonter ces problèmes avec le temps, avec l’amour de mes proches, la prière des amis chrétiens, non pas parce que j’aurais reçue une bonne éducation mais parce que ma vie est cachée en Christ, parce que mon signe de vie, Jésus, est en sécurité. Il est même assis à la droite du père.

Oui, c’est important de se rappeler notre position en Christ ! C’est vital même. Vous pourriez me dire que tout est une question de point de vue, qu’il suffit de changer de lunettes. Mais ce n’est pas une question de lunettes ! C’est une question de positionnement en Christ. Il nous faut peut-être nous repositionner en lui, venir ou revenir cacher notre vie en lui. Lui dire dans une prière dans le secret de son cœur ou de sa chambre : tu es mon signe de vie. Je compte sur toi.

Une nouvelle tendance

J’ai intitulé la deuxième conséquence de ce positionnement en Christ : une nouvelle tendance, avec le verbe « tendre » du verset 2 : « De toute votre pensée, tendez vers les réalités d’en haut et non pas celles qui appartiennent à la terre »

Le verbe « tendre » exprime une tension comme la corde d’un arc est tendue pour que la flèche atteigne son but. Le terme original veut dire « penser » (pensez aux choses d’en haut) mais lui aussi inclut une question de concentration, il ne s’agit pas de laisser libre cours à ses pensées mais comme le dit une définition du terme penser, il s’agit d’avoir un « raisonnement lucide qui détermine un engagement du cœur et un comportement sensé ».

Et cette définition convient bien pour ce verset. Il s’agit d’engager ses pensées vers les choses d’en haut, de faire un effort lucide pour fixer ses pensées vers les choses d’en haut et non pas vers ce qui nous attire peut être d’emblée, vers les choses qui sont à notre niveau, dans notre champ de vision immédiat, que le passage appelle « les choses de la terre », les babioles, le bazar d’en bas « toutes ces choses un peu fake ». Parce que je suis conscient de ma position en Christ, ja vais développer une nouvelle tendance vers les choses d’en haut.

Et je ne sais pas pour vous, mais j’ai tout de suite pensé à cette parole de Jésus qui, si vous êtes chrétien, a dû vous toucher ou du moins vous interroger à un moment ou l’autre de votre vie chrétienne : « Cherchez premièrement le royaume de Dieu et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » Là aussi il y a une tension. Il s’agit de se concentrer pour « chercher premièrement ». De faire un tri parmi ses recherches, de fixer ses pensées, ses attentes sur les choses du royaume. C’est une nouvelle tendance qui marque le disciple de Jésus… et le reste, le terrestre, le matériel viendra par-dessus.

J’ai l’impression qu’on fait souvent l’inverse, on fixe ses pensées et ses soucis sur les choses d’en bas, matérielles et on ajoute par-dessus un peu de spirituel, on saupoudre le tout de quelques pensées du royaume d’en haut. Mais cette recette ne fait pas recette et nous laisse un peu sur notre faim.

Jésus nous invite par la foi à se saisir de cette promesse, de tendre ses pensées vers les choses du royaume de manière inconditionnelle, sans calculer, sans tergiverser… et de recevoir le reste par-dessus avec reconnaissance. « Chercher premièrement le royaume de Dieu, » dit Jésus, « Tendez vers les réalités qui sont en haut, » dit Paul. Que répondons-nous à cet appel répété de la parole de Dieu ? Chacun pourra y répondre… En même temps il ne s’agit pas de tomber dans l’ascétisme (privation) ou dans le légalisme qui sont des dangers dénoncés par Jésus comme Paul, mais il s’agit d’arrêter l’aspiration des choses matérielles dans notre vie. Se dégager du siphon qui nous entraîne vers le bas et découvrir une nouvelle tendance : celle des réalités d’en haut qui corresponde à notre position en Christ, conforme à notre identité.

Conclusion

Depuis Ptolémée, astronome d’Alexandrie du deuxième siècle, on croyait que le soleil tournait autour de la terre et que celle-ci était au centre de l’univers. Et puis au 16ème siècle un polonais du nom de Copernic est venu avec une autre théorie : le soleil se trouve au centre et la terre tourne autour du soleil. Il y aurait eu auparavant comme une erreur de position. Cela a pris quelques temps et quelques grincements de dents, surtout du côté de Rome, mais on a finit par croire en la révolution Copernicienne… et les mentalités ont changé, les gens ont commencé à voir les choses différemment. Ce fût le siècle de la renaissance et surtout de la Réforme protestante.

De même avant de rencontrer Jésus, nous pensions être le centre de l’univers et que le monde et les gens tournaient autour de nous comme des satellites. Puis Jésus est venu pour être le soleil de notre vie. Et notre position dans l’espace a changé, nous nous sommes retrouvés en lui, ressuscité en lui, cachés en lui… notre vision et notre tendance ont également changé.

En position pour une nouvelle vie… A vos marques prêt partez !

Sainte Cène

Nous allons partager ensemble le repas du Seigneur. Ce dernier repas qu’il a pris avec ses disciples avant d’être trahi, emprisonné, condamné on l’a élevé sur une croix…Peut-être pourrions-nous prendre ce repas et lever les yeux vers le haut vers la croix. Un peu comme le centenier Romain qui lève les yeux sur Jésus et qui dit « certainement cet homme est le Fils de Dieu. » Regardons en haut… Regardons à Jésus qui meurt sur la croix pour donner sa vie, lui le fils de Dieu, meurt pour que nous ayons la vie. Mais il n’et pas resté sur la croix, il est ressuscité, il a été vu par des témoins et il est monté au ciel. Il est assis à la droite du Père. Et là il intercède pour nous. Il ne prie pas pour chacun de nous mais par sa présence constante auprès du père, il lui rappelle sa mort et sa résurrection pour chacun de nous. Sa prière, c’est lui ! Il dit : je suis mort pour elle parce que je l’aime, je suis mort pour lui aussi. Sa prière c’est lui, c’est sa personne, c’est son œuvre. Je suis, dit Jésus, son signe de vie !

Je vous invite à chanter ce cantique qui s’intitule « Devant le trône » et qui dit en musique tout ce que je viens de vous dire rapidement…

Chant: Devant le trône

Jésus assis dans les lieux célestes, regarde ce matin ces frères et ses sœurs du monde entier, rassemblés en son nom pour célébrer ce repas souvenir.

Il leur dit, il nous dit: Tu vois, ce pain représente mon corps qui est donné pour toi, fais ceci en mémoire de moi… Il parle de moi, de ce que j’ai fait pour toi. Prends-le si cela représente quelque chose pour toi.

Et puis, le Christ assis dans les lieux célestes se rappelle qu’à l’époque il avait pris la coupe et il avait dit, et il nous dit encore, vous voyez cette coupe, elle représente mon sang qui est répandu pour vous et qui scelle une nouvelle alliance. Fais ceci pour te souvenir que je suis ton signe de vie !

La table du Seigneur est celle du Seigneur, pas celle d’une Eglise, chacun est le bienvenu. Chacun est libre de participer. Le Seigneur nous demande seulement de nos examiner pour savoir de quelle manière nous participons à ce repas. Est-ce que nous discernons dans ce repas, Jésus comme signe de vie, de ma vie… Si oui, participons tous à ce repas dans la joie de la communion avec Christ et les uns avec les autres.