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La prière en état(s) d’urgence — Colossiens 4:2-3

Introduction

J’ai un aveu à vous faire : après des années de résistance nous avons succombé aux séries télévisées et nous nous sommes abonnés à Netflix pour un mois. Et ça tombe bien, le premier mois est gratuit ! Mais je sens que le piège se referme progressivement! Je ne vais pas vous dire quelle série je regarde mais j’ai remarqué une chose, c’est qu’il y a avant chaque épisode un résumé de l’épisode précédent. En quelques images et dialogues sélectionnés, on nous rappelle ce qui s’est passé la dernière fois. Alors on n’est pas chez Netflix ici, mais on suit quand même une série fascinante sur un livre de la Bible et comme la maison ne recule devant aucun sacrifice, on vous offre gratuitement le résumé des épisodes précédents.

La série porte sur cette lettre que Paul l’apôtre a écrite dans les années 60 aux chrétiens qui sont à Colosses (Turquie actuelle côté Asie). Des chrétiens qu’il n’a jamais vus ! C’est Epaphras qui a implanté cette Eglise. Un élève de Paul quand il était à Ephèse…

  • Chapitres 1 et 2 Paul fait ce qu’on pourrait appeler de la théologie positionnelle. En tant que chrétien, nous dit il, si vous êtes « en Christ » vous êtes dans une position exceptionnelle! Vous avez été délivrés, libérés, sauvés, ressuscités, enfants de Dieu, avec ce verset 10 du chapitre deux qui résume magnifiquement cette théologie positionnelle « Vous avez tout pleinement en Jésus Christ » 2:10. Toute notre valeur est en lui, toute notre assurance est en lui, notre espérance, notre avenir…
  • Chapitre 3 le virage: Parce que vous êtes bien positionnés en Christ, Paul invite les Colossiens à recherchez les choses d’en haut (3:1) Regarder les choses d’en haut ne veut pas dire qu’on devient un doux rêveur mais que notre nouvelle position/identité en Christ va avoir des répercussions dans notre quotidien. Parce que vous êtes « ressuscités » avec Christ, vous pouvez changer votre garde robe c’est-à-dire de comportements dans la vie de tous les jours, dans vos relations avec votre prochain. Parce que vous êtes bien positionnés en Christ, vous pouvez aussi chanter un cantique nouveau dans l’Eglise, et « Maintenant chantez » (prédication du 18 août) avec la Parole au centre… 3:16.
  • Paul continue au chapitre 4 mais avec un ton un peu différent. Il va commencer à dire au revoir à ses lecteurs, parce qu’il termine sa lettre, mais aussi parce qu’il sent aussi qu’il termine peut-être sa vie. Paul s’en va.

Avec les lettres aux Ephésiens et aux Phillipiens, la lettre aux Colossiens sont considérées comme « les lettres de la captivité ». Paul est en prison à Rome et il ne va pas en sortir. Il ne verra sans doute jamais ces Colossiens. Paul s’en va donc et quand on s’en va, on rappelle à ceux que l’on aime ce qui nous paraît essentiel avec une notion d’urgence. Comme quand on se sépare de son enfant pour sa première colo, ou sur le quai d’une gare quand on se sépare de son bien-aimé. On dit l’’essentiel.

Mais pour Paul dans sa lettre, l’urgence se situe autre part. Elle se situe au niveau de la prière.

Colossiens 4:2-3 Persévérez dans la prière. Soyez vigilants dans ce domaine, pleins de reconnaissance envers Dieu. Lorsque vous priez, intercédez en même temps pour nous afin que Dieu nous donne des occasions d’annoncer sa Parole, de proclamer le secret de son plan qui concerne le Christ. C’est à cause de ce message que je suis en prison. »

J’ai trouvé ce titre pour ce paragraphe: il vaut ce qu’il vaut:

La prière en état(s) d’urgence

Alexandre Vinet, suisse du début 19ème siècle a dit une phrase qui est restée: « la prière est la respiration de l’âme. » Et je me dis que Paul avant de partir dit aux Colossiens : « N’oubliez pas de respirer, c’est vital, c’est urgent. »

On peut penser à cette maman qui rappelle à son fils qui a parfois des crises d’asthme et lui dit de ne pas oublier son Puff de ventoline! En colo c’est important de bien respirer !

Vous avez remarqué que j’ai mis un pluriel à état parce qu’il y a dans ces deux versets plusieurs états de la prière que Paul veut souligner pour les Colossiens, pour qu’ils en saisissent toute l’urgence.

1. La persévérance

Et le premier de ces états d’urgence de la prière, est bien la persévérance.

Avant de vous quitter, je voudrais vous dire une chose, nous dit Paul : « Perséverez dans la prière. » Dans la Tob, il est dit « Tenez-vous à la prière. » Accrochez-vous. Et le verbe grec contient effectivement l’idée de force. Accrochez-vous fortement comme un pit bull referme ses mâchoires sur le bras du malheureux qui passait par là. Il y a aussi la notion de durée (comme pour le pit bull, il ne lâche pas), on tient longtemps comme le pit bull ! Autrement dit : « Attachez-vous fortement et durablement à la prière. »

Quand on voit le mot persévérer dans la Bible, on pourrait se sentir découragé parce qu’on sait qu’on n’est pas tellement persévérant dans ce domaine. Mais moi ce mot dans la Bible me rassure. Je trouve cela plutôt rassurant de voir que souvent dans le Nouveau Testament, dès qu’on parle de prière, on parle de persévérance. Comme dans Romains 12:12 :« Réjouissez vous en espérance; Soyez patients dans la tribulation. Persévérez dans la prière. »

Cette insistance sur la persévérance en relation avec la prière, me rassure parce qu’elle indique que la prière reste quelque chose de difficile pour tout le monde ! Si tout allait de soi dans la prière, le Nouveau Testament ne passerait pas de temps à lancer des appels à la persévérance ! Si les auteurs du Nouveau Testament insistent là-dessus c’est bien parce que la prière justement ne nous est pas naturelle, elle reste pour beaucoup d’entre nous un combat, un combat de tous les jours, avec parfois au bout du combat la défaite, la désertion, l’abandon des positions, le recul, la déroute.

Arrivé à ce constat, il nous faut poser cette question importante: Pourquoi est-ce si difficile ? Pourquoi y-a-t-il autant d’abandons dans le tour de France de la prière ?

Des responsables chrétiens se sont rassemblés pour débattre de cette question et ont tentés de rassembler les réponses. Celles qui revenaient le plus souvent étaient celles-ci :

  • Je suis trop occupé pour prier, je n’ai pas le temps. A cela, un pasteur a écrit un livre qui prend le contre-pied de cette objection, le titre est : « Trop occupé pour ne pas prier ! » Il y a trop de choses dans la vie, de défis à relever, de décisions à prendre, des situations complexes pour faire l’économie de la prière.
  • Je suis trop fatigué pour prier, je n’arrive pas à me concentrer.
  • Je ne parviens pas à trouver un endroit ou un moment calme.
  • Il y a tant de domaines où il faut se discipliner, la prière n’est pas une priorité.

Mais une dernière personne a dit autre chose: Si nous ne prions pas c’est peut-être parce qu’au fond de nous, on se demande si la prière marche vraiment !

Et il me semble que cette personne mettait le doigt sur peut-être la véritable raison de notre manque de persévérance dans la prière : un doute, un énorme doute quant à son efficacité !

Nous pouvons tous témoigner d’ expériences où nous avons prié et que nous n’avons pas eu de réponses. Prier pour un malade qui n’a pas guéri, un travail qui n’est pas venu, un succès qui tarde à se réaliser. J’avais prié pourtant! J’avais réuni toutes les conditions pour un exaucement rapide et précis. Il y avait un besoin, j’avais la foi, j’ai mis des amis dans le coup, c’était pour la gloire de Dieu et puis rien ou pas grand-chose…

Ça laisse des traces dans notre vie de prière, ça laisse surtout un vide ! Un vide dans notre vie de prière.

Mais faut-il abandonner la prière pour autant ? Faut-il la laisser aux spécialistes qui ont un taux d’exaucement supérieur à la moyenne ?

On serait tenté de le faire. Mais la Bible nous invite à persévérer dans la prière et justement de ne pas abandonner notre vie de prière. Par contre ce qu’il faudrait abandonner c’est plutôt une certaine conception de la prière, celle qui consiste à voir ou à vivre la prière comme un bon de commande adressé à Dieu. « Voilà ma commande Seigneur, j’espère que tu vas l’honorer » Evidemment si les commandes n’arrivent pas, on arrête de commander. On change de fournisseur et on s’adresse à soi-même selon l’adage bien connu « On n’est jamais mieux servi que par soi-même »

Mais comme me disait quelqu’un dans un groupe de maison quelque part en Europe, la prière n’est pas un moyen d’infléchir la volonté de Dieu, mais un moyen d’entrer dans sa volonté, de rentrer dans sa pensée, d’entrer en communion avec lui. C’est la porte d’entrée de la présence de Dieu. C’est dans ce sens-là que la prière est véritablement la respiration de l’âme. Et ce qui est vital pour tout chrétien, ce n’est pas cette relation du donnant-donnant, « Je te donne mes prières, tu me donnes tes réponses », mais ce qui est vital, c’est le la communion avec le Dieu de la vie.

Et c’est pour cela qu’il faut persévérer dans la prière. Tout simplement pour respirer, pour être rafraichi par la communion avec Dieu à travers la prière. On ne peut pas passer à côté de cela ! On peut rater quelques commandes mais pas arrêter de respirer.

Pour ne pas manquer d’air en fin de parcours, il nous faut réentendre cet appel urgent de Paul  : « Perséverez dans la prière ! »

Evidemment nous pouvons prendre ce matin la décision de devenir ou redevenir des hommes et des femmes de prière, mais il y a peut-être quelques décisions pratiques à prendre.

  • Réserver un temps dans la journée pour la prière, et peut-être même un endroit.
  • Commencer par de courtes prières. « Ne pas mépriser les petits commencements » dit le prophète Zacharie (4:10)
  • Lancer ou relancer la prière avant les repas (si votre famille est croyante).
  • Prier avec vos enfants.
  • Ecrire vos prières si vous avez les pensées qui divaguent,
  • Prier en petit groupe, en duo, trio, quatuor ou dans les groupes de maison (mais pour cela il faut y aller !)
  • Pier les prières des autres, les prières des Psaumes par exemple mais aussi celles écrites par d’autres, les anciennes mais aussi les nouvelles. Parce qu’il arrive un moment où nos mots nous paraissent limités et insuffisants. Les prières écrites par d’autres peuvent nous inspirer et nous rafraichir. Ce que l’on perd en spontanéité , il me semble qu’on le gagne en profondeur.

On pourrait reprendre l’adage bien connu « Qu’importe la flacon pourvu qu’on ait l’ivresse ».  Pour la prière qu’importe le moment, la méthode, la position, l’environnement, le nombre de personnes, l’important c’est de prier et de persévérer.

2. La vigilance

Deuxième état d’urgence de la prière, la vigilance. Paul invite les Colossiens à retrouver cette vigilance dans la prière. « Soyez vigilants dans ce domaine »

Le mot vigilance est de nouveau un mot qui revient souvent à côté de celui de la prière: Jésus dit à ses disciples dans le jardin de Gethsémané : « Veillez et priez. » Vigilance et prière ou prière et vigilance. Mais comment s’articulent ces deux mots ? S’agit-il de deux moments différents ou simultanés ?

On pourrait penser d’abord au fait que quand on prie, il faut être réveillé. On ne peut pas dormir et prier. Dans le jardin de Gethsémané, les disciples ne sont pas capables de rester éveillé pour prier avec Jésus. Malgré l’urgence, malgré le sérieux de la situation, ils ont les paupières lourdes. Je me souviens d’une réunion de prière dans une maison quelque part en Europe. Il était 20h30, tout le monde était un peu fatigué et dans le premier moment de prière nous avons entendu (enfin ceux qui ne dormaient pas), les ronflements paisibles d’un travailleur fatigué par une longue journée. Nous avons souri et nous ne l’avons même pas réveillé. Chacun a droit au sommeil et il me semble que la vigilance ne se situe pas à ce niveau-là.

Quand il est question de vigilance dans la prière on peut y voir deux articulations, et les différentes versions de la Bible se font les témoins de l’une ou de l’autre.

a. La Semeur par exemple traduit « Soyez vigilants dans ce domaine ». La vigilance doit s’exercer dans le domaine de la prière. Il s’agit donc de surveiller votre vie de prière, comme on vérifie le niveau d’huile dans la voiture. Paul nous invite et c’est urgent à ne pas nous laissez embarquer pour un long voyage sans avoir vérifié notre niveau de prière. Faites attention, nous dit Paul. Surveillez-vous. Restons en sentinelle sur votre vie de prière.

Et de temps en temps, il vaut pouvoir se poser la question : Est-ce que je respire encore?

Il faut vérifier son niveau de prière et de communion avant que les témoins rouges s’allument sur le tableau de bord.

Un pasteur racontait qu’un jour un de ses témoins s’est allumé ! Pour une histoire de chaise longue au bord de la piscine du camping. Quand il a vu que la chaise longue qu’il avait réservée en mettant sa serviette dessus avait été prise par quelqu’un d’autre, il a senti une rage monter en lui, un désir de meurtre et il s’est dit: ça va mal ! Chacun a ses témoins sur son propre tableau de bord. L’agressivité, l’irritabilité ou pour d’autres le repli sur soi ou l’amertume sont des signes que la vie de prière n’est pas au top et qu’il faut refaire l’appoint et rester vigilants sur sa respiration, je veux dire sur sa vie de prière.

a. Mais il y a un deuxième rapport possible entre la vigilance et la prière, qui voudrait que la prière soit le moyen par lequel on reste vigilant sur sa vie.

NBS traduit : « Par elle, veillez. »

TOB traduit : « Tenez fermement à la prière, qu’elle vous garde sur le qui vive. »

Et donc là ce n’est plus une vigilance à exercer sur la vie de prière, mais une vigilance qui peut s’exercer grâce à la prière, par la prière. C’est la prière qui peut me permettre de rester vigilant, sur le qui vive, en alerte constante… par rapport à quoi ?

Jésus lui-même répond à cette question dans le jardin de Getsémané, dans cette parole que nous n’avions pas terminée tout à l’heure. Quand Jésus dit « Veillez et priez à ses disciples qu’ils trouvent endormis, il ajoute « afin de ne pas entrer en tentation car l’esprit est bien disposé mais la chair est faible » Matthieu 26:41.

C’est par rapport à la tentation que la prière nous permet de rester vigilants.

La tentation sous toutes ses formes et elles sont nombreuses. Mais la tentation la plus « tentante » serait certainement celle du retour en arrière… et les nouveaux chrétiens du premier siècle y étaient particulièrement sensibles.

En tant que Chrétien nous avons cette nouvelle identité en Christ et nous voulons vivre en fonction de cette nouvelle identité, nous sommes pleins de bonnes dispositions intérieures, prêts à changez notre garde-robe, à chanter un cantique nouveau, à mettre la Parole au centre de notre vie. Spirituellement nous sommes bien disposés !

Mais il nous reste à tous des traces de notre ancienne identité, de notre ancienne vie sans Dieu, c’est cela la définition de la chair, ce n’est pas la peau que nous avons sur nos os (attention au platonisme et au neo-platonisme), mais la vie à l’écart de Dieu : cette « vaine manière de vivre  héritée de vos pères» dit la Bible ou cette fameuse « ancienne nature » ou encore ce « vieil homme ».

Cette vie sans Dieu, c’est notre vie avant d’être chrétien mais c’est aussi cette vie que nous avons héritée de nos parents de nos grands-parents et on peut (on doit) remonter la lignée jusqu’à Adam et Eve, ces représentants de l’humanité qui ont entrainé cette même humanité dans cette habitude à laisser Dieu à l’extérieur de sa vie, de jouer ce jeu dangereux de cache-cache avec Dieu, de vouloir être dieu à la place de Dieu.

C’est une habitude que l’on pourrait appeler héréditaire ! Qui laisse des traces dans notre vie, comme des sillons dans notre manière de penser, de nous comporter, de réagir. Et la tentation est de retomber malgré notre nouvelle identité en Christ dans ses schémas-là, ces mécanismes, ces habitudes de comportement, cet égocentrisme, colère, jalousie, amertume, agressivité…

Et il est facile de retomber dans ses schémas, il suffit… de ne rien faire ! Il suffit de sombrer dans une sorte d’assoupissement spirituel.

Et le meilleur moyen de rester vigilants, c’est la prière. C’est elle qui nous permet de rester en alerte, de rester sensibles à nos petites tentations de la journée ou à nos glissements vers l’égoïsme, la colère, l’amertume, le manque de pardon. Et si la prière nous permet de rester vigilants, c’est tout simplement parce qu’on ne peut pas tricher avec la prière.

Je vous ai déjà dit qu’il m’arrivait une fois tous les 10 ans de me disputer avec mon adorable femme. Comment est-ce possible ? Je n’en sais rien. La chair est faible ! Mais à chaque fois, à un moment où un autre après la dispute, je me suis retrouvé devant Dieu dans la prière. J’ai essayé bien souvent mais jamais je ne n’ai réussi à dire à Dieu: « Seigneur pardonne-lui, car elle a péché… » Non chaque fois, j’ai dit à Dieu, « Seigneur pardonne-moi et aide moi à aller lui demander pardon. » On ne triche pas dans la prière.

Quand on veut tricher, on ne prie pas, mais quand on prie, quand on se place devant le juste juge qui sonde et connait les cœurs, on devient sensible à l’égard de sa propre responsabilité. Quand on prie, notre sens spirituel se met en alerte. On se réveille de son apathie spirituelle. C’est en elle qu’on retrouve toute sa vigilance, c’est elle qui nous permet de rester sur le qui-vive spirituel.

Conclusion

Pour répondre à cet appel urgent à la prière, des hommes et des femmes de

France, de Suisse et de Belgique on fondé ce qui s’appelle « la fraternité des veilleurs ».  Cette fraternité à été crée par les frères Monod en 1923. Ils sont deux à trois cent aujourd’hui. Ils habitent des villes différentes, ils ont des occupations différentes, mais ils se sont engagés à prier avec persévérance. Ils veillent et ils prient. Ils veillent sur leur vie de prière et ils veillent en priant…

Il y en avait un dans l’Eglise libre d’Orléans, je ne l’ai su que quelques années après notre arrivée. Il me l’a dit et il me disait aussi qu’il priait pour nous depuis 3 ans, que les veilleurs priaient pour nous. Cela m’a fait un bien fou ! Comme une bouffée d’oxygène spirituelle.

C’est bien qu’il y ait ces Veilleurs, mais c’est bien aussi qu’il y ait des gens comme vous et moi qui restent vigilants dans la prière. Vous savez quand Paul s’adresse aux Colossiens, il s’adresse à des gens tout à fait normaux, à des employeurs et des employés, des couples, des gens seuls, des parents, des enfants. Tous aux prises avec la vie et tout ce qu’elle comporte comme pesanteurs et comme tentations. C’est à des gens normaux comme nous qu’il lance cet appel urgent à la persévérance et la vigilance dans et par la prière.

Un prédicateur disait : « A un moment je parlais plus de la prière que je ne la pratiquais… et un jour j’ai fait quelque chose de tout à fait radical : j’ai prié. »

Et si pour la rentrée nous faisions quelque chose de tout à fait radical ? Prier ! Devenir veilleur !