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La Sagesse « parle »… Mais qui pour l’écouter?

Intro : qu’est-donc cette Sagesse ?

Ce texte est visiblement un discours : celui de la Sagesse. Bon on sait pas encore ce que c’est cette Sagesse, mais en tout cas dans ce texte elle nous parle.Elle nous raconte sa vie, d’où elle vient, quels sont ses passe-temps. D’ailleurs, elle a quand même des passe-temps assez spéciaux : comme créer la terre, jouer avec Dieu, jouer avec les hommes…

Bon, cette Sagesse nous parle, et visiblement elle s’épanouit, mais une question se pose quand même : Qu’est-ce que c’est que cette Sagesse ?

La Sagesse d’habitude pour nous c’est quoi ? C’est une qualité, comme l’intelligence ou la bêtise. Et une qualité ça s’exprime au travers d’une personne. Une qualité, ça existe pas en tant que tel. On peut pas dire « j’ai vu l’intelligence ce matin, et je me suis disputé avec la bêtise ». Ça veut rien dire. Une qualité, ça parle pas.Mais dans ce texte la Sagesse nous parle. C’est quand même bizarre.

Mieux encore, elle ne fait pas que parler : elle nous dit qu’elle se tient à côté de Dieu, elle joue avec Dieu, elle joue avec le monde, elle se promène parmi les humains. Elle fait pas que parler, elle joue, elle agit, elle créé, elle se balade.

Manifestement cette Sagesse ici c’est pas une qualité abstraite. Non cette Sagesse ressemble bien plus à une personne qu’à une qualité.La question n’est donc plus : Qu’est-ce que cette Sagesse, mais Qui est-elle ?

Le livre des Proverbes contient en fait d’autres discours de la Sagesse. Ici on en a lu un dans le chapitre 8, mais y en aussi dans les chapitres 1 et 9. Et dans tous ces passages, la Sagesse nous parle d’elle-même. Et voici un condensé de ce qu’elle nous dit.

La rechercher c’est rechercher Dieu, elle nous appelle, elle ne dit que ce qui est vrai et juste, elle est plus précieuse que l’or, à elle sont l’intelligence et la force, elle est à l’œuvre dans la création aux côtés de Dieu, elle joue avec Dieu, elle est la crainte du Seigneur, et la trouver c’est trouver la vie.

La Sagesse de ce texte, qui est finalement une personne ça on l’a déjà vu, ça semble pas être n’importe qui, elle participe à la création, elle détient la vérité et la justice, elle appelle les hommes, elle donne la vie ! La Sagesse ici ça à l’air d’être Dieu en personne. Parce que c’est Dieu qui donne la vie. C’est Dieu qui détient la vérité et la justice. C’est Dieu qui créé toute chose.

On a l’impression que la Sagesse ici, c’est Dieu, et pourtant la elle nous dit qu’elle nous dit qu’elle se tient à côté de Dieu et qu’elle joue avec Lui.

On comprend alors que ce texte nous plonge dans le mystère de Dieu Lui-même. Dieu qui est Le Dieu Unique, mais qui est aussi pluriel : Père, Fils et Saint-Esprit.

Un Dieu de relation.

Et par ça cette Sagesse nous montre une première chose sur ce Dieu si mystérieux. Ce n’est pas un Dieu solitaire, c’est un Dieu de relation.

En effet ce texte nous dit que même avant la création du monde Dieu n’était pas seul. Il était avec lui-même. Il était en relation avec Lui-même, en relation parfaite, Dieu le Père en relation avec la Sagesse personnifiée, on sait pas encore qui c’est ici on le verra plus tard. Suspenssss.

Cette relation se retrouve même dans la création où Dieu et la Sagesse créent ensemble. Dieu est le créateur, la Sagesse le maître d’œuvre. Il jouent, ils s’amusent ensemble en créant.

Vous savez, j’ai souvent entendu des croyants se poser la question : pourquoi Dieu nous a créé ? Pourquoi ? Et pas mal de gens pensent, ba, peut-être qu’il s’ennuyait, tout seul.

Et bien ce texte nous montre que non, D’une s’ennuyait pas, parce qu’il était pas tout seul, il était avec lui-même. Dieu est unique, mais il est 3 en même temps, je sais c’est pas très mathématique et pourtant c’est ce que nous dit la Bible. Et depuis toujours, Dieu vit une relation parfaite de joie, d’amour et de paix. Depuis toujours Dieu est un Dieu de relation.

Mais le plus incroyable, c’est que Dieu nous invite à intégrer cette relation parfaite. Dans notre texte, la Sagesse nous dit qu’elle trouvait ses délices parmi les hommes. Elle nous appelle. Elle veut que nous venions à elle, que nous venions à Dieu. Dieu est un Dieu d’amour et de relation, et il invite les hommes à partager cet amour et cette relation avec Lui.

Quand je lis ce texte, quand je pense à ce merveilleux amour, à cette si belle invitation, ça donne envie de louer Dieu, de lui dire merci, de lui exprimer toute la joie que je ressens ! Dieu vit une relation parfaite depuis toujours ! Et pour toujours il m’invite à vivre cette relation avec lui ! Amen ! Merci Seigneur !

Et moi ça me fait penser à un cantique en particulier, et ce cantique va en fait rythmer cette prédication. En voici le début :

Que ne puis-je, ô mon Dieu,
Dieu de ma délivrance,
Remplir de ta louange
et la terre et les cieux,
Les prendre pour témoins
de ma reconnaissance,
Et dire au monde entier
combien je suis heureux.

Un Dieu créateur Tout-Puissant.

Dans ce texte, la Sagesse nous apprend autre chose sur Dieu. Il est un Dieu créateur et tout-puissant.

En effet la Sagesse nous décrit en partie les œuvres grandioses de Dieu : il met les montagne en place, il fait l’immensité de la terre et des campagnes de même que le minuscule de la poussière, il installe le ciel et l’horizon infini, il place les nuages et fixe des limites à la mer.

La Sagesse nous raconte l’œuvre de Dieu, œuvre à laquelle elle participe, comme si tout ça pour Dieu c’était facile. Elle nous parle pas ici de travail, dur, pénible, fatiguant. Moi déjà si on me demandait de fabriquer une chaise, déjà je conseillerais pas forcément de s’asseoir dessus, mais en plus à la fin je serais fatigué. Ici Dieu créé tout depuis les montagnes jusqu’à la poussière, et ça a l’air facile.

Dieu et la Sagesse jouent en créant, ils s’amusent ensemble, ils essayent de nouvelles formes, de nouvelles couleurs, le vert pour l’herbe, le bleu pour le ciel, ils font des animaux parfois improbables, ils ont dû se faire un sacré trip le jour où ils ont créé l’ornithorynque… C’est une œuvre de création immense, complexe, magnifique, parfaite, sans erreur, et pourtant, pour Dieu, ça a l’air facile, paisible, joyeux.

Ces images nous appellent à l’humilité, à l’adoration, devant la grandeur, la puissance de ce Dieu créateur. Mais ça nous pousse aussi à la reconnaissance. Parce que c’est ce Dieu si Puissant qui nous appelle à vivre une relation d’amour avec Lui. Ce Dieu parfait, pour qui tout est possible, qui vivait une relation parfaite avec Lui-même, ce Dieu-là se penche vers nous, et pas avec mépris ou dérision, il en aurait le droit, mais avec amour, patience et bienveillance. Il nous donne la vie, il pourvoit à nos besoins, et il désire que bien qu’il soit notre Dieu, nous puissions l’appeler notre Père.

Et ça me fait penser à la suite de ce cantique que j’ai entamé tout à l’heure.

Heureux quand je te parle,
et que de ma poussière,
Je fais monter vers toi
mon hommage ou mon vœu,
Avec la liberté
d’un fils devant son père,
Et le saint tremblement
d’un pécheur devant Dieu.

Un Sauveur Juste.

Un pécheur devant Dieu. Et je vais malheureusement, maintenant, troubler ce magnifique tableau. Parce que je crois pas pouvoir répondre à l’invitation de Dieu. La Sagesse est bien gentille de m’offrir la possibilité de vivre cette relation parfaite avec Dieu, mais écoutez ce qu’elle nous dit : Écoutez moi, gardez mes commandements, devenez sages !

Heu, je fais comment ? Je peux pas ! Et qu’est-ce que je fais de tous les mensonges que je me traîne, mon égoïsme, parfois même ma méchanceté peut-être ? Je peux pas rentrer dans une relation parfaite. Je peux pas vivre une relation parfaite, parce que je suis loin d’être parfait. Et même si je voulais changer maintenant, là, je ne peux pas changer tout le mal que j’ai déjà fait. Donc je peux pas répondre à cette invitation de Dieu.

Et la Sagesse le sait tout ça ! Alors pourquoi elle m’invite quand même à vivre quelque chose que je peux pas vivre ?

Et bien c’est maintenant le moment de revenir à notre question initiale : la Sagesse personnifiée de notre texte, qui est-elle ?

Alors ça se discute, mais je trouve que ce que la Sagesse raconte ici au sujet d’elle-même, ressemble beaucoup à ce que l’apôtre Jean raconte du Christ, qu’il appelle la Parole dans l’Évangile de Jean chapitre 1. Il nous dit que la Parole (qui est le Christ) était avec Dieu, et elle était Dieu depuis toujours, qu’elle a participé à toute la création, elle est la vie, elle est venue dans le monde, elle appelle à devenir enfant de Dieu, et donc à l’appeler Père,… ! Ça ressemble quand même beaucoup à ce que la Sagesse nous dit dans notre texte.

Alors la Sagesse personnifiée de notre texte, qui est Dieu sans être Dieu le Père, peut-être en fait qu’elle n’est autre que Dieu le Fils ! Le Christ Jésus du Nouveau Testament ! Celui qui est appelé « Sagesse de Dieu » en 1Corinthiens 1 verset 30. Le Christ qui est Dieu mais pourtant qui est venu jusqu’à nous en tant qu’être humain pour nous parler, nous appeler à lui, nous inviter à vivre cette relation parfaite avec Dieu. Mais le Christ qui sait aussi que le mal qui est en nous nous empêche de vivre cette relation.

Alors Dieu le Fils n’a pas fait que nous inviter. Il est venu également régler notre problème. Dieu d’amour est aussi un Dieu juste, qui n’aime pas le mal, comme notre texte nous le dit au verset 36 : Mais il se fait tort à lui-même, celui qui me désobéit : tous ceux qui me haïssent aiment la mort. Dieu est un Dieu juste, et nous, nous ne sommes pas parfaitement justes.

Alors Dieu le Fils, est venu payer le prix de nos fautes à notre place. Il est mort sur la croix pour que nous puissions avoir la vie avec Dieu. Et Dieu l’a d’ailleurs ressuscité, parce que même s’il payait pour des pécheurs, il n’en restait pas moins innocent. Et Dieu le Fils, mort pour nous puis ressuscité, c’est Lui qui nous invite maintenant à la rejoindre, à la suivre, et à entrer dans cette vie, à entrer dans cette relation parfaite et éternelle avec Dieu.

Et je vais alors continuer le cantique que nous avons entamé déjà 2 fois :

Heureux, lorsque, assailli
par l’Ange de la chute,
Prenant la croix pour arme
et l’Agneau pour Sauveur,
Je triomphe à genoux,
et sors de cette lutte,
Vainqueur, mais tout meurtri ;
tout meurtri, mais vainqueur !

Conclusion : La vie avec le Dieu trinitaire.

Au final c’est un texte qui semblait beau mais un peu mystérieux. Et on se rend compte qu’en fait ce texte nous plonge dans le mystère de Dieu lui-même.

Mais grâce à ce texte nous avons appris à mieux connaître qui est notre Dieu :

-Ce Dieu créateur tout-puissant, Dieu le Père, qui nous donne la vie et désire nous accueillir au sein de sa relation parfaite.

-Dieu le Fils, qui nous aime tellement qu’il est venu mourir à notre place pour enlever tout le mal qui nous séparait de l’invitation merveilleuse de Dieu.

-Et nous pouvons rajouter Dieu le Saint-Esprit, qui habite en nous dès le moment où nous acceptons Jésus comme notre Sauveur. Et c’est également par le Saint-Esprit que nous avons enfin accès, dès maintenant, à cette relation parfaite de vie et d’amour avec Dieu, cette relation à laquelle nous invitait cette Sagesse dans notre texte.

Alors j’espère que chacun, nous comprenons que cette invitation de Dieu, elle est pas que pour quelques élus. Elle est pas que pour les parfaits. Elle est au contraire adressée à chacun d’entre nous. Alors je vous invite, tout comme la Sagesse, à accepter cette invitation de Dieu. Acceptez votre imperfection, acceptez votre injustice. Remettez-les à Dieu. Acceptez pour vous-mêmes ce que Jésus-Christ a fait pour vous à la croix. Recevez son pardon, donnez-lui votre vie. Et entrez alors dans cette relation parfaite à laquelle Dieu invite chacun d’entre nous.

Et pour terminer, il me reste une dernière strophe à notre cantique, et j’aimerais conclure avec ça :

Heureux, toujours heureux !
J’ai le Dieu fort pour Père !
Pour frère, Jésus-Christ,
pour conseil, l’Esprit-Saint :
Que peut ôter l’enfer,
que peut donner la terre
A qui jouit du ciel
et du Dieu trois fois saint ?

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