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L’addition s’il vous plait ! (Prédication de baptêmes)

Dans quelques instants nous allons célébrer 3 baptêmes. Mais pourquoi au juste se faire baptiser ?

Le baptême est un des deux rites chrétiens ordonnés par le Seigneur lui-même, l’autre étant la cène. Ce sont des rites pratiqués par l’Église depuis le 1er siècle de notre ère. Et chacun de ces rites renvoie à la mort de Jésus, qui est au cœur de l’Évangile.

Jésus, après sa résurrection et juste avant de monter au ciel, a dit à ses disciples : « Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tus les jours jusqu’à la fin du monde ».

Telles sont les dernières paroles du Seigneur, rapportées par Matthieu à la fin de son Évangile. C’est donc pour obéir à ce commandement du Seigneur que son Église « baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » tous ceux et celles qui croient en lui.

Nous baptisons tous ceux et celles qui croient en Dieu, mais plus précisément quel est le contenu de cette foi, de notre foi ? En effet, nous demandons le baptême avant tout sur la base de ce que nous croyons, il est donc important ce matin de prendre un temps pour rappeler, pour expliquer le message de l’Évangile.

Mais avant de lire un texte biblique qui va nous éclairer dans notre réflexion, je vous invite à regarder une vidéo qui nous explique de manière imagée ce qu’est cette Bonne Nouvelle de l’Évangile.

Alors je m’excuse par avance, la qualité de la vidéo n’est pas extra, je l’ai pas trouvé en meilleure qualité, mais ça passe quand même.

Vidéo.

Que voit-on dans cette vidéo ? Nous voyons des personnes qui malheureusement en sont venues au bout de leur vie. Vient alors un moment où nous devons rendre compte de nos actes.

Chacun s’avance, avec le dossier de sa vie. Dossier qui contient à la fois tout le bien et tout le mal que chacun a pu pratiquer de son vivant. Et le bilan commence.

Bien sûr toutes ces personnes essaient de surtout mettre en avant les bonnes choses de leur vie. J’ai travaillé dans un orphelinat, j’ai nettoyé un parc… Certains autres essaient des moyens plus roublards. Ma mère allait à l’Église, si vous voulez on s’arrange avec un peu d’argent…

Le but, c’est qu’une fois qu’on se retrouve sur la balance, l’aiguille puisse indiquer que nous avons été une personne suffisamment parfaite pour avoir accès à la vie éternelle auprès de Dieu qui Lui est parfait.

Malheureusement, l’être humain n’a aucun moyen de se faire pardonner le mal qu’il commet, aussi minime soit-il. Nous ne pouvons pas être parfaits par nos propres efforts. Et on aura beau tout essayé, on aura beau aller à l’Église tous les dimanches, donner de notre temps et de notre argent pour les pauvres, faire autant de bien que possible autour de nous, nous resterons les êtres imparfaits que nous sommes.

L’être humain n’a aucun moyen d’être déclaré juste devant Dieu.

Et Dieu le sait. Il le sait. Il sait dans quelle impasse nous nous trouvons. Alors il a accepté de faire la seule chose qui pouvait nous permettre de recevoir la justification, le pardon, d’être rendus parfaits à nouveau. Ce moyen, c’est que le seul être qui soit parfaitement juste paye à la place de ceux qui étaient injustes. Que le seul innocent reçoive ce que méritaient tous les coupables. En effet si un coupable paye, c’est pour lui-même. Mais si un innocent reçoit ce que méritent les coupables, nous avons alors la certitude que c’est n’est pas pour lui-même qu’il a payé, mais que c’est pour les autres.

Or, on l’a dit, le seul être parfait, le seul innocent, c’est Dieu lui-même. Alors Dieu est devenu un homme, Jésus-Christ. Il est venu sur terre, il est né comme chacun d’entre nous. Il vécu une vie humaine réelle, sans tricher, jusqu’à subir la tentation, mais durant toute sa vie il est resté parfaitement juste, sans commettre le moindre mal.

Et il a accepté de donner sa vie, pour sauver la nôtre. Il a reçu à notre place la mort que méritait tout le mal que nous commettons.

Mais bien sûr, comme il n’en restait pas moins innocent, la mort n’a pas pu le garder, c’était injuste ! Alors il est revenu à la vie, il est ressuscité, et c’est dans la vie qu’aujourd’hui encore il nous appelle à recevoir le pardon, la justification, le salut et la vie éternelle qu’il désire pour nous.

C’est ce qui arrive au dernier personnage de notre vidéo. Il a remis sa vie entre les mains du Christ. Et c’est le Christ qui a payé de sa vie à sa place. Il reçoit le pardon de Dieu, il n’a plus à craindre ce bilan de fin de vie, et il rejoint le Christ pour rester avec lui.

Voila le message de l’Évangile, la Bonne Nouvelle que Dieu veut annoncer à tous les humains.

Mais vous aller me dire, d’accord, mais comment je fais pour recevoir ce pardon de Dieu. C’est systématique ? Est-ce que y aurait pas des rites à faire ? Des choses obligatoires pour recevoir ce pardon ?

A ce sujet, on va lire ensemble un texte qui se trouve dans la première épître de Jean, au chapitre 1, les versets 5 à 9.

Lecture explicative de 1 Jean 1.5-9

Quoi, c’est tout ? Il suffit de simplement reconnaître que nous sommes pécheurs, et Dieu nous pardonne ? Ca à l’air si simple !

Et pourtant, on a tellement de mal à le faire, à le reconnaître. A cause d’un défaut très répandu dans l’humanité. L’orgueil. L’orgueil qui nous pousse à refuser de reconnaître notre péché. L’orgueil qui nous pousse à croire qu’on pourra s’en sortir tout seul, ou en magouillant comme certains personnages de la vidéo. L’orgueil qui nous amène à rejeter parfois jusqu’à l’existence de Dieu, en se disant qu’on a pas besoin de lui. Qu’on maîtrise notre vie et notre devenir.

Je vais vous raconter une histoire. Ceux qui étaient là la semaine dernière l’ont entendu parce que les jeunes l’ont raconté au culte dimanche dernier. Mais recevez-là comme pour la première fois.

C’est l’histoire d’un homme qui va au restaurant avec sa femme. Et comme la tradition l’exige (ou l’orgueil masculin c’est vous qui voyez), cet homme veut payer l’addition.

A la fin du repas, le serveur s’avance et annonce : « Ca fera 26€ monsieur ». L’homme fouille alors dans se poches et là… il se rend compte qu’il a oublié son porte-feuille…

Très gêné, l’homme cherche à s’en sortir en discutant avec le serveur. « Vous savez, je suis assez connu dans le quartier, je suis pasteur de l’Église d’à côté ». Mais le serveur répond « Ha oui ? Intéressant ! Ca fera 26€ monsieur ». « Non, mais vous connaissez surement mon père, il vient souvent dans ce restaurant. Vous pouvez vous arranger avec lui ? ». « Malheureusement, nous ne faisons pas crédit. Ca fera 26€ monsieur ».

L’homme décide alors de faire comme si le serveur n’était pas là, et il reprend sa conversation avec sa femme, qui commence à trouver ça louche. Surtout que le serveur répète sans arrêt « Ca fera 26€ monsieur », avec l’homme qui fait comme s’il n’entendait rien.

Au bout d’un moment, sa femme lui dit « Il y a un problème ? Si tu veux, je peux régler l’addition pour toi »…

Avec Dieu, c’est un peu comme dans cette histoire. Nous n’avons aucun moyen de payer l’addition de notre vie. Le mal que nous commettons a un prix, et ce prix est trop élevé pour nous.

Alors parfois, nous essayons quand même de nous en sortir en « magouillant ». On se persuade que le bien que nous faisons pourra compenser. On va à l’Église. On évite les bêtises. Et peut-être qu’on arriverait à 20€, 21€, 21€50 ! Mais jamais nous n’aurons les 26€ que coûte notre vie.

Alors on essaie de se persuader qu’il n’y a pas d’addition, on fait comme si on n’entendait plus cette voix qui continue à nous dire « Ca fera 26€ monsieur ».

Pourtant, Dieu se tient à table, en face de nous. Et il nous dit « Tu vois, tu ne peux pas payer l’addition tout seul. Admets-le ! Reconnais-le ! Et si tu te tournes vers moi, et que tu me le demandes, je paierai l’addition à ta place. Et enfin nous pourrons partir en paix l’un avec l’autre ».

La seule chose qui nous retient de faire cette démarche vers Dieu, c’est un défaut malheureusement très répandu dans l’humanité : l’orgueil.

L’orgueil peut nous pousser à rester dans l’illusion. Mais Dieu se tient là, à chaque instant, et il nous propose de payer l’addition de notre vie à notre place. Il nous suffit de mettre notre orgueil de côté, et de le lui demander avec humilité, avec sincérité.

Rajeenth, Benjamin et Théa veulent déclarer qu’ils croient qu’en Jésus-Christ, qu’ils ont reçu le pardon de Dieu et la vie éternelle auprès du Père. C’est pour cela qu’ils ont demandé à passer par ce rite du baptême, qui symbolise le renoncement au péché, le pardon en Jésus-Christ et la résurrection dans une vie nouvelle en tant que disciple du Christ.

Et comme au temps des apôtres, à la question « Qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ? », la réponse ne peut être que la même : « Si tu crois de tout ton cœur, cela est possible ». Oui, nous baptisons ceux et celles qui peuvent sincèrement dire « Je crois que Jésus est le Fils de Dieu. Je crois que Jésus est mort sur la croix pour moi, pour le pardon de mes péchés et pour mon salut ».

La signification du baptême administré de la sorte est donc double :

-Premièrement, le baptême est le signe visible d’une réalité invisible. Cette réalité invisible, c’est l’œuvre que Dieu a déjà accompli dans le cœur du croyant. Et par son baptême, le chrétien confesse et proclame de manière visible que Dieu a pardonné son péché, Dieu lui a donné un nouveau départ, une vie nouvelle, et Dieu lui a donné son Esprit Saint afin de discerner sa volonté pour le servir avec intelligence.

-Deuxièmement, le baptême est le signe visible de l’engagement du chrétien envers Dieu. Par le baptême, le chrétien s’engage publiquement à suivre le Seigneur, à lui obéir, à le servir, à être disciple du Christ.

Voilà pourquoi nous allons demander aux futurs baptisés de prendre la parole dans un instant, pour qu’ils témoignent de cette œuvre de Dieu dans leur cœur, et qu’ils puissent confesser leur foi devant vous, avec leurs propres mots.

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