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Quand le rêve devient réalité – Néhémie 2:1 à 8

Martin Luther King a prononcé ce discours il y a 55 ans, le 28 août 1963…Il paraît que cette partie du discours était plus ou moins improvisée : I have dream Je fais un rêve, le rêve d’une société égalitaire, où les blancs et les noirs auraient les mêmes droits…Je fais le rêve où les enfants noirs pourront prendre par la main les enfants blancs et c’est ce rêve qui a fait de lui ce grand leader, c’est ce rêve et celui qui le portait qui ont pu faire basculer les choses dans la société américaine. Il reste encore à faire et pas seulement en Amérique mais tout est parti d’un rêve et d’un rêveur.

Nous sommes en train de suivre un autre leader, qui vivait lui au 5° Siècle av JC, à Suse capitale de l’empire perse, non loin de Bagdad, Néhémie ou littéralement Dieu réconforte.

Et ce Néhémie lui aussi avait un rêve. Le rêve de voir les murailles et les portes de Jérusalem reconstruites. « J’ai fait un rêve dit Néhémie, que les murailles de Jérusalem soient reconstruites et que nous ne soyons plus dans le déshonneur mais qu’au contraire la gloire de Dieu rayonne dans les vies et dans toutes les nations alentours. Neh 2 :19 « Des murailles reconstruites des vies restaurées » I have a dream nous dit aussi Néhémie ce matin.

Nous avons vu dimanche dernier dans le chapitre 1 du livre de Néhémie tout l’intérêt, que peut avoir Néhémie pour cette ville alors qu’il habite à 1200 km de là et qu’il est comme un poisson dans l’eau à la cour du roi Artaxerxes, échanson du roi, sommelier, goûteur de vin, responsable de la maison.

Et nous avons pu assister ensemble à la naissance d’un leader en 3 « contractions »: D’abord la sensibilité par rapport à la situation à Jérusalem (cœur touché). Puis la sensibilité (encore !) par rapport au décalage qui peut exister entre la situation présente et l’intention de Dieu, les promesses de Dieu. Et enfin , la responsabilisation/ce passage du nous au moi, et à la mobilisation.

Mais il n’est pas encore très loin Néhémie il est au stade du rêve, Il a un rêve Néhémie…

Et nous avons aussi des rêves. Et je me permets de vous poser la question : A quoi rêvez-vous ce matin ?

Quand je tape sur Google le mot rêve, je tombe évidemment sur toute une série de choses que l’on nous invite à rêver, la voiture de vos rêves, la maison de vos rêves, la croisière de vos rêves, la femme de vos rêves…ou l’homme de vos rêves (appelé aussi le lave-vaisselle) . Alors tous ces rêves ont peut-être leur place mais nous ne parlons pas de cela. Nous parlons des rêves que nous aurions pour Dieu…de bons rêves non pas que les autres soient de mauvais rêves mais on parle ici des rêves pour le bien ! Et pour celui qui est à l’origine du bien, du souverain bien. Et vous savez quoi ? Il nous faut absolument rêver de bons rêves ou des rêves pour le bien. C’est vital !

Comme le dit aussi Martin Luther King « Notre vie commence à s’éteindre le jour où nous ne réagissons plus à des choses qui comptent vraiment » Quand nous ne rêvons plus à des choses qui comptent vraiment, nous ne vivons plus !

Et il a dit aussi que dans la vie la question la plus persistante et la plus urgente et de savoir ce que l’on fait pour les autres, pour le prochain…voilà un beau et bon rêve.

  • Nous pourrions rêver peut être d’une vie qui serait un peu moins tournée vers soi-même et plus vers les autres, une vie qui aurait, osons l’expression, de l’impact autour d’elle. Peut-être d’exercer un ministère particulier pour Dieu, de partir en mission, faire quelque chose de significatif, non pas de sensationnel mais de significatif c’est-à-dire qui porte du sens et qui fait la différence et cela pour Dieu et pour les autres. Oui, on pourrait rêver de cela n’est-ce-pas ?
  • Nous pourrions rêvons peut-être de faire la différence dans son milieu professionnel en tant que chrétien, nous rêvons que sur notre lieu de travail le nom de l’Eternel soit reconnu du directeur à l’employé, en passant par le service d’entretien « Eric là tu rêves vraiment ! » On voit que tu ne connais pas mon cadre de travail. Vous avez raison, je ne le connais pas mais on peut toujours rêver.
  • On pourrait rêver aussi que notre vie soit restaurée. Notre vie manque parfois de sens, on manque de pardon, d’espérance. Notre vie présente peut-être des brèches dans ses murs. Peut-être que certaines parties sont en ruines ? On peut rêver d’une vie restaurée, de relations reconstruites.
  • On pourrait rêver que la France se réveille à l’Evangile, on peut rêver de voir se combler les brèches de notre nation. On peut rêver avec le Pôle développement de notre Union de voir nos églises se développer. On peut rêver avec le département Implantation qui rêve de voir 10 nouvelles Eglises d’ici 2020. On peut rêver avec le département revitalisation qui rêve de voir justement des églises locales se mettre à rêver selon Dieu, par son Esprit.

Quelqu’un m’a dit un jour « je veux être une locomotive«  et je ne pense pas qu’il voulait travailler à la SNCF, il voulait être une locomotive pour les autres et dans la foi ! C’est un beau rêve, un bon rêve. Un rêve pour le bien. Alors ce n’est pas à moi de vous dire ce qu’il faut rêver. A chacun ses rêves mais qu’ils soient pour la gloire de Dieu. Des rêves à rêver de la gloire de Dieu dans nos vies et dans les vies. Oui il nous faut rêver dans ce sens.

Mais il y a un risque dans le rêve, c’est celui de rester un rêve et ne jamais faire incursion dans la réalité.

Et il y a une question que le rêveur doit absolument se poser: comment ne pas le rester ? Comment ne pas ê considéré par les autres comme un doux rêveur, sympathique mais tout à fait incapable de rejoindre la réalité. Comme un dreamer complètement dans les nuages…(Supertramp)

Et il faut bien avouer que bien souvent nos réflexions s’arrêtent au stade du rêve, peut être parce que la réalisation nous couterait trop cher, parce qu’il faudrait trop sacrifier pour passe du rêve à la réalité. Alors on finit même par s’empêcher de rêver de reconstruction de murailles abattues parce que ces rêves ne servent pour finir qu’à troubler le sommeil, on met nos rêves sous l’éteignoir. Mais en même temps on reste des nostalgiques du rêve et de sa réalisation, beaucoup de nos phrases commence par « il faudrait que » et termine par un immense soupir.

Mes amis, j’ai l’impression que si Néhémie a été écrit c’est pour nous inviter à rêver mais aussi à réaliser, à penser en termes de rêve mais aussi en terme de réalisation. Néhémie a réalisé son rêve, la muraille a été reconstruite en 52 jours, ce qui paraissait impossible à bien des observateurs de l’époque est devenu une réalité bien tangible, historique. Jérusalem a été reconstruite. Avec Néhémie, le rêve devient réalité. C’est le titre du message

Et nous allons voir ensemble comment cela est possible, comment un rêve peut devenir réalité, comment un rêveur peut devenir un bâtisseur.

LE REVEUR SE FAIT PATIENT (et attend l’occasion)

Le 1° point qui ressort de ce récit se trouve dans les premiers mots. « Au mois de Nisan » Ce qui fait quatre mois depuis la visite d’Hanani son frère qui lui apporte les mauvaises nouvelles de Jérusalem.4 mois que Néhémie rêve et se repasse son rêve en boucle, 4 mois qu’il prie . Quatre mois qu’il tourne et retourne son projet dans sa tête…4 mois qu’il attend !

Et pendant ces 4 mois il n’y a pas un mur qui se remonte à Jérusalem, même pas une brique, il ne se passe rien. Et on peut imaginer la frustration de Néhémie qui a un beau rêve, qui a une vision biblique des choses, qui est prêt à accomplir de grandes choses pour Dieu mais qui est toujours dans sa cave à vin à ronger son frein. C’est dur d’attendre, physiquement difficile, d’ailleurs Artaxerxes finit par le voir sur le visage de son gouteur de vin. « Tu n’as pas bonne mine » (comme le disait Astérix à sa femme 😉

Néhémie : « Et bien non j’ai pas bonne mine, les murailles sont par terre et moi je suis en train de servir du vin à cet imbécile d’empereur, tu trouves que c’est marrant toi »..(on verra que Néhémie n’a pas tout à fait dit cela…) Mais on imagine l’impatience de Néhémie.

Ou plutôt la patience, car rien dans l’attitude de Néhémie ne montre des signes d’impatience, au contraire, le rêveur se fait patient. Le rêveur sait attendre. Le visionnaire sait patienter sans rien voir, alors qu’il ne se passe rien. Mais n’est-ce pas la définition de la foi ?

Il ne se passe rien à Jérusalem, mais il se passe des choses à Suse, dans le coeur de Néhémie. Le projet prend forme, le rêve se prépare. Et on peut être sûr que si Néhémie a dû attendre 4 mois, c’est parce que Dieu voulait faire ce travail intérieur. Un temps d’épreuve pour voir si la vision de Néhémie était un véritable fardeau spirituel, ou une simple lubie. Au bout de 4 mois, il le sait et Néhémie aussi, le rêve persiste, c’est du sérieux, cela va se faire.

Ces quatre mois de patience n’ont pas été un simple report mais une occasion de travail intérieur pourrait parler d’une oeuvre de purification. Quand on patiente, on a l’impression que rien ne se passe mais il se passe énormément de choses à l’intérieur. On élimine les rêves égoïstes, on élimine les scories, comme l’or dans le creuset, on peaufine sa fidélité, on éprouve sa foi.

Nous connaissons bien ce verset de Romains 8 :28 « Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu » Rom 8:28 Mais est-ce que vous avez-vous jamais mis dans ces « toutes choses » les périodes d’attente ? Les périodes de votre vie où il ne se passe rien. L’attente concoure au bien de ceux qui aiment Dieu. L’attente concoure à la réalisation du rêve.

Illust : Il y avait dans l’Eglise de Bruxelles un dénommé Steve, un américain qui a mis 15 ans pour réaliser son rêve. En 1981, lors d’une grande conférence pour jeunes, il a répondu à l’appel de Dieu pour la mission « Seigneur je suis disponible pour toi, j’ai ce rêve de te servir dans un pays étranger » et on ne sait pas pourquoi mais le Seigneur l’a fait attendre 15 ans, et en décembre 1995, lui et sa famille débarquait en Belgique, le rêve devint réalité, la Belgique, pays de rêve !! Surtout un pays ou les brèches sont importantes. 15 ans d’attente pour que le rêve prenne pied dans la réalité.

15 ans de patience pour apprendre, pour affiner son rêve, pour grandir.

A l’heure du 24 heure chrono redoutable de la Redoute, du service en temps réel, de la gratification immédiate et sans délai, il est bon de nous rappeler la patience (Qui est un fruit de l’Esprit de Galates 5 : 22) Même dans la vie chrétienne nous sommes influencés par notre société du je veux tout et tout de suite…Comme Freddy Mercury du groupe Queen « I want it all, I want it now » IL est bon de nous rappeler que Dieu travaille dans ce temps d’attente. Il nous travaille comme il travaillait Néhémie au cœur à cœur pour que le rêve puisse rentrer dans la réalité, celle de Dieu.

LE REVEUR SE FAIT DIPLOMATE (et saisit l’occasion)

Après 4 mois de patience, Néhémie est prêt, fin prêt et un banquet arrive . Lors de ce banquet l’Empereur remarque une certaine tristesse sur le faciès de son échanson préféré, il prend l’initiative « Pourquoi as-tu triste mine, d’où vient cet air de déprime, y’ a souci »

Qu’est-ce qu’en est-il ? dirait Pierre Desproges.

Et là Néhémie sent son coeur s’emballer, il est saisi de crainte, v2 tout simplement parce que l’occasion est là. Cela fait 4 mois qu’il s’y prépare et c’est le moment de la saisir… l’occasion. A sa place j’en connais qui aurait renversé le vin sur la robe de la reine.

Mais Néhémie contrôle bien et répond au roi en parlant tout simplement de ce qu’il a sur le coeur, des murailles de Jérusalem. Et avec cet empereur une conversation presque à coeur ouvert s’engage. Une conversation où Néhémie fait preuve d’une grande diplomatie, d’une grande sensibilité à l’égard de l’Empereur. Le rêveur se fait diplomate, deuxième point.

Et on le voit Néhémie obéit au principe de communication que nous enseigne le NT (Ephésiens) « Que chacun dise la vérité dans l’amour »

« Que le roi vive éternellement... » v.3 ça c’est l’amour,

« Comment pourrais-je avoir bonne mine quand la ville où sont les tombeaux de mes pères est détruite et que ses portes sont détruites par le feu » ça c’est la vérité, le coeur de Néhémie.

On pourrait dire évidemment qu’il s’agit d’une simple formule d’introduction mais et dans toute son attitude devant le roi Néhémie montre bien qu’il se souvient de qui il est, de la hiérarchie, de l’institution qui lui donne son travail, Néhémie ne crache pas dans la soupe…Malgré le rêve grandiose qu’il caresse, le roi reste le roi, et Néhémie le respecte comme tel.

Certains ont remarqué qu’il ne prononçait pas le mot Jérusalem qui aurait pu ranimer de mauvais souvenirs au roi, c’est une ville où il avait eu des problèmes mais en même temps Néhémie parle clairement de Juda et il n’y a pas 36 villes en Juda. Artaxerxes devait savoir de quelle ville Néhémie parlait mais il est tout à fait remarquable de voir que Néhémie ne parle jamais de cette ville d’un point de vue politique mais toujours d’un point de vue personnel. Exemple v. 5 lorsqu’il parle des tombeaux de ses pères, il parle de qqchose qui est culturellement acceptable pour un roi perse qui respecte aussi ses ancêtres.

On voit ici tout le soin apporté par Néhémie à cette conversation, tout son travail au niveau des relations, tout le respect qu’il montre envers ses employeurs à qui il laisse toujours l’initiative et la décision, toute sa loyauté à l’égard de l’empereur, toute son honnêteté….

Parce qu’il aurait pu s’enfuir de la cour et laisser là ce couple décadent avec leur festin et voler un chameau et aller reconstruire les murailles de Jérusalem, . C’eut été chevaleresque, héroïque…

Mais ç’aurait été un désastre !. Il aurait rapidement été rattrapé par la patrouille, il n’aurait même pas pu traverser les provinces, Néhémie n’aurait rien réalisé.

Néhémie a choisi la voie diplomatique, sans sens péjoratif, la voie des relations bien entretenues, du respect des engagements pris, respect de l’institution même païenne, respect de la hiérarchie même humaine. Et cette attitude a été déterminante dans la réalisation du rêve.

Chers amis, on a trop souvent vu au cours de l’histoire des rêveurs des hommes ou des femmes ont pratiqué la technique de la terre brulée. Qui au nom d’un rêve, d’un grand rêve, rêve de gloire de Dieu ont brûlé des relations, on grillé des gens (parfois littéralement souvent moralement). Des rêveurs qui ont imposé leurs rêves plus qu’ils ne l’ont partagé. Des rêveurs qui pour poursuivre leur rêve ont fait des victimes, ont brisé des relations quand ce n’était pas le rêve du voisin. Le rêve peut tourner au cauchemar quand on l’absolutise.

On peut rêver, on doit rêver, mais on ne peut, au nom d’un rêve quel qu’il soit, tout anéantir sur son passage, comme Attila le Hun, le barbare dont on dit que là où il passait l’herbe ne repoussait pas. Néhémie est à des années lumière d’Attila, et il nous montre la voie du leader qui poursuit son rêve mais qui maintient aussi ses relations qui reste droit dans ses baskets relationnelles. Un exemple à suivre ce Néhémie ! Ce qui ne l’empêche pas d’être extrêmement audacieux….La suite nous le montre.

LE REVEUR SE FAIT AUDACIEUX (et bonifie l’occasion)

Et au v.4 Il va se saisir de l’occasion et va prendre une petite inspiration par une prière éclair et va pratiquement demander la lune, que l’empereur le renvoie à Jérusalem. Lecture : v4-5

Et le roi et la reine sont d’accord mais Néhémie va redoubler d’audace et va demander en plus de la lune : le soleil : des laissers passer, des lettres de crédit. Lecture v 7.

C’est risqué cette demande, il peut tout faire rater en demandant trop, un Empereur perse peut changer d’avis et se souvenir que le dernier décret officiel qu’il a lui-même délivré consistait en la défense expresse de continuer les travaux de reconstruction (Esdr 4:21) L’outrecuidance de Néhémie peut lui coûter son rêve et pê sa tête. Et si j’avais été Néhémie, j’aurais peut être ajouté après « que le roi vive éternellement  » Et moi avec lui »…

Mais Néhémie rêveur de l’Eternel non seulement attend l’occasion, se saisit de l’occasion lorqu’elle se présente mais aussi la bonifie par son audace…et cela passe…« le roi me l’accorda » v.8b

Et on voit par la suite qu’il lui donnera encore plus v9 « le roi m’avait fait accompagner par quelques chefs de l’armée »

Néhemie n’avait pas demandé cela mais c’est le petit plus du roi, la cerise sur le gâteau…

Fait penser à cette parole Cf Eph 3:20 « Or à celui qui par la puissance qui agit en nous peut faire infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons…A lui la gloire dans l’Eglise » Et toute la communauté dit : Amen !

Et si le Roi Artaxerxes va au-delà de la demande c’est parce qu’il a été impressionné par l’audace de son gouteur de vin.

Il a dû se dire « et bien cet homme là, sait ce qu’il veut, il a tout prévu, son objectif est clair, les moyens pour y parvenir sont préparés…quel visionnaire ce Néhémie. Quel homme de conviction, quelle foi ce Néhémie »

Si Néhémie avait été très gentil et très vague il serait passé pour un doux rêveur qu’on écoute un moment et qu’on range après quand il commence à lasser. Mais il passé pour un homme crédible dans son rêve parce qu’il a su être audacieux et demander un peu plus.

Quand je lis l’histoire de Néhémie, je ne peux s’empêcher de m’interroger sur ma propre audace dans ma vie…et de la trouver bien palotte à côté de celle de Néhémie ! Un peu d’audace Eric me souffle l’Esprit.

On peut s’interroger aussi sur le manque d’audace en général dans nos pays de la vieille Europe et dans nos églises. Peu de rêves et encore moins de réalisations. On peut toujours évoquer le manque de moyens, ou la question du contexte historique et social culturel…mais c’est peut-être aussi un manque d’audace ! C’est vrai qu’au niveau de l’audace certains pêchent par excès, mais nous péchons pas défaut, nous avons un problème au niveau de l’audace. Qu’il y a des occasions que nous ne saisissons pas, que nous ne bonifions pas.

Notre Dieu et grand il est puissant et nous lui demandons si peu. Nous nous attendons à si peu.

Alors que Dieu attend de nous de l’audace « Mettez moi à l’épreuve ou au défi dit l’Eternel des armées et vous verrez si je n’ouvre pas pour vous les écluses du ciel » Malachie 3:10

Et ce verset parle des dîmes, de l’argent à investir pour Dieu.

Les juifs à qui s’adresse Malachie manquaient d’audace dans leurs investissements pour les Seigneur et Dieu les met au défi de le mettre au défi dans ce domaine…et le NT renchérit en disant: « Celui qui sème peu moissonnera peu » 2 Cor 9 et cette autre phrase tout aussi lapidaire « Vous ne moissonnez pas parce que vous ne semez pas »…Prenez pas assez de risques dans tous les domaines .

Il faut semer parce que semer, c’est mettre Dieu au défi de faire pousser,

Investir dans les rêves c’est mettre Dieu au défi de les réaliser.

Dieu aime être mis au défi. Nous pouvons le faire, dans le respect de sa souveraineté, de sa liberté, de sa volonté, mais mettons notre Dieu au défi pour accomplir des grandes choses dans notre vie, dans son Eglise, dans le monde. De l’audace mes frères et mes sœurs !

On dit que la chance sourit aux audacieux. Néhémie nous dit que Dieu sourit à ceux qui ont l’audace de s’attendre à lui, qui ont l’audace de croire que Dieu va réaliser par eux le rêve qu’ils ont pour lui.

Conclusion

La conclusion de tout ceci est magnifique ! Elle apparait au verset 8 : Néhémie est parvenu à ses fins, l’empereur lui accorde tout ce qu’il a demandé et même plus, son rêve de reconstruction est en train de devenir réalité, il a su patienter et attendre l’occasion, il a su s’en saisir et rester sensible à ses interlocuteurs, il a su faire preuve d’audace pour arriver à un superbe résultat et que dit-il ? « Car la bonne main de Dieu était sur moi » Litt : la main de grâce, la main gracieuse de Dieu.

Et Néhémie conclut magnifiquement et il nous dit que si le rêveur se fait patient, s’il se fait diplomate, s’il se fait audacieux, c’est la main de l’Eternel qui fait la réalité du rêve.

Et Néhémie à la bonne idée de le reconnaître « A Dieu soit toute la gloire dans la réalisation de ce rêve ! »

Heureux celui qui sait voir l’action de Dieu dans ses propres efforts.

Heureux celui qui sait voir la grâce de Dieu dans ses propres mérites.

Heureux celui qui sait voir la main de Dieu dans la réalisation de ses rêves.

Et le rêve devint réalité, par la grâce de Dieu…Amen.