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Quand la vie est injuste – Genèse 39

Bienvenue à tous ceux qui nous rejoignent ce matin et qui ne savent peut-être pas que nous faisons une série sur le premier livre de la Bible, la Genèse… La semaine dernière nous avons laissé Joseph, le fils de Jacob, petit fils d’Isaac et arrière petit fils d’Abraham, avec sa tunique multicolore, enfin sans elle puisqu’elle est revenue tachée de sang à son père Jacob pour prouver sa mort. En fait Joseph a été vendu par ses frères à des caravaniers en route vers l’Egypte. Et c’est là que nous le retrouvons en pleine réussite! Joseph a fait du chemin puisqu’il est en charge de la maison de Potiphar, un haut fonctionnaire de pharaon. Mais Joseph vit une histoire un peu étrange avec la femme de Potiphar qui le harcèle constamment. Mais comment parler de cette histoire ? Quel angle prendre ?

On pourrait l’aborder par le thème de la tentation ou comment résister à la tentation. On remarquerait que le mot « fuir » revient 4 fois et cela pourrait être un bon conseil en matière de tentation: fuir. Cela n’a d’ailleurs pas échappé aux peintres et illustrateurs.

Mais je ne pense pas que ce soit vraiment le thème du passage. Il me semble que le thème de ce chapitre, c’est celui de Calimero ! C’est celui de l’injustice. Joseph vit des situations vraiment trop injustes ! 

Souvenez-vous, il a été jeté dans une citerne puis vendu à des esclavagistes par ses frères alors qu’il n’avait rien fait. Bien sûr il a été un peu maladroit et un tantinet arrogant de raconter ses rêves de grandeur à ses frères mais malgré tout, cela ne valait pas ce qu’ils lui ont fait subir. 

Et maintenant qu’il commence à s’en sortir dans la vie, il lui arrive une histoire pas possible : une femme haut placée jette son dévolu sur lui, lui le beau gosse venu du désert. Mais il résiste aux assauts répétés d’une femme en position de pouvoir et il est accusé d’avoir abusé d’elle ! Pire, Monsieur Potiphar qui le tenait avant cela en grande estime, tourne casaque et se range du côté de sa femme sans chercher à en savoir plus. C’est injuste !

Et puis deuxième épisode que nous n’avons pas lu (chap 40). Alors qu’il est en prison suite au scandale Potiphar, il interprète les rêves de deux haut fonctionnaires. Et quand l’un deux est libéré conformément à l’interprétation de Joseph, au lieu de revenir voir son bienfaiteur en prison ou en parler au Pharaon pour qu’il intervienne, au lieu de cela, le texte nous le dit, il oublie Joseph. « Il l’oublia » Genèse 40:23.

Joseph vit donc une série d’injustices criantes, il semple être un spécialiste de la chose et son histoire pourrait donc nous dire quelque chose au niveau de la réaction face à une situation injuste. Mais d’abord il nous faut essayer de savoir ce que signifie l’injustice. Quand Calimero dit « c’est trop injuste » que veut-il dire ?

Avec ce verbe « oublier » du chapitre 40, on s’approche peut-être de la définition de l’injustice : subir une injustice c’est être oublié au fond d’une prison. Il y a dans l’injustice une notion d’oubli ou de manque de retour par rapport à ce qui est attendu. C’est injuste quand on ne reçoit pas ce qu’on est en droit d’attendre. Mais que met-on derrière cette expression? Est-ce que « ce qu’on est en droit d’attendre » signifie le cours normal des choses ? L’injustice c’est quand on ne reçoit pas ce qu’on est en droit d’attendre selon le cours normal des choses ? Mais qui détermine le cours normal des choses ? Qu’est-ce qui est normal? Ce n’est pas facile à déterminer, n’est-ce-pas ? 

Et pour vous quand on vous parle d’injustice, à quoi pensez-vous ? Quelle situation d’injustice avez-vous vécue ?

J’ai lu un article intéressant sur le rapport des enfants à l’injustice. Très éclairant parce que d’une part, les enfants sont très sensibles à l’injustice et d’autre part parce que bien souvent nous réagissons encore un peu comme eux, en particulier quand il est question d’injustice.

Premier niveau d’injustice

Quand l’enfant dit par exemple: « Ce n’est pas juste d’aller au lit. » Il y a là un détournement du mot justice… Il ne veut tout simplement pas obéir. Il crie à l’injustice  mais ce n’est pas de l’injustice. Si les parents lui disent d’aller dormir, c’est pour son bien sinon le lendemain il va être fatigué et ce sera fatiguant pour tout le monde. Je vous laisse faire le parallèle avec le monde des adultes. Il y a pas mal de choses que l’on trouve injuste surtout quand il faut payer ses impôts par exemple ou sa contravention pour un excès de vitesse comme cela m’est arrivé sur l’autoroute entre Nice et Cannes. 45 euros alors qu’on ne sait jamais si c’est 110 ou 90 ! Je me suis entendu dire: c’est injuste ! Mais ce ne l’était pas, le panneau était bien là et le radar aussi !

Deuxième niveau d’injustice

Quand l’enfant dit: « il a plus de gâteau que moi, c’est injuste !» Vous savez les enfants sont capables de mesurer au millimètre près leur part de gâteau pour être sûrs de ne pas être défavorisés. Les enfants comparent en permanence et pour eux, ce n’est pas juste de ne pas avoir ou de ne pas être strictement comme leur frère, leur sœur ou leurs copains. Mais il y ici une confusion entre équivalence et justice. Les enfants vont l’apprendre au fur et à mesure de leur croissance mais il peut y avoir quelques restes de cette perception de l’injustice dans le monde des adultes. 

Un prêtre et psychologue, Patrice Gourrier, parle de l’intolérance à la frustration, qui est une marque de notre société. Obsédés que nous sommes par la recherche du bonheur individuel ou du bien-être personnel, on crie à l’injustice lorsque nos désirs ne sont pas satisfaits. Ce n’est pas faux et quand il parle de frustration, il me semble que le père Gourrier nous ramène un peu à ses enfants qui comparent leur part de gâteau. L’intolérance à la frustration n’est pas de l’injustice !

Troisième niveau d’injustice

quand l’enfant dit: « J’ai été puni alors que je n’ai rien fait, c’est pas juste. » Là l’enfant parle d’une situation injuste objective et du véritable sens de la justice. Comme le dit Luigi, 4 ans : « L’injustice, c’est quand il se passe le contraire de ce qui doit arriver ! » D’autres phrases de ce genre peuvent être dites par des enfants devenus grands « Pourquoi être licencié brutalement après s’être tant investi dans son travail? » « Pourquoi cette personne tellement importante pour moi tombe-t-elle malade et meurt avant l’heure ? » 

Et ce sentiment d’injustice est renforcé par le fait d’une part qu’on se sente impuissant dans cette situation d’injustice et de l’autre parce que le sens de cette situation injuste nous échappe complètement. On ne comprend pas pourquoi cela tombe sur nous et pourquoi maintenant alors que nous n’avons rien fait de particulier qui mériterait cela. Et ce sentiment d’injustice est décuplé quand ce sont des coups durs en série. Comme pour Joseph ! Une série d’infortunes, de coups du sort, il semblait que tout allait bien et tout déraille. Ce n’est pas juste !

Dernier niveau d’injustice

Quand un enfant dit: « Ce n’est pas juste ce qu’il leur arrive » quand il assiste à une situation d’injustice extérieure à lui même. Une catastrophe humanitaire par exemple. Comme les enfants, nous ressentons une injustice lorsqu’il existe un décalage entre ce que nous croyons être bien et ce que nous voyons dans la réalité. Devant ce décalage, nous crions à l’injustice et c’est une bonne chose! Nous nous mobilisons alors pour des causes que nous croyons justes dans ce monde qui ne l’est pas ! 

On peut penser à Martin Luther King qui s’est battu pour les droits civiques dans son pays et qui mettait le doigt sur un élément important de ce combat contre l’injustice, celui de la solidarité humaine : l’injustice subie par un autre que moi, nous dit-il, me touche aussi ! « Une injustice, où qu’elle se produise, est une menace pour la justice partout ailleurs, car nous sommes tous pris dans un tissu de relations mutuelles » (Martin Luther King). Une solidarité à retrouver encore et encore…

Et pourtant le monde est toujours aussi injuste. Et c’est peut-être par là qu’il aurait fallu commencer : le monde est injuste ! Bill Gates le disait à des étudiants et il ajoutait: et il vaut mieux vous y habituer ! (Life is unfair… get used to it!)

On se demande si il était le mieux placé pour parler de l’injustice de la vie, mais bon on le prend. Mais il ne propose aucune solution ou aucune réaction possible face à l’injustice. Par contre l’histoire de Joseph nous propose quelques pistes. 

Comment réagir dans une situation injuste ? 

L’histoire de Joseph nous interpelle parce qu’il s’en sort bien. Très bien même. Mieux que quiconque même. Mieux que ces prédécesseurs en tous cas. Avec Abraham, Isaac et Jacob, c’était surtout la fidélité de Dieu qui était évidente, Dieu qui fait le premier pas, qui prend l’initiative, qui s’engage alors que les hommes sont plutôt des êtres défaillants et décevants. On a surtout vu la grâce de Dieu à l’œuvre en dépit des faiblesses humaines. Mais là avec Joseph, on a un homme qui répond vraiment ou du moins qui commence à répondre à la promesse faite à Abraham d’un descendant qui ferait « ce qui est juste et droit » (Genèse 18 :19). On a même rapproché Joseph avec la nouvelle alliance du prophète Jérémie, cette promesse d’un cœur nouveau, d’un cœur de chair qui permettrait de répondre à l’amour de Dieu par la foi et l’obéissance. Et de fait, Joseph montre un comportement assez nouveau, renouvelé même ! Et ce n’est peut-être pas pour rien qu’il est la seule personne dans le livre de la Genèse que l’on dit « rempli de l’Esprit de Dieu » (41 :38). Ce Joseph aurait à nous apprendre sur le plan spirituel. Alors comment vivre ou survivre à nos situations d’injustice ?

Rester centré sur Dieu

Ce qui est remarquable avec Joseph c’est que dans ses situations d’injustice, il ne sort pas Dieu de sa vie. Il ne dit pas comme nous sommes si souvent tentés de le faire: « SI c’est comme ça, je vais faire à ma manière !» Au contraire il reste centré sur Dieu. Sa vision du monde reste théocentrique et cela surtout au niveau de son éthique. Alors que la femme de Potiphar cherche à le séduire, il répond cette phrase magnifique : « Ferais-je cela contre mon Dieu? » Son éthique reste centrée sur Dieu. La tentation existe, dans des situations d’injustice, d’envoyer en l’air toute son éthique chrétienne, de répondre à la violence par la violence par exemple. De répondre au mensonge par la calomnie et donc de répondre à l’injustice par… l’injustice.

Joseph ne le fait pas. Sa vie reste centrée sur Dieu. D’autres ont suivi son exemple. A l’injustice des droits civiques bafoués pour les noirs américains, Martin Luther King a répondu par la non-violence, une non violence déterminée, mais une non violence. 

Persister à faire confiance en la souveraineté de Dieu

Quand on parle de souveraineté de Dieu, on ne parle pas du contrôle de Dieu, on ne parle pas de la planification de Dieu, on ne parle pas d’un Dieu qui règle tout comme sur du papier à musique, mais on parle d’un Dieu présent dans la vie et qui vous accompagne. 

Il y a une phrase qui revient souvent dans le récit et vous l’avez certainement repérée: « Dieu était avec lui » (Gen 39 :2, 3, 21,23). C’est le narrateur qui l’introduit dans le récit pour bien montrer que Dieu suit de près cette histoire de tunique. Mais on peut penser que Joseph a pensé à la présence de Dieu dans ses situations injustes. Il y a pensé et il a vu que dans ces situations injustes difficiles à vivre, Dieu était malgré tout présent et qu’il lui donnait sa bénédiction. Cette phrase revient également assez souvent: « Le Seigneur faisait réussir Joseph dans tout ce qu’il entreprenait » (39:3,5,23). Cette expression pourrait nous faire penser à quelque chose de quasi magique ou mécanique mais cela ne l’est pas. Joseph y est pour quelque chose: c’est un homme qui agit bien, qui reste ouvert sur les autres, qui veut être et rester droit. Si Dieu est avec lui, Joseph est avec Dieu ! Il marche avec lui. Et c’est déjà une bénédiction de marcher avec Dieu et de pouvoir compter sur sa présence. 

Et nous pouvons le dire aussi. Certes, on ne réussit pas tout ce qu’on entreprend mais on sait que Dieu est présent dans notre vie ! Dieu est là avec nous et on le perçoit à travers ce que j’aime appeler les clins d’œil de Dieu, des petits signes que je vois avec les yeux de la foi. Et je peux prendre pour moi par la foi cette promesse que Jésus a dite à ses disciples très conscients de leur fragilité: « Voici je suis avec vous jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28 :20). Et cette promesse est encore pour nous disciples du 21ème siècle dans ce monde marqué par l’injustice. 

Continuer a faire ce qui est juste

Autre point tout a fait remarquable dans l’histoire de Joseph, c’est que même dans une situation injuste, il va chercher à faire le bien. Alors qu’il est en prison, il va se démener pour aider les autres prisonniers: « Le chef de la prison lui confia le soin de tous les détenus qui se trouvaient dans la prison et la direction » (39:22). Je fais peut-être un raccourci, mais je crois que l’on peut dire que Joseph va se battre pour un monde plus juste en prison. Au lieu de se taper la tête sur les murs de sa geôle ou de se lamenter comme Calimero, il va se tourner vers les autres et faire en sorte que ce monde carcéral soit un peu plus juste. C’est ce que disait notre Père Gourrier que j’ai cité tout à l’heure « pour répondre à l’injustice dans le monde et pour ne pas rester coincé dans l’amertume ou dans l’esprit de vengeance il nous dit de se poser la question: « Que puis-je faire de juste, pour répondre à l’injuste ? » 

Et c’est ce même mouvement intérieur qui anime Wiliam Booth le fondateur de l’Armée du Salut qui dit : « Je me battrai tant que je verrai des enfants pleurer, souffrir, avoir faim, je me battrai tant que des femmes seront opprimées,  je me battrai tant qu’il y aura un ivrogne à sauver, tant que les  hommes seront en prison, n’en sortant que pour y entrer de nouveau, tant qu’il y aura une âme seule, abandonnée, angoissée dans la nuit de ce  monde moderne, jusqu’à ma dernière énergie, jusqu’à mon dernier souffle, je me battrai et je me battrai encore » (William Booth).

Et puis dernier point qui est peut–être le plus difficile pour des hommes et des femmes nés au 20 ou au 21ème siècle.

Les percevoir comme des opportunités spirituelles pour grandir ! 

C’est difficile à comprendre dans le sens éthymologique du terme « prendre pour soi », parce que le sentiment d’injustice nous amène dans des situations très difficiles à vivre avec une charge émotionnelle très forte. Mais en même temps, il est clair que dans sa prison, Joseph apprend sur lui, sur Dieu, sur sa relation avec Dieu, sur ce qui est prioritaire dans sa vie, sur comment vivre sa vie de foi dans ce monde injuste. Et c’est paraît-il la même chose pour nous. Dieu dans sa Parole nous parle de ces épreuves qui sont pour nous des occasions de nous rapprocher de Dieu. Ce qui est difficile, c’est peut-être de le reconnaitre quand on est au milieu de l’injustice. Mais le Seigneur ne nous demande pas de garder toujours le sourire, de serrer les dents, de ne pas pleurer, de ne pas être en colère contre l’injustice. La foi chrétienne n’est pas du stoïcisme. Mais il s’agit pour nous de reconnaitre peut-être après coup que « finalement » cette épreuve à plutôt servi à me rapprocher de Dieu, de ce Dieu qui marche avec moi et qui m’accompagne dans ces situations d’injustice qui seraient, sans sa présence, insupportables.

J’appelle plusieurs témoins de l’injustice de ce monde à la barre : 

Corrie ten Boom: L’injustice des camps de concentration

Pour avoir caché des juifs toute la famille est déportée à Ravensbrück, son père et sa soeur meurent là bas, elle survit… Quelques années plus tard lors d’une conférence à Berlin son ancien geôlier lui demande de lui pardonner… elle hésite, mais Dieu lui donne de façon surnaturelle la force de le faire et elle prononce des paroles de pardon à celui qui a participé à la disparition des êtres qu’elle aimait par-dessus tout.

Joni Earickson: L’injustice du handicap

Tétraplégie à 17 ans suite à un mauvais plongeon et qui après 10 ans de fauteuil peut écrire: « Je peux aujourd’hui louer Dieu pour tout, les rires et les larmes, la joie et la souffrance. Tout cela a fait partie de ma croissance dans la grâce de Dieu. La jeune fille qui s’affolait devant chaque nouvelle circonstance de sa vie est maintenant devenue adulte. C’est une femme qui a appris à s’appuyer sur la souveraineté de Dieu » (Epilogue de son premier livre » p.219). 

Valentin : L’injustice de la violence humaine

Un beau jeune homme, joueur de volley d’1,90 mètre, congolais qui reçoit une balle des soldats de Mobutu, une belle tirée au hasard alors qu’il était à l’ Université de Lumbumbaschi. Je lui rends visite régulièrement à Bruxelles pendant 2 ans et et à chaque fois du « haut » de son fauteuil roulant, Valentin me disait « Eric, tu sais, Dieu est grand !» Et tous les deux, nous sortions grandis de ces entretiens. 

Et puis dernier témoin de ce monde injuste : un dénommé Jésus qui mène une vie exemplaire et qui termine sa vie comme un meurtrier sur une croix, peine capitale la plus dégradante dans l’empire romain. Quoi de plus injuste que la crucifixion pour le fils de Dieu ? Quoi de plus décalé par rapport à notre idéal qu’un Dieu souffrant injustement ?

Mais sur la croix alors qu’il porte sur lui tout le péché du monde, alors qu’il porte sur lui toutes les injustices du monde, il va dire: « Père pardonne-leur car ils ne savent ce qu’ils font. » Oui pardonne-leur ce comportement injuste et toutes leurs injustices pour qu’ils puissent en être délivrés.

J’ai trouvé cette citation d’Albert Camus dans son livre, Les Justes: « J’ai compris qu’il ne suffisait pas de dénoncer l’injustice. Il fallait donner sa vie pour la combattre. » Et je me dis que c’était précisément ce que Jésus a fait. Lui le juste, il a donné sa vie pour combatte l’injustice du monde et il est ressuscité pour nous permettre de vivre une vie nouvelle entièrement tournée vers la justice 

Dans ce monde injuste on veut suivre l’exemple de Joseph, mais on veut surtout vivre de cet amour de Christ pour nous. Un amour manifesté à la croix qui nous permet aujourd’hui de combattre dans nos vies et dans le monde toutes les injustices. Nous nous trouvons bien faibles et fragiles devant l’injustice de ce monde, mais Dieu vient relever le faible, il vient nous prendre par la main, il vient nous couvrir de sa justice…