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Et maintenant, chantez! – Colossiens 3:16-17

Cet été nous avons fait trois jours de camping dans les Landes, avec comme il se doit dans un camping 4 étoiles, une animation tous les soirs près de la piscine. J’ai constaté quelque chose d’assez surprenant. Un soir l’animation était confiée à un petit groupe de musique de deux personnes, deux super musiciens, l’un à la guitare sèche, l’autre à la guitare électrique. Ils avaient de très belles chansons des années 80/90 : Dire Straits, Eagles, Supertramp… mais le nombre de spectateurs étaient assez décevant : 15 personnes au maximum. J’étais un peu triste pour eux, mais moi-même je ne suis pas resté.

Par contre le lendemain pour le Karaoké, il y a avait 110 personnes…. une ambiance fantastique, les enfants au premier rang, une personne sur scène qui essaye de suivre les paroles et de chanter plus ou moins justement, mais d’autres personnes assises aux tables chantaient aussi en se souriant les unes aux autres… Incroyable le contraste.

Et de retour sous la tente, quand je me suis retourné sur mon matelas pneumatique pour essayer de dormir avec les lacs du Conemara en bruit de fond, je me suis demandé ce qui faisait la différence entre les deux soirées et j’ai trouvé: la différence se situe au niveau de la participation. Au Karaoké les gens participent. Il ya une sorte de communion karaokéenne qui n’existe pas (ou moins) dans les concerts plus classiques.

J’ai profité du reste de la nuit pour méditer sur l’importance de la musique, sur l’impact de la musique dans notre société, dans nos vies et dans notre vie d’Eglise.

Et notre étude sur la lettre aux Colossiens nous amène à réfléchir un instant sur la place de la musique dans notre vie et notre vie d’Eglise. Pour rappel, dans les deux premiers chapitres, Paul fait ce qu’on a appelé de la théologie « positionnelle »: il insiste sur le fait que lorsque nous sommes en Christ (ressuscités avec lui, notre vie cachée en lui…) on est bien positionnés dans la vie et au chapitre 3 il va s’établir un grand virage; il rappelle la position en Christ (ressuscités avec lui) et il commence à proposer des changements au niveau de la vie : recherchez les choses d’en haut, tendez vers ce qui est en haut… avec des conséquences dans le quotidien de la vie. Nous l’avons déjà vu en juin dernier, il y a aura d’abord un changement au niveau de la garde robe, c’est-à-dire au niveau du comportement. Parce que je suis bien positionné en Christ, dans son amour, son pardon, l’espérance qui est en lui, je vais changer de comportement dans mes relations avec les autres. Et puis viendront d’autres conséquences de ce nouveau positionnement. Vous êtes bien positionnés en Christ et bien maintenant chantez ! C’est le verset 16 du chapitre 3 que nous allons lire ensemble:

« Que la Parole de Christ réside au milieu de vous dans toute sa richesse: instruisez-vous et avertissez-vous réciproquement en toute sagesse par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels. Sous l’inspiration de la grâce, chantez à Dieu de tout votre cœur. Quoique vous fassiez en parole et en oeuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant grâce par lui à Dieu le Père » Colossiens 3: 16-17 (version Colombe)

Et donc ces quelques versets nous amène à la question du chant dans l’Eglise, de la musique dans l’Eglise et nous pose quelques questions : Que faisons-nous quand chantons. Est-ce qu’on est obligé de chanter ou de faire de la musique ? A quoi ça sert ?

Je me souviens que dans une Eglise quelque part en Europe, j’étais en train de porter des caisses de micros et de câbles pour le culte dans un local loué pour l’été et je me souviens avoir été arrêté dans la rue juste devant par un homme : « C’est votre groupe qui vient cet été ? «  (Je pensais qu’il allait me faire des reproches). Mais il m’a dit « Et bien je suis le voisin et j’ai envie de venir, rien que vos chants sont magnifiques. » J’ai eu envie de lui dire qu’il y avait aussi de bonnes prédications, et de bons moments de partage, mais les chants semblaient lui suffirent amplement.

Et ce témoignage n’est pas isolé, la musique dans l’Eglise, ou de l’Eglise a de l’impact dans la vie des gens et pas seulement sur les visiteurs mais aussi sur les participants. La musique marque notre vie, notre foi.

Et dire qu’il s’en est fallu de peu pour qu’on nous la confisque !

Au début de l’Eglise tout allait bien sur ce plan-là. Les chrétiens se réunissaient et chantaient ensemble souvent des chants ântiphoniquès (des groupes qui se répondaient l’un à l’autre) ou des chants à répons, un solo ou un choeur qui chante les couplets et l’assemblée qui reprend les refrains.

Et puis pour plus de facilité, pour éviter le risque de déraillement, l’assemblée à de moins en moins chanté les refrains et la musique dans l’Eglise est devenue l’affaire des moines, qui se répondaient les uns aux autres. Ils chantaient bien mais chantaient seuls.

En 1415 au concile de Constance les évêques n’ont pas seulement parlé du sort a réserver au réformateur Jean Hus mais ils ont aussi dit ce morceau de « sagesse » :

« S’il est défendu aux laïcs de prêcher et d’interpréter l’Ecriture, combien plus leur est-il interdit de chanter publiquement dans l’Eglise. »

Logique implacable, mais confiscation inacceptable par le clergé.

Heureusement la réforme est arrivée et elle a réformé ce domaine-là aussi. Martin Luther, cet ancien moine, n’était pas seulement un théologien mais aussi un formidable musicien qui a composé une multitude de chants basés sur Bible et facile à chanter pour que tous dans l’Eglise puissent participer au chant.

Et si Luther a introduit cette réforme dans le chant c’est certainement parce qu’il avait lu la Bible et qu’il avait pu y voir toute l’importance de la musique et du chant. Il avait lu que beaucoup de Psaumes étaient chantés et destinés au chef des chantres, accompagnés d’instruments. Luther a également lu que Jésus chantait des cantiques sur le mont des Oliviers. Et il aussi lu des passages du NT qui invitent les chrétiens de la nouvelle alliance à chanter. Un passage comme Col 3:16.

Mais revenons à la question que je posais au début de cette prédication sur la musique et le chant « A quoi cela sert-il de chanter ? »

Vous êtes-vous jamais posé cette question quand toute l’assemblée reprenait pour la 8ème fois la quatrième strophe du cantique 618 dans le recueil « Sur les ailes de la foi » (« Sur les rives du Congo solitaire »), à quoi cela sert-il de chanter tout cela ?

Ou autrement posée: Quand nous chantons dans l’Eglise, que faisons-nous ?

Je vous propose de donner une réponse en trois dimensions.

1. Pour l’esthétisme (ou pour la beauté de la chose)

Quand on pose cette question à la musique « a quoi tu sers », il faut faire attention à ne pas tomber dans l’utilitarisme. L’utilitarisme c’est vouloir trouver une raison utile à tout ce que l’on fait. Et quand l’utilitariste ne trouve pas de raison utile à ce qu’il fait, il ne le fait pas. Pour l’utilitariste il faut que cela serve à quelque chose sinon cela n’a pas de valeur.

Et l’utilitariste va avoir du mal à apprécier la musique parce que fondamentalement la musique ne sert à rien, concrètement, immédiatement, matériellement.

L’utilitariste c’est la fourmi (Fable de La fontaine) qui travaille dur et qui méprise la cigale qui a chanté tout l’été, qui n’a rien fait d’utile et qui se trouve bien dépourvu quand la bise arrive. Et la fourmi qui n’est pas prêteuse et qui n’aime pas les artistes, lui dit d’un ton méprisant: et bien dansez maintenant ! Encore quelque chose qui ne sert à rien! Selon les critères de la fourmi qui juge tout selon son degré d’utilité immédiate et concrète.

Et il me semble que nous courons parfois le risque d’être un peu trop fourmi dans la vie et pas assez cigale. Nous jugeons peut-être trop souvent selon les critères de fourmi.

On ne peut pas juger la musique avec ce genre de critère d’utilité. Parce que si on chante, si on compose, on fait de la musique c’est premièrement parce que c’est beau, par souci d’esthétisme. Parce que nous sommes fait à l’image de Dieu et Dieu aime le beau, les belles choses… même si elles sont inutiles et elles le sont souvent.

Vous savez où se trouve la première référence à la musique ? Dans le premier livre: Genèse 4:20-22, cela a l’air tout à fait anodin, mais ce petit verset donne l’orientation de la pensée biblique sur le sujet :

« Ada mit au monde Yabal, le père des nomades habitant sous des tentes et au milieu de leurs troupeaux. Il avait pour frère Youbal, le père de tous ceux qui jouent de la lyre et de la flûte. Tsilla, de son côté, mit au monde Toubal-Caïn, qui forgeait tous les instruments de bronze et de fer. »

Il est intéressant de noter que ce joyeux Youbal, qui aurait pu s’appeler Youplaboum, terme jubilatoire, est entouré par deux garçons très sérieux, un éleveur et un forgeron. Les pères de l’élevage et de l’industrie, deux activités essentielles pour le bien-être de l’humanité. Et au milieu de ces deux activités hyper-utiles, se situe la musique, mise au même rang que ces activités d’utilité publique, aussi importante pour l’homme que la production de bovins ou de tôles d’acier. Parce que l’utile ne suffit pas pour l’homme, on ne peut vivre avec du métal et des vaches, il nous faut de l’inutile et du beau, de la musique.

Dieu nous a créé à son image et il aime la musique, les musiciens, les chanteurs. Il aime ceux qui s’arrêtent dans le tourbillon de l’utilitaire et qui choisissent la bonne part de l’inutile comme cette femme anonyme qui répand un parfum de grand prix sur la tête de Jésus (Marc 14) geste tout a fait inutile mais que Jésus appréciera. Dieu aime que nous fassions du beau pour Lui, que nous lui retournions le beau qu’il a créé.

Dieu aime Jean-Sébastien Bach, musicien chrétien (du début du 18ème siècle) qui écrivait sur chacun de ses manuscrits « Soli Deo Gloria », « A Dieu seul la gloire ».

Bach avait bien compris, plus que quiconque, que le son appartient à Dieu, les notes les mélodies lui appartiennent. Et que de composer ou de chanter c’était le lui rendre pour sa gloire, la gloire du créateur du beau inutile.

Alors chers amis quelle est la place de la musique dans votre vie ? Sommes-nous du type fourmi ou cigale ? Il faut être efficaces, c’est évident, même dans la vie chrétienne mais il faut savoir laisser un place pour l’inutile dans notre vie, l’inutile et le beau, la musique, l’art. Entre le forgeron et l’éleveur, se tient le musicien. Avons-nous laissé suffisamment de place pour Youbal dans notre vie ?

2. Pour l’entretien de la foi

Même si la musique n’a pas besoin d’être utile pour être jouée ou chantée, même si elle se justifie en elle-même dans sa beauté, elle est quand même utile. Paul le dit dans Colossiens 3:16 :

« Que la Parole de Christ réside au milieu de vous dans toute sa richesse: instruisez-vous et avertissez-vous réciproquement en toute sagesse par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels. »

On a un peu de mal avec la ponctuation, mais les mots « psaumes », « hymnes », « cantiques spirituels » dépendent bien des verbes instruire et avertir. Quand on prend le passage parallèle, Eph 5:19 où il n’y a pas de problème de ponctuation, Paul dit : « Entretenez-vous par des psaumes. »

Pour Paul inspiré par le Saint-Esprit, il est clair que le chant dans l’Eglise ne sert pas comme bouche-trou, ce n’est pas un interlude pour simplement passer d’une chose à l’autre en souplesse, pas un moyen pour attendre les retardataires ou pour réveiller les endormis. Le chant dans l’Eglise et la musique sert à l’édification, l’instruction, l’avertissement, à l’entretien (comme le dit le titre) de la foi ou de la vie spirituelle des chrétiens.

Certains ont très bien compris, la capacité d’instruction de la musique. Vous savez que l’hérésie arienne qui niait la divinité de Jésus-Christ a été propagé par le chant. Les bons ariens se promenaient à travers les rues des villes en chantant leur point de vue sur la question de Christ dans une musique populaire. Ça passait bien.

Un opposant à Luther a dit  : « Luther a damné plus d’âmes par ses chants qu’avec tous ses sermons et ses livres. » Le chant véhiculé par la musique a un impact énorme au niveau de l’instruction, l’édification, l’entretien spirituel.

Je me rappelle de cette journée de vacances dans les Pyrénées orientales. Nous étions tous les cinq en voiture en plein pays cathare, le ciel était bas, il pleuvait un peu, l’ambiance était on ne peut plus morose, personne ne parlait, on sentait de la tension dans l’air. Et tout à coup, venant de derrière la petite voix légèrement éraillée de Simon (8 ans) a rempli la voiture: Je lève les yeux vers les montagnes, d’où me viendra le secours, le secours me vient de Dieu, qui a fait la terre et les cieux, Maranatha… Dès la deuxième phrase, nous avons tous chanté avec lui et l’ambiance a changé de suite. C’était édifiant, rafraîchissant de chanter tous ensemble, c’était un moment fort de communion les uns avec les autres mais aussi avec Dieu.

Combien d’entre nous n’ont pas été aidé et soutenu par l’un ou l’autre chant à un moment donné ou à un autre de leur vie. Ce cantique m’a aidé dans les moments difficiles, ce moment de louange m’a fait du bien, m’a donné du courage, m’a donné la paix. Oui la musique édifie !

Je me demande si nous ne devrions pas y penser plus souvent. Nous chantons parfois sans trop y penser. Nous sommes mal réveillés, et parfois, il faut le dire, nous n’avons pas envie de chanter. Il me semble qu’on oublie qu’il y a là quelque chose d’important pour notre vie spirituelle, pas seulement pour la nôtre mais pour celle de toute la communauté. Quand je chante, j’entretien non seulement ma foi, mais la foi de ceux qui m’entourent. Je participe en quelque sorte à l’édification de l’Eglise.

Le texte de Colossiens 3:16 nous parle de cette parole de Dieu qui habite parmi nous, au milieu de nous. Elle demeure au milieu de nous par ces chants ! La parole de Dieu vit parmi nous, elle rebondit de cœur en cœur et de tête en tête. Elle ne revient pas sans effet !

Ne devrions nous pas apprendre à respecter cette musique… non pas en la laissant pour les autres : « la musique est sacrée je n’y touche pas » mais en s’y engageant avec une nouvelle vision, avec un nouvel intérêt. Peut-être devrions-nous nous dire: « Quand je chante participe à l’édification de l’Eglise »

Ce texte inspiré par Dieu nous invite à respecter la musique, et respecter aussi ceux qui composent cette musique, qui nous instruisent, qui dirigent les chants et qui chantent. Ce ne sont pas des troubadours ou des animateurs d’interlude musicaux. Ce sont des bâtisseurs, qui ont un ministère d’édification. Qu’il faut voir comme tels et non pas des gens qui participent à une activité secondaire.

Dans le passé bien des Eglises avaient leur organiste privé rémunéré. En Amérique il y a des pasteur de musique « Music pastor » à plein temps pour diriger la musique dans l’Eglise. Pourquoi pas ? Et pourquoi pas chez nous ? La musique et le chant sont trop importants pour ne pas y consacrer du temps, des talents, de la qualité, de l’argent. Il nous faut reconnaître le ministère de la musique.

Une deuxième application s’adresse aux parents : motivez vos enfants pour jouer d’un instrument et pour le mettre au service de Dieu dans l’Eglise… c’est aussi cela reconnaitre l’importance de la musique.

3. Pour l’engagement

Esthétisme, entretien, le troisième « e » pour la musique dans l’Eglise, c’est celui de l’engagement.

Col 3:16 « Sous l’inspiration de la grâce chantez à Dieu de tout votre cœur » même expression dans Eph 5:19 « Chantez et célébrez le Seigneur de tout votre cœur »

Quand Paul parle de chant on ne peut s’empêcher d’y faire intervenir le cœur. Quand la bouche chante, le cœur s’engage.

Je cite Alfred Kuen dans son livre « Oui à la musique » : « Mais lorsque je chante, une couche plus profonde de ma personnalité entre en jeu: mes sentiments et même mon corps se trouvent impliqués (…) La musique aide à éveiller et à développer en nous des sentiments, à les affiner et les nuancer. Elle nous fait participer à la vie émotive des autres. Elle donne à la vie spirituelle une autre dimension. » (p. 34 , 42).

Il y a quelque chose dans la musique qui nous prend tout entier. Et quand cette musique est dirigée vers Dieu, elle nous transporte tout entier vers lui, dans sa proximité, dans son saint temple, dans la shekinah, terme hébreu utilisé pour parler de la présence rayonnante de Dieu.

C’est l’expérience de David, un habitué de la shekinah:

Psaume 9:2-3 « Je louerai l’Eternel de tout mon cœur, je raconterai toutes tes merveilles, je me réjouirai en toi, j’exulterai je chanterai ton nom. »

On le perçoit bien dans cette louange de David. Il y est tout entier. Et pour nous, même si nous n’avons pas la même puissance poétique d’un David, le chant nous permet de dépasser certaines barrières ou des retenues qu’elles soient culturelles, sociales ou cérébrales. Il me permet de communiquer à Dieu, de le louer, d’adorer avec toutes les fibres de mon être, mon intelligence, volonté, émotions, sentiments, ma fibre artistique.

La musique et le chant ont cette capacité de nous mobiliser tout entier, d’engager tout notre être. La musique est entière, elle nous prend entièrement ou pas du tout, on ne triche pas avec la musique.

J’ai remarqué que lorsqu’on avait un problème dans la vie. Quand la relation avec Dieu n’est pas bonne, quand on a un problème non résolu, quand on en a gros sur le cœur, on peut encore parler à ses amis, fermer les yeux pour la prière, mais on ne peut difficilement chanter. C’est extrêmement difficile de chanter sans le cœur, sans s’engager, de chanter du bout des lèvres, sans engager son cœur. On ne triche pas avec la musique parce quand je chante, j’engage tout mon être. J’engage mon cœur et c’est bien comme cela.

Le chant nous permet de nous remettre sans cesse en question : « Est-ce que je peux chanter cela : Christ mon roi »? Et cette remise en question nous permet d’avancer, de remettre les choses en ordre, en perspective dans notre vie, de remettre Christ au centre. Et j’invite dès lors tous ceux qui auraient du mal à chanter pour l’une ou l’autre raison, non pas à s’arrêter de chanter, mais de profiter du chant pour se remettre au diapason de Dieu, de se remettre en harmonie avec Dieu afin de chanter de tout son cœur.

« Sous l’inspiration de la grâce »

Il y a dans le verset de Col 3:16 une dernière expression qui mérite qu’on s’y attarde: « sous l’inspiration de la grâce. »

Qu’est-ce qui inspire la plupart des chansons dans notre monde ? C’est l’amour qui reste au top des sources d’inspiration dans le classement mondial. Mais cela peut être aussi la douleur comme pour le flamenco en Espagne. Mais pour les chrétiens, c’est la grâce qui les fait chanter. Et parce que cette grâce est riche, notre répertoire peut l’être également.

Parce que Dieu en Jésus-Christ nous a libérés de l’esclavage du péché et de nous mêmes je chante.

Parce qu’il nous a réconciliés avec lui, avec les autres, parce qu’il nous donne un avenir fait d’espérance, tu chantes.

Parce qu’il a transformé notre cœur de pierre en un cœur de chair, nous chantons de tout notre cœur.

Cette source d’inspiration est inépuisable. Elle se renouvelle chaque matin, pour un chant nouveau !

CONCLUSION

Alors après cette apologie de la musique, du chant dans l’Eglise, pour l’esthétisme, pour l’édification, pour l’engagement, il ne me reste qu’à conclure. Il sera facile de trouver une application: vous avez prié, vous avez écouté la parole, vous avez lu la Bible, servi le Seigneur, gouté comme il est bon et bien chantez maintenant ! « Soli deo Gloria »

Chant : Je louerai l’éternel (de tout mon cœur) JEM 212