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Origines de l’Humanité

Bonjour à tous. Il se trouve que ces derniers temps, plusieurs personnes m’ont posé des questions sur l’origine de l’humanité, sur Adam et Eve, et aussi sur la transmission du péché aux générations suivantes depuis Adam. Du coup je me suis replongé moi-même dans ce sujet, et c’est ce qui m’a amené à la prédication d’aujourd’hui.

Et pour cela il nous faut remonter la Bible jusqu’à son tout début, au chapitre 1, au verset 26, où nous lisons ceci.

Lecture Genèse 1.26-28, 31.

C’est le célèbre texte de la création de l’humanité par Dieu. Alors ce texte reste assez avare de détails. On ne sait pas combien d’humains Dieu a créé, on nous dit juste qu’il créé « les humains ». On ne nous dit pas non plus comment il les a créés. Est-ce que c’est ce qu’on appelle une création ex-nihilo ? C’est-à-dire une création immédiate, à partir de rien ? Comme ça, clac ? Ou est-ce que Dieu s’est servi d’un processus plus long et complexe, comme l’évolution par exemple ? Ce texte ne nous le dit pas, et d’ailleurs je ne vais pas aborder ce sujet des modalités de la création de l’humain.

Au final ce texte ne dit pas grand-chose. En revanche, lorsqu’on se pose la question de l’origine de l’humanité, ce texte nous donne 2 enseignements essentiels.

Premièrement, l’origine de l’homme, c’est Dieu. L’humain est la créature, et Dieu est son créateur. Ca peut sembler banal de dire ça dans une prédication. Mais c’est tellement central, tellement important. Tout en l’humain tire son origine de Dieu. Notre nature, notre existence, notre identité, notre corps physique, notre personnalité, notre genre sexuel également, homme ou femme, tout cela a été choisi, voulu, décidé et créé par Dieu et lui seul.

Nous sommes à une époque où les humains cherchent à se définir. Qui je suis ? Comment le savoir ? Qui le décide ? Comment faire pour m’accomplir moi-même ? C’est une question qui hante nos contemporains. Il y a d’ailleurs cette fameuse phrase, il me semble que c’est de Nietzsche, « devenez ce que vous êtes ». Je dis bien il me semble que c’est de Nietzsche, j’en suis pas sur. Pourtant j’ai cherché sur Google pour savoir qui en est l’auteur, j’ai tapé la phrase « devenez ce que vous êtes », et je suis tombé sur des pages entières de références à des livres de développement personnel, de philosophie, de pseudo-spiritualité, ou même d’articles sur la génétique. C’est un sujet extrêmement vendeur ! Parce que l’humain ressent jusqu’au fond de lui-même cette interrogation. Qui suis-je ?

Mais si l’humain se pose autant cette question, c’est tout simplement parce qu’il s’est coupé de celui qui en est la réponse. L’humain c’est coupé de celui qui l’a pensé, choisi et fabriqué dans les moindres détails. L’humain s’est coupé de celui qui est sa source, son concepteur, son créateur, son origine, et son but.

Oui, Dieu n’est pas que l’origine de l’humain, il est aussi notre but, celui vers qui nous devons tendre, celui vers qui tourner notre regard, nos pensées et notre être. Celui en qui se trouvent toutes les réponses, vu qu’il est l’origine de tout.

Si jamais vous étiez en recherche de votre identité profonde ce matin, et bien ce court passage vous apporte la réponse. Le sens de l’humanité autant que de chaque humain se trouve en Dieu et en lui seul. C’est le premier enseignement que nous tirons de ce passage.

Et j’en relèverais un deuxième, qui sera très important pour la suite de ce message. C’est que lorsque Dieu a créé l’humain, le texte nous dit « Dieu vit alors tout ce qu’il avait fait : c’était très bon ». Il ne pouvait donc pas y avoir en l’homme quelque chose que Dieu considérait comme mauvais. Bien sûr l’humain s’en chargera très bien tout seul par la suite, il va se couper de Dieu, se couper de la volonté de son créateur, vivre sa vie comme il l’entend et sombrer dans le mal. Mais dans ce que Dieu fait au départ, il n’y a rien de mauvais à ses yeux. Et ça sera très important pour la suite.

Puis nous avançons jusqu’au verset 7 du chapitre 2 de la Genèse.

Lecture Genèse 2.7, puis 21-23.

Nous avons ici un autre récit de la création de l’homme et de la femme. Et c’est un récit assez impersonnel. Il n’y a pas de nom propre. Ici en hébreu l’homme est appelé « adam », ce qui veut dire « terrien ». La terre en hébreu se dit « adama », « adam » c’est le « terrien ». On pourrait aussi parler d’ « humain », tout simplement. Dieu façonne le terrien, ou l’humain. Et il le façonne en deux genres sexuels : l’homme, qui se dit « ish » en hébreu, et la femme, qui se dit « ishsha ». Ish et son féminin ishsha, l’homme et son féminin la femme.

C’est un texte très impersonnel. Alors je l’ai dit je ne vais pas rentrer dans les modalités de création de l’être humain. Mais ce texte ne fait finalement qu’expliciter un peu et renforcer le passage de Genèse 1 qui nous disait « Dieu créa les humains à son image, il les créa à son image, homme et femme il les créa ».

Nous sommes donc toujours dans ces deux mêmes enseignements que tout en l’humain tire son origine de Dieu, et qu’aux yeux de Dieu l’humain était bon.

Mais ici l’accent est mis sur le fait que la différenciation sexuelle homme/femme est bonne pour Dieu.

C’est un enseignement précieux à notre époque où beaucoup cherchent à relativiser cette différenciation. L’homme et la femme sont différents, on n’a pas besoin d’essayer de lisser cette différence.

En revanche tout en étant différents ils sont présentés dans le texte de Genèse 2 comme étant des « côte à côte » selon le texte hébreu, égaux dans leur dignité, égaux dans leur importance, égaux dans leur humanité, complémentaires même, et pourtant différents dans leur être.

C’est même justement parce qu’ils sont différents qu’ils sont « côte à côte », et pas « vis-à-vis », ou « face à face », comme le serait l’image d’un miroir. L’homme et la femme en étant différents ne se reflètent pas l’un l’autre. Et c’est parce qu’ils sont différents qu’ils sont complémentaires.

Malheureusement notre monde cherche souvent soit à faire dominer l’un sur l’autre, soit à les placer en « face à face », en identiques. Homme et femme sont différents, mais égaux. Et certains cherchent à faire disparaître l’égalité, d’autres à faire oublier la différence.

Ce texte vient nous mettre l’accent sur ce sujet si souvent tordu dans l’histoire de l’humanité : l’homme et la femme sont différents, mais ils sont complémentaires et égaux. L’homme et la femme sont égaux, mais ils n’en restent pas moins différents.

Puis vient le récit de Genèse 3, la chute. On ne va pas lire ce texte, qui est assez long. Mais les humains décident de choisir eux-mêmes ce qui est bien ou mal pour eux, sans tenir compte de la volonté de leur créateur. Et comme ce que Dieu veut est le Bien, ce qu’il ne veut pas est le Mal. L’humain se coupe de Dieu, il s’enfonce dans le mal.

Et dans ce texte, Dieu s’emble s’adresser à un homme et à une femme, mais ça reste toujours assez impersonnel, il n’y a pas de nom propre, ces humains n’ont pas de prénoms. Les premiers prénoms apparaissent à la fin de ce récit de la chute où la femme est appelée Eve, et où elle a deux enfants, Caïn et Abel.

Et en Genèse 3 verset 20, nous lisons ceci.

Lecture Genèse 3.20

Jusque là, le texte était très impersonnel, puis tout à coup on semble venir dire que cette femme jusque là sans nom serait bien une personne, avec un nom, et qu’elle serait la mère de tous les vivants. Une question se pose alors : cette personne, Eve, est-elle la mère biologique de tous les vivants ? Ou la mère spirituelle ? Pareil pour Adam, est-il le père biologique de toute l’humanité ? Ou le père spirituel ?

Oui la question se pose, parce que dans la Bible les deux réalités existent. La Bible nous raconte la vie d’être humains et de leur descendance biologique. Elle nous donne des listes de généalogies. Elle nous parle de familles historiques, biologiques.

Mais la Bible nous parle également de famille spirituelle. Comme Dieu, que nous appelons « Notre Père » sans qu’il soit notre père biologique. Où l’Église, qui est appelée une « famille » constituée de « frères et de sœurs ». Ce Père, cette famille, ces frères et ces sœurs n’ont aucun lien biologique. Ils le sont spirituellement.

Alors Adam et Eve sont-ils les parents biologiques ou spirituels de toute l’humanité ?

Et avant même de continuer le texte, nous avons déjà un indice. Si jamais Eve est la mère biologique de toute l’humanité, cela veut dire que ses enfants devraient se reproduire entre eux pour que l’humanité perdure. Il faudrait qu’il y ait inceste. Or, l’enseignement de Dieu concernant l’inceste est sans appel dans la Bible. Il est sans appel et même très précis pour éviter tout doute éthique. Voici par exemple les prescriptions très précises de Dieu à ce sujet en Lévitique 18 à partir du verset 6.

Lecture Lévitique 18.6-17, puis 26.

Dieu reste très clair et très précis sur l’inceste, c’est une infamie, une abomination pour Dieu.

Mais souvenez-vous, Dieu a créé l’homme et la femme, et il a dit que cela était très bon. Et j’avais dit que ça serait très important pour la suite.

Si l’humanité était bonne aux yeux de Dieu, cela veut dire que pour que l’humanité se multiplie, elle n’avait pas besoin de commettre ce que Dieu considère comme abominable. L’humanité n’avait pas besoin de l’inceste. Sinon Dieu n’aurait pas pu qualifier l’humain de « très bon ».

Cet indice-là nous amène déjà logiquement à penser qu’Adam et Eve ne peuvent pas être les seuls premiers humains. Ils ne peuvent pas être les parents biologiques de toute l’humanité. Et si nous avons vu juste, si c’est le cas, ça devrait se voir dans la suite du récit.

Nous avons en Genèse 4 le récit des enfants d’Adam et Eve, les deux frères tristement célèbres Abel et Caïn. Vous connaissez cette histoire, Caïn tue son frère, puis il est chassé par Dieu, il par vivre en vagabond. Et voici ce que nous au chapitre 4 les versets 16 et 17.

Lecture Genèse 4.16-17.

La Bible ne nous parlait que de la naissance d’Abel et Caïn, et pourtant quand Caïn par dans une autre région, il y prend une femme.

De même juste avant que Caïn ne soit chassé par Dieu, au chapitre 4 verset 14, Caïn se plaint à Dieu en disant.

Lecture Genèse 4.14.

Alors même que la Bible ne nous a parlé que de la naissance de Caïn et Abel, Caïn sait qu’il existe d’autres humains qui pourraient lui vouloir du mal.

Le texte biblique n’essaie visiblement pas de nous raconter qu’Adam et Eve sont les parents biologiques de toute l’humanité. Ce n’est même pas suggéré. Ca expliquerait pourquoi le récit de la chute est impersonnel, et que les premières personnes, les premiers prénoms ne surviennent qu’après la chute.

En revanche, la Bible parle d’Adam et d’Eve comme des parents spirituels de l’humanité, ceux par qui le mal est entré chez l’être humain.

Tout cela pour nous amener à quoi ? Et bien tout simplement au fait que la transmission du mal dans toute l’humanité au travers de l’histoire, cette transmission n’a rien de génétique. Il n’existe pas un gène du mal que les parents transmettraient à leurs enfants depuis Adam et Eve. Mais le mal, le péché, c’est une question avant tout spirituelle. Le mal n’affecte pas avant tout le biologique, mais il vient rompre notre relation à Dieu, qui est à la fois la source de notre vie spirituelle et l’origine de notre vie biologique.

Et une fois créée cette rupture spirituelle entre l’humain et Dieu, cela vient alors affecter également notre corps : la maladie, la vieillesse, et au final la mort.

Adam est le père spirituel de l’humanité. Et à sa suite, l’humanité s’est égarée loin de son créateur.

Mais heureusement pour nous, ça ne s’arrête pas là. Parce que c’est exactement de la même manière que le Christ devient pour nous un nouvel Adam, un nouveau Père spirituel. Et si nous acceptons de rejeter notre héritage spirituel en Adam. Si nous acceptons de venir dépendre de l’héritage spirituel du Christ, alors celui-ci nous ramène dans la justice de Dieu et dans son amour. Il nous pardonne ce mal qui nous collait à la peau. Il nous redonne accès à cette relation directe avec Dieu qui est pour nous la seule source de vie éternelle.

Adam n’était pas notre père biologique. Le Christ n’est pas non plus notre père biologique. Mais avec Adam et Christ, Dieu nous pose un choix. On dit souvent qu’on ne choisit pas sa famille. Et bien là si ! Avec Adam et Christ, nous avons l’occasion de choisir notre ascendance, de choisir notre père spirituel, de choisir notre héritage !

L’un nous fait vivre loin de Dieu, loin de sa volonté pour nous, loin de sa vie, et son héritage c’est la mort autant biologique que spirituelle.

L’autre efface nos fautes, il pardonne nos péchés, il nous ramène vers Dieu, et son héritage c’est la vie jusque dans l’éternité. Vie éternelle au niveau spirituel. Mais aussi vie éternelle au niveau biologique, car Dieu nous promet de nous donner à la fin des temps un nouveau corps de résurrection, un corps qu’il pourra à nouveau qualifier de « très bon », un corps qui vivra, pour toujours, sans le mal, auprès de son créateur.

Peu importe les fautes de nos ancêtres, de nos parents ou de nos proches. Recevons maintenant cet appel pour NOUS. Cet appel que Dieu nous adresse notamment en Deutéronome chapitre 30 :

« Regarde, j’ai placé aujourd’hui devant toi la vie et le bonheur, la mort et le malheur.

Ce que je t’ordonne aujourd’hui, c’est d’aimer le SEIGNEUR, ton Dieu, de suivre ses voies et d’observer ses commandements, ses prescriptions et ses règles, afin que tu vives et que tu te multiplies, et que le SEIGNEUR, ton Dieu, te bénisse.

Mais si ton cœur se détourne, si tu n’écoutes pas et si tu te laisses entraîner à te prosterner devant d’autres dieux et à les servir, je vous le dis aujourd’hui, vous disparaîtrez ; vous ne prolongerez pas vos jours.

J’en prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta descendance, en aimant le SEIGNEUR, ton Dieu, en l’écoutant et en t’attachant à lui : c’est lui qui est ta vie et la longueur de tes jours. »

Que cet appel de Dieu puisse résonner tout à nouveau dans nos cœurs et que le bon choix devienne le notre. Amen.

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